‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 350 sur 360 · Desconvenir · texte numérisé non relu

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gouvernement, et la conserva jusqu'à la mort, arrivée dans l'année 'I66'l. Ce fut aussi depuis ce temps-là que le Roi commença de régner par lui-même, après avoir régné jusque-là parle Cardinal. Aussi, quoique le changement que S. M. apporta dans les affaires des finances par la disgrâce et l'emprisonnement de M. Foucquet, qui en disposoit en maître plutôt qu'en surintendant, fût une suite des conseils que ce même Cardinal donna au Roi avant sa mort, la conduite cependant que le Roi y apporta surprit la France et le public par la profonde dissimulation qu'il y fit paroître et par les biais dont il s'y prit, et qui fit tomber dans le piège un ministre d'ailleurs habile, lorsqu'il se croyoit au comble de sa faveur, et qui avoit eu soin de se faire autant de créatures et de pensionnaires qu'il y avoit presque des courtisans considérables et des principaux officiers de la couronne. On voit par là, etc. »

Page 3, dernière phrase. Le texte de Dohm porte : « Aussi ne parut-il pas avoir des ministres que pour s'en servir suivant leur portée et le besoin des affaires, sans les en rendre les artisans et les maîtres, et des favoris et des maîtresses que pour, etc. »

Page 4, lignes 3-4, bouillant, au lieu de brillant; ligne 5, véritable, au lieu de grand; ligne 12, les mots et nation sont supprimés; ligne 14, il écrit bien et juste.

Page 40. Dans le texte de Dohm, le portrait du Dauphin, sous ce titre : Famille royale, est précédé de ces quatre lignes : « La considération de la famille royale ne peut que suivre celle du Roi, et, là-dessus, que donner lieu à réfléchir premièrement sur le Dauphin, son fils unique et l'héritier de cette monarchie. »

Même article, ligne 2, au lieu à^au-dessous de la médiocre, il y a au-dessus, et en effet Monseigneur était « plutôt grand que petit », (Saint-Simon, tome VIII, p. 261.)

Page 45. Nos lignes 3-8 : «qui, après.... de préjugé », manquent dans le texte de Dohm.

Page 55, ligne 3 en remontant. Le texte de Dohm contient, de plus que le nôtre, cette fin de l'article de la Dauphine, et ce portrait des Enfants de France :

« (si le mauvais état de sa santé n'abrège ses jours),

et qui d'ailleurs se trouve et l'épouse et la mère des héritiers de la couronne, outre que, sans parler de la circonstance sur-mentionnée de mon envoi en France, pour l'emploi que j'y commençai

immédiatement après son arrivée, et qui, durant un séjour de neuf années, n'a que me fourni assez d'occasion * de m'éclaircir au juste de ce qui la regarde, j'ose bien dire ici qu'elle y a encore donné lieu par les accès obligeants et même distingués que nous avons eu le bonheur de trouver auprès d'elle toutes les fois que nous avons eu celui de nous présenter, et avec des marques visibles, et qui étoient même assez connues à la cour de France, d'une bonté particulière dont elle nous honoroit : ce qui étoit d'autant plus agréable qu'on la voyoit d'ailleurs réservée dans les manières de son procédé, et à n'être nullement prodigue d'un accueil et d'un entretien aussi obligeant, mais ce qui, après tout, ne m'a pas ébloui ni préoccupé pour en faire ici un portrait flatteur, et pour ne rien dire dans cette relation que je ne croie ou sache même très véritable, et qui ne soit aussi entièrement conforme aux justes idées qu'on en peut avoir. A quoi j'ajouterai seulement celle qu'on put prendre de son bon naturel, et que je ne dois passer ici : je veux dire les larmes qu'elle versa en présence de la cour, [au récit] que le Roi même lui fit des circonstances d'une mort aussi héroïque et aussi chrétienne que celle de feu S. A. É. de glorieuse mémoire, et particulièrement des derniers adieux qu'il fît, à Postdam, la veille de sa mort, à son sérénissime successeur, à sa famille et à son Conseil. Gela s'étoit bien répandu à ,1a cour de France et m'avoit été redit, savoir : de la manière que cette princesse s'étoit trouvée sensible à ce récit, mais de plus me fut confirmé obligeamment par elle-même au sujet de la notification que je lui faisois de cette mort de Sadite A. É., et ensuite de ce qu'il lui plut de m'y répondre dans l'audience publique que j'en prenois. C'est où, après avoir satisfait aux formalités ordinaires de la réception et à ses réparties toujours justes, sensées et honnêtes, elle se leva de son siège comme je me retirois, et, en s'avançant vers moi, voulut elle-même m'apprendre, et le dire tout haut au milieu d'une grande assemblée, savoir : les larmes que lui avoit causées le récit susdit que le Roi lui avoit fait des circonstances de la mort et des derniers adieux de M. l'Électeur. On en put même assez recueillir, aussi bien que de ce que dessus, qu'elle a un bon et un grand cœur, une âme droite et sensible, des sentiments nobles et généreux, qu'elle en a conservé de fort obligeants, et même de tendres, pour sa patrie, pour sa maison, pour les électeurs ses frères en particulier. C'est aussi par ces sentiments

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