‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 317 sur 360 · Ce mariage se fit le 25 mars · texte numérisé non relu

Ce mariage se fit le 25 mars

l'engager, s'ils peuvent, en des mesures préjudiciables aux intérêts des alliés et surtout à ceux de Son Altesse Électorale. En ce cas-là, je suis fort persuadé que la cour de Pologne en seroit la dupe, ne voyant encore aucune apparence que celle de France, qui n'a pas cru jusques ici le marquis d'Arquien, père de la Reine, d'assez bonne maison pour en faire un duc et pair de France, malgré toutes les vives et pressantes sollicitations du roi et de la reine de Pologne, voulût faire épouser sa petite-fille au Dauphin, et qu'ainsi, de la fille d'un roi électif et d'une reine qui n'ont autre avantage de naissance, l'un que d'être né gentilhomme polonois, et l'autre demoiselle françoise, on en voulût faire une reine future de France, et qui y auroit autant de parents et de parentes dans le royaume d'une condition privée, ordinaire et bien éloignée du trône. En sorte qu'il n'y auroit, à mon avis, que le seul cas d'une grande révolution qui arrivât, et d'une nécessité bien pressante des affaires de France, qui pût porter cette cour-là à passer par-dessus toutes les considérations susdites pour faire épouser la princesse de Pologne au Dauphin : à quoi se pourroit^ alors joindre celles que, le Dauphin ayant déjà trois jeunes princes, et les prétendus héritiers à la couronne , il y auroit d'autant moins d'apparence que les enfants qui viendroient à naître d'un mariage du Dauphin avec la princesse de Pologne y pussent avoir part, et qu'ainsi la dignité de la couronne se trouveroit moins intéressée ou ravilie par ce mariage, outre l'exemple qu'on ne manqueroit pas de faire valoir en pareil cas, savoir •

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