Et, dans le manuscrit. — 4. Sic, pour ses
pas la vue du Roi, ou même du ministre qui l'y a porté, de s'attirer une si grande guerre et autant d'ennemis à la fois sur les bras. Il crut ou se flatta^, quoique mal à propos, comme il a paru, qu'on en seroit quitte à meilleur marché ; que la proposition portée par le manifeste publié en même temps du siège de Philipsbourg, savoir : avec les offres d'évacuer la place et de la remettre à l'évêque de Spire après l'avoir prise et démolie, et de rendre Fribourg à l'Empereur, place de son ancien patrimoine, trouveroit d'autant plus de lieu auprès du Conseil de Vienne que la guerre contre le Turc n'étoit pas finie ; qu'ainsi l'Empereur trouveroit plus d'avantage à la continuer et à achever les conquêtes qu'il lui restoit encore à faire, qu'à hasarder de perdre celles qu'il avoit déjà faites en tournant ses armes contre la France pour des intérêts plus éloignés, plus incertains à l'égard du succès, et au fond moins de sa convénience ; que , par ce moyen, on pourroit porter les choses à convertir la trêve ^ en paix avec l'Empire, et après quoi on auroit les mains libres à veiller aux affaires d'Angleterre, à la conduite à cet égard des Hollandois et du prince d'Orange , et dont le roi Jacques, en ce temps-là (je veux dire du dessein formé du siège de Philipsbourg) , faisoit espérer une meilleure issue ; qu'en tout cas, et que le transport se fît sur les côtes d'Angleterre des forces que les Hollandois et le prince d'Orange sembloient préparer à ce sujet, il ne pourroit servir qu'à y faire consumer les principales forces maritimes et les meilleures troupes