‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 78 sur 360 · En 1685, et non · texte numérisé non relu

En 1685, et non

tions fort nobles et bienfaisantes, et d'une humeur douce et engageante, qui charme les personnes qu'elle aime et avec qui elle s'entretient. On la destinoit en premier lieu, et par les^ mêmes destinées dont je viens de parler du prince son époux, au roi de Portugal, dès la mort de la reine sa femme, et on en fit même ouverture à l'envoyé de ce roi qui vint de sa part en France notifier la mort de cette reine, outre l'ordre conforme qui en fut donné au ministre de France en Portugal; cependant cette affaire n'eut point de suite. Après quoi, le bruit de la cour la destinoit au prince de Pologne, mais sous la condition d'en être un jour la reine, et ainsi que ce prince fût auparavant assuré de la succession à la couronne : ce qui n'ayant pas trouvé les sûretés ni les dispositions requises du côté de la cour polonoise, ou par autre raison, fit qu'on changea aussi de vue pour cette princesse, et qu'on lui donna pour époux, en 1688, le prince de Conti, son cousin germain, et pour lequel elle témoigne toute l'affection d'une femme sage, vertueuse, et qui aime véritablement son mari.

Je ne parle pas ici d'une jeune sœur qu'elle a, née en 1675, qui n'a guère paru à la cour jusques ici, et dont aussi il n'y a rien à dire sinon qu'elle tient de même et tiendra le rang de princesse du sang de France ^.

i . Le manuscrit porte : « la mêmes destinées. » 2. Cette princesse, surnommée Mademoiselle de Gondé, mourut sans alliance en 1700. Il existait en outre deux autres sœurs, qui devinrent : l'une, dès 1692, la duchesse du Maine; et l'autre, beaucoup plus tard, la duchesse de Vendôme-

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