Juillet-septembre
et par où il a su s'insinuer dans les bonnes grâces de Sa Majesté et y tenir un des premiers rangs. Il fait d'ailleurs une belle dépense, tenant toujours bonne table en cour, et ses appartements également ouverts au jeu et à la bonne chère et à la conversation des courtisans et dames : à quoi contribuent beaucoup la conduite, le bon accueil et les agréments de la princesse sa femme, sœur du duc de Villeroy d'aujourd'hui, et dont il a des enfants des deux sexes : trois fils, dont l'aîné, comte de Brionne, est déjà reçu à survivance de la charge de grand écuyer de France, et deux filles déjà mariées, l'une en Portugal, au duc de Gadaval, premier seigneur de ce royaume, l'autre au prince de Valentinois, fils du prince de Monaco, génois et de la maison Grimaldi. Cette dernière, dès son enfance, brilloit déjà dans les divertissements de la cour par une grâce et une adresse à la danse audessus de son âge, et qui se trouve accompagnée de tous les agréments d'une belle et jeune personne.
Ledit comte d'Armagnac a d'ailleurs trois frères : le chevalier de Lorraine , l'abbé d'Harcourt et le comte de Marsan , qui jouissent encore des prérogatives des princes étrangers, outre un quatrième qui est mort et qu'on appeloit le chevaher d'Harcourt.
A l'égard du chevalier de Lorraine, il en a été parlé ci-dessus dans l'article de Monsieur*, et d'où on peut déjà assez recueillir son caractère, les établissements et les considérations qu'il tire de la faveur et du pouvoir absolu avec lequel il gouverne la maison dudit frère unique du Roi. Sa conduite peu régulière, pour ne dire