Ci-dessus, p
Le comte de Toulouse, frère du duc du Maine et autre fils du Roi et de Mme de Montespan , en sa dixième année fut revêtu déjà de l'importante charge de grand amiral de France, que le Roi lui donna dès la mort touchée ci-dessus du duc de Vermandois, fils de Sa Majesté et de la duchesse de la Vallière. Ce jeune comte de Toulouse a encore eu le gouvernement de la province de Guyenne , pour en confier le soin durant sa minorité au maréchal de Lorge : par où on voit, pour le dire en passant, l'intention et les maximes du gouvernement présent, de remettre les plus importantes charges de la couronne et la conduite des provinces les plus considérables et les plus éloignées de la cour entre les mains des enfants du Roi, tant pour leur donner par là des établissements capables de soutenir le haut rang où ils sont élevés, que pour avoir lesdits emplois en des mains d'autant plus sûres et d'une confiance entière. Au reste, ce jeune prince de Toulouse est d'une extrême beauté, et qui promet beaucoup pour son âge.
Il avoit un frère avant lui et après le duc du Maine, nommé de son vivant le duc de Vexin, mais qui mourut en janvier 1683.
A l'égard des filles du Roi et de Mme de Montespan, outre la duchesse de Bourbon, appelée auparavant Mlle de Nantes, et dont il a été parlé, il y a encore en vie Mlle de Blois, sa sœur, et qui ne manque pas d'agrément du visage et de taille*.
1. Nous avons déjà dit qu'elle épousa le duc de Chartres au commencement de 1692.
PAR ÉZÉCHIEL SPAPOIEIM. 105