‹ Relation de la cour de France en 1690Chapitre 88 sur 360 · Ci-dessus, p · texte numérisé non relu

Ci-dessus, p

potentiaire de France aux traités de Munster, et mourut en 1663. Il n'eut qu'une tille de sa première femme, mariée au feu duc de Nemours, et deux fils de la seconde, sœur du feu prince de Gondé, dont le cadet, connu sous le nom de comte de Saint-Pol, d'un rare mérite et d'une valeur extrême pour son âge, fut tué au fameux passage du Rhin en 1 6721 , et dans le temps, comme il a été remarqué ci-dessus \ qu'on travailloit sous main, du côté de la France, à le faire élire roi de Pologne en place du roi Michel. Ce même comte de Saint-Pol, et qui portoit déjà le nom de duc de Longue ville, depuis la vie religieuse que son aîné avoit embrassée, a laissé un fils naturel de lui et de la maréchale de la Ferté, né durant la vie du maréchal son mari, mais qui, par ses infirmités, n'avoit plus aucun commerce depuis assez longtemps avec sa femme : en sorte que l'aventure fut assez extraordinaire, de voir que le fils dudit duc de Longue ville et de cette maréchale, et du vivant de son mari, n'a pas laissé d'être reconnu et légitimé en Parlement sous le nom de chevaHer de Longue ville. Le frère aîné du défunt, étant d'un esprit imbécile, avoit pris la résolution de se retirer entièrement du monde et d'embrasser la vie religieuse, ce qu'il fit aussi dans l'an 1 669 , qu'il se retira parmi les Pères de l'Oratoire^, en prit l'habit quelque temps après, et l'ordre de prêtrise : en sorte que, par la mort depuis survenue de son frère cadet sans enfants légitimes,

Page 1