‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 84 sur 360 · Corrigé mal à propos, par Spanheim lui-même, en ayent · texte numérisé non relu

Corrigé mal à propos, par Spanheim lui-même, en ayent

l'y portoit, que par devoir ou par bienséance : en sorte qu'il fit bientôt un grand progrès, et assez rare pour un seigneur de son rang, dans toutes les connoissances des belles-lettres, de l'histoire, de l'antiquité et des mathématiques. D'ailleurs, il n'est pas mal partagé non plus du côté des établissements et de la fortune, comme on parle, puisque, outre le rang qu'il tient à la cour immédiatement après les princes du sang et le titre d'Altesse que les courtisans lui donnent, il est revêtu de deux importantes charges, et dont il tire de gros appointements : l'une est celle de colonel général des Suisses et Grisons, que le Roi lui donna presque dès son bas âge ; l'autre est le meilleur gouvernement de France, qui est celui de la province du Languedoc, que le Roi lui conféra en 1682, dès la mort du duc de Verneuil, fils naturel de Henri IV, et en lui donnant pour commandant, ou gouverneur-Heutenant et sous lui durant sa minorité, le duc de Noailles, le premier des quatre capitaines des gardes de Sa Majesté : à quoi il faut ajouter la souveraineté de la principauté de Dombes que Mlle de Montpensier lui a cédée, et dont elle ne s'est gardé que l'usufruit sa vie durant, et qui fut une des conditions avec quoi, comme il a été dit ci-dessus S elle racheta la liberté du comte de Lauzun : à quoi on doit ajouter que Mme de Maintenon, en reconnoissance de ce qu'elle devoit au poste qu'elle avoit eu de gouvernante desdits enfants du Roi et de Mme de Montespan^, a pris à tâche de contribuer aux grands établissements susdits de ce duc son élève, et de s'en attirer tout le gré.

1, Ci-dessus, pp. 34 et 73.

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