LE SOVCY AU SOLEIL
MADRIGAL
voT que ta sois poamea dVn éclat nompareil , ^Ce n'est pas de ton fea que ie suis embellie ;
Si ie suis la fleur du soleil , C'est du soleil qui luit dans les yeux de Ivlie.
De m. Colletet.
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LE SOVCY.
MADRIGAL
mm.
> ADis les rigueurs du soleil [Me coutéreut la vie; I l'attens vn accident pareil ' A cause que i*ay même enuie; Mais il mjmporte peu qu'elle me soit rauie, Puis*que même après le trépas le sçay l'art de suiure ses pas.
De M. DE Souder Y.
-^'^SJ^ LXVII 5^^©^^
LE SOVCY,
sous LE NOM DE CLYTIE.
MADRIGAL
^ORTELS, qu'on ne m'accuse pas ;D'estre jnfidéle ni volage.
Bien qu vn miracle de cet âge 'Ait pris mon ame en ses appas;
le puis sans crime et sans fblie
Chérir cet objet nompareil;
Aymer Apollon ou Iylie ,
C'est toujours aymer le soleil.
De M. DE Malleyille.
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LE SOVCY,
sous LE NOM DE CLYTIE.
MADRIGAL
>E sais et l'amaDte et Fimage
[De l'astre étiucellant qui règne dans
les cieuz, 'Et ie puis sans orgueil prétendre Tauantage De parer son front glorieux; Mes rivalles ont eu l'audace.
Dans leur plus superbe appareil , De t'oser demander ma place ; Mais , jncomparable soleil , Plus digne de mes vœux que celuy qu'on adore.
Nulle dans l'empire de Flore Ne me peut disputer^cet honneur sans pareil, le n'exalte point ma naissance.
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le ne vante point mes appas; Pour conceuoir cette espérance, l'ay ce que ]es autres n*ont pas :
De rayons ëclattans ie suis enuironnée;
Telle est ma destinée , Que tu ne peux qu'à moy cette gloire donner : Qui pourroit qmVn soleil vn soleil couronner?
De m. d Andilly le fils.