‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 318 sur 360 · Sic, au singulier · texte numérisé non relu

Sic, au singulier

du mariage du dauphin de France Henri II avec Catherine de Médicis, qui tiroit son plus grand lustre d'être nièce du pape Clément VII, et d'ailleurs n'avoit autre avantage de naissance que d'être fille d'une maison noble et marchande (suivant la coutume du lieu) de la ville de Florence, et laquelle maison n'étoit pas encore alors en droit ou en possession de la souveraineté de sa patrie. D'ailleurs, comme il y a eu encore depuis une autre reine de France de la même maison de Médicis, la grand' mère du roi régnant, et qu'elle s'est fort illustrée en titres, en dignité^ en pouvoir et en mariages avec les maisons d'Autriche, de France, de Bavière et de Lorraine, il y a lieu aussi de croire que la princesse de Toscane qui est à marier^, qu'on dit être belle, bien faite, et qui est déjà de la maison de France du côté de la Grande-Duchesse sa mère, ne manquera pas d'être mise sur les rangs et d'être même des plus considérées pour en faire une Dauphine. Il n'y a peut-être que l'infante de Portugal^ qui pourra y apporter du contre-poids, et en qui, outre les avantages de la naissance, de la beauté et de l'esprit, suivant les bruits publics, se rencontrent encore ceux d'être seule héritière de tous les effets de la feue reine sa mère, et d'ailleurs d'avoir son droit incontestable à la succession à la couronne et aux États du Portugal, en cas que l'infant né du second mariage du roi son père vînt à mourir ou n'eût point d'autres frères mâles après lui et qui lui survécussent, outre

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