‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 74 sur 360 · DE LA DUCHESSE DE BOURBON · texte numérisé non relu

DE LA DUCHESSE DE BOURBON

Ce qui n'a pas empêché que, eu égard à son rang et à sa naissance, le Roi n'ait été bien aise de lui faire épouser sa fille aînée de lui et de Mme de Montespan, qu'on appeloit Mademoiselle de Nantes, et d'en obtenir le plein agrément du feu prince de Condé et de celui d'aujourd'hui, père du duc de Bourbon susdit. Aussi ce mariage s'en célébra à Versailles, du vivant encore du premier, dans l'année 1 686 ^ , quoique l'époux n'eût encore que dix-sept ans et la jeune épouse treize. Pour celle-ci, elle n'avoit pas laissé de briller déjà dans la cour de France et d'y paroître fort aimable pour son air vif et ouvert, des manières libres et aisées, une^ humeur enjouée et qui aime la joie et les plaisirs^, un port noble et dégagé et une grâce merveilleuse à la danse : ce qui, malgré sa

i. En 1685, et non en 1686.

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