INFANTERIE
1^" Réginaal^Golontil Matachowski • . 1,612 hommes.
2» id. id. Stanislas Poloçki. . . . *. 1,742.
3*^ id, ïàl Zoiiowski 1,927.
fir idl id«. Sierawski 1,346.
8« id. id. Godebski 1,500.
1> itf. id'. Welssenhoft 1,t02.
Total. . . . 9,259 homme»
CAVALERIE
l*'RégimiB^ftj!iaifSCurflf, colond Przebendowski 2^ id. lanciers, id. Tyszkewicz. .
id., id. Lonczynski. .
chasseurs, îd. Turno
fànciersy id. DziewaDOWski
Total.
ARTl£I.lîRIE.
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7301 efaevaui^.
7tB0.
. 3,504 clievauv
3 comp« d*arliU. à pied, servant chacune 6 pièces. 18 p. 600 h. î irf. id. achevai, id. 9 9 »
Traiiirei andiuIaDces « lOQ h»
Totaux. . . 27 p. 700 h,
TR<!)UPESf SAXONNES.
Jnfahlterîei i bâlaiïlons». \ * . 1,619 ho.mnes.
€avateiucâ»i.2 escadrons dhussards. . • . 178. Artillecie, servaut 12 pièces 358.
Total. . . . 2^155 hommes.
I/âttoée active sie composait done de 15,518 îiomirie&, et de 39^ pièces de canons. Le^ garnison Se»- places étaient iïïcoihplète^.
I) y av^it à Varsovie. . . - 1>599 hommes.
a-Praga * • • 9^9*
ïSifetwîK • . Mlf^
^ CzenstocHowa. . ^
lâO CAMPAGNE DE 1809
à Modlin 1/265.
à Thorn 1,594. *
Ces garnisons étaient formées des 3' bataillons des régiments stationnés dans le duché, et de plu sieurs dépôts des régiments qui étaient en Espagne, avec 8 compagnies d'artillerie à pied , et quelques troupes du génie.
Il y avait en outre, dans les dépôts de cavalerie qui étaient cantonnés dans les environs de Varsovie, 1,812 hommes et 1,141 chevaux.
Après avoir donné une notice exacte de la force des deux partis adverses, nous donnerons une description topographique du pays qui allait devenir le théâtre delà guerre, afin que Ton puisse mieux comprendre et juger les opérations des deux armées belligérantes.
Le théâtre de la guerre était borné au midj par les Karpates; à l'occident et au nord, par la frontière de Prusse, et, à l'orient, par celle de l'empire russe. Cette vaste étendue de pays est traversée par la Vistule , qui coule d'abord vers l'orient, se détourne ensuite vers le nord et incline enfin à l'occident, en se dirigeant vers la frontière de Prusse. La longueur du cours de ce fleuve est de 144 milles; l'élévation de sa source, au-dessus, du niveau de la Baltique, de 125toise!s(243m. 75 c); sa largeur moyenne de 250 toises (487 m. 50 c).
* Les Iroisièmes baUilioqs, des 10* et iU régiments, qui se trouvaient à Danlzig, .virent peu après rei;i.iiprçer la garnison de Thorn , ce qui la porta 9 9«621 ^oa^iiies^
BN POI1O6NB. lâl
n est navigable depuis Fembouchure de la Przemsza. Dans cet espace et jusqu'à son embouchure dans la Baltique, son lit est de 10 à 20 pieds (de 3 m. 25 c. à 6 m. 50 c.) de profondeur. La Vistule coule généralement à travers un pays boisé. Les environs de Krakovie, de l'embouchure du Wieprz, etdePlotsk sont seuls découverts. Il ne se trouve point de montagnes sur les rives de la Vistule; mais seulement de simples collines. Depuis sa source jusqu'à MniszeWjla rive droite du fleuve est plus élevée; depuis ce point jusqu'à Bielany , c'est la rive gauche.. La Vistule entre ensuite dans un pays de plaines .Depuis Plotsk jusqu'à la frontière de Prusse, c'est la rive droite du fleuve qui domine.
La Vistule reçoit de nombreux affluents : 120 ruisseaux ou rivières lui portent le tribut de leurs eaux ; les principaux, sur la rive droite, sont : la Raba , le Dunaiec et la Wisloka, qui se précipitent des Karpates et se convertissent en torrents à l'époque de la fonte des neiges. Elles inondent alors les contrées voisines. Plus loin , la Vistule reçoit les eaux du San , du Wieprz et de la Narew. Ces trois rivières sont navigables. La dernière est la plus considérable des trois. Depuis son entrée dans le duché jusqu'au confluent du Bug, la Narew coule à travers un pays plat et marécageux.
Les affluents de la rive gauche de la Vistule soîit la Przemsza, la Nida, la Kamionna et la Radomka, rivières peu considérables, qui ne sont flottables que vers leur embouchure, et dont aucune n'était
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alors ûavigable ; et, plus batf , vient la Pifeçâ^ , qui est plus forte que les précédentes ; elle est navigable depuis Przedborz , et coule à travers un pays très boisé , plat et sablonneux ; et la Bzura qui traverse d'abord un pays marécageux , ce qui i^eiid ses bords inaccessibles ; elle coule ensuite par une contrée fertile coupée de collines et toi!ïlbe dans la Vistulè vis-à-vis de Wyszogrod. Plus Ibiii ^e trouvent la Skwa et la Braa, qui sont tout à fait Secondaires ; et enfin le Notetz , qui , bien qu^il coule vers l'occident , ^st réuni à la VistuTé par le canal de Bromberg, et forme uiié barrière d'autant plus importante du côté de la Prusse, que ses bords sont marécageux. Il est navigable dfepuis Bromberg jusqu'à son emliouchurè daiis la Warta.
Outre la Vistule, qui forme pour ainsi dire avec ses affluents un réseau au milieu de la Grande et de la Petite Pologne , il se trouve dans le midi un fleuve considérable , le Dniester , qui prend sa source dans les Karpates , traverse la Galioie, séparé la Podolie de la Bessarabie , et se jette dans la Mer-Noire à Akerman. Son cours est de 6âi milles d'' étendue; il est navigable a lÔ milles de sa source jusqu'au confluent du Styr ; ses bords sont très escarpés. Son lit s'élargit ensuite et coule à travers un pays- hérissé de rocbers daSO à 60 toises (de 97 m. È6 c. à 11'7 m.) de hauteur. Enfin , délivre de ees entraves ,. ce fieuve «'étend à partir de la frontière de Galicie , et ^
lafgétfr môyenûe jttsqtr'à «on embouchure est de iW tôîsés (ilZ m.).
A Foccident , couïe la Warta , rivière considerâMé, dont le cours a 104 milles de longueur depuis le petit bourg du même nom*. Elle est navigable jusqu'à son embouchure dans FOder, et a, depuis ce point, de 40 à 100 toises (de 78 m\ à 195 tn.y de Jargeur. Ses riyes sont en grande partie sabloûneuseS et toisées. Ses affluents principaux sont rObra et ïe Notetz.
lï n'y â, dans cette fmrtie de la Pologne, d'atrtrés ctaines de niôntagnes que celles des Karpates , qui sépiarent la Hongrie de Ce pays. Elles sont moini hautes que les Alpes et ïes Pyrénées \ leur plu^ graiidé élévation est de 9^,^00 pieds (302â^ m. 50 c.) au-dessus du niveau de la mer. Cependant elles forment une barrière imposante que Fon ne peut franchir que par cinq défilés, dont trois seulement, ceux de Jablonka, de Dukla et de Jakubowo, Sont munis dé bonnes routes ; les deux autres ne sont traversés q^e par des chemins vicinaux fort difficiles* Tous ces défilés étaient faciles à défendre, maiY aucun retranchement n'y était pratiqué. Les contreforts du nord des Karpates s'étendent le long de la vieille Galîcïe parallèlement à la Vistule, et une' de leurs branches dépasse ce fleuve et coupé le palatinàt de Sandomir. Cette branche porté lé nom de MoiM^gne deSte.-Croixetne compte que parmi celles du 3" ordre. E le est fort Boisée, surtout du côté du nord. Ce pays est éminen^-
m^it favorable à la guerre de partisans. La surface de la Grande et de la Petite Pologne est aux deux tiers couverte de bois : ceux du paktinat de Sandomir et de la rive droite de la Narew, nommés forêt de Prasnysz, sont les plus touffus et les plus étendus.
Dix grandes routes se dirigent de Varsovie sur
différentes directions, dont trois du côté du midi.
La première, celle de Varsovie à Léopol, suit la rive droite de la Vistule à travers un pays en grande partie marécageux et boisé, qui est regardé comme un pays de chicane , à cause des nombreux courants d'eau qui le sillonnent. Cette route, traverse le Wierprz à Koçk et se dirige, en passant sous le canon de la place de Zamosç , par le palatinat de Lublin jusqu'à Léopol, pays fertile et accidenté, beaucoup moins boisé que le précédent. La seconde route se dirige sur Pulawy par la rive gauche de la Vistule , à travers un pays à demi boisé et à demi découvert ; elle franchit la Piliça à Mniszew , passe de là par une contrée fortement boisée, et franchit la Vistule à Pulawy même. Là, elle se divise en deux branches : l'une court vers Lublin à travers un pays de collines et l'autre sur Sandomir en passant d'abord par des bois , puis par un pays fertile et varié d'aspects. La troisième est celle de Krakovie ; cette route suit d'abord jusqu'à la Piliça un pays riche en culture, puis un terrain légèrement ondulé, en partie couvert de bois ; elle traverse la Piliça à Nowemiasto ; elle parcourt en-
EN rOLOGNfi. lis
Suite un pays boisé et sablonneux jusqu'à Radoszyce, et, de là jusqu'à Krakovie, une contrée fortement accidentée, traversée de hautes collines et de profonds ravins. Le terrain y est argiUeux et fertile, parsemé de rares bouquets de bois.
Trois autres grandes routes se dirigent de la capitale du duché vers la frontière de la Pologne russe. La première passe par LubUn à travers le pays que nous venons de décrire, et de là se dirigé sur Wlodawa , par un pays coupé de colhnes fertiles et en partie boisé. La seconde jusqu'à Siedlce , passe par un pays couvert de forêts, traverse le Kostzvn , dont les bords sont marécageux ; de là, elle se dirige sur Brzesc, par un pays decolhnesàdemiboisé, et franchit le Bug près de cette dernière ville. La troisième se dirige d'abord sur Sierock à travers des bois , traverse la Narew près de cette place, et longe la rive droite de cette rivière jusqu'à Ostrolenka ; là elle se partage en deux branches , dont Tune court sur Lomza, en passant à travers un pays couvert de colhnes et une grande partie fourrée ; de là sur Tykocin , longeant les marais de la Narew^ qu'elle traverse près de cette ville, située à l'extrême frontière du duché; et dont l'autre se dirige par Augustow sur Kowno , à travers un pays plat , couvert d'immenses forêts : à Kowno , elle traverse le Niémen.
Enfin , quatre routes mènent de Varsovie à la frontière de Prusse. La première est celle de Bres-
4â6 cAMPiiairK ;>B ;1809
lau ^ capitale de la Silésie. ElLe traverse d'dbojrd la pUisie qui entoure Varsovie , se dirige ensuite sur Piotrkow*, à travers un pays Icgèremgit ondulé et ,ea .grand.e partie couvert de bois , et de là elle çwt une contrée à pim près semblable , quoiqjuie plys i^a)donneu$e, jusqu'à la frofitière de Prusse. La se- /conde route est jcelle d^ Berlin, qui pasaepar Posefî: elle lie dirige d'abord à travers un pays plat jusqu'à la Bzura, qu'elle trayerseÀ Swhacéow; puis elle longe cette riyière, et se dirijgP^ur ^ouwrez^ ^en traversant des bois, passe ensuite par K-utno , Klodawaet Posen, à tfcavers un pays coupé de légères ciQllines et plus découvert , et aboutit à la frontière de Prusse. La troisième route se dirige sur Thorn, par la rive gauche de la Vistule ; elle passe d'abord par Soc^aczïew sur la Bzura^y traverse cette rivière, *e rapproche de la Vistule , passe par dçgrandes foxêt3 au milieu desquelles se trouve Gombin , et enfin, elle court par le pays fertile de Kuïawit, qui est 4X)upéde légères coUines , et traverse la Vistule près de ThcNrn. La quatrième route, en£n, suit la rive droite àxL fleuve et se dirige également sur Thorn ; die passe d'abord par des bois , franchit k Narew, à son confluent dans la Vistule, à Ittodlin , se dirigis ^ur Ploçk par un pays de collines fertiles et dé/copyert , ^, à partir de cette ville, elle suit le qo^rs 'dn flaive, en passant par une contrée à ynoi^ié boisée, qui s'étend jusqu'à Thorn:
Outre les voies dont nous venojjis de paiier , une fjf^nde route traverâ^it }e duché dauB sa l9r#^ur ^
venant ,4e JBrzesc et se dirigeant sur Brealau; elle passait par Lublin et Pulawy , à toivers le paya que nous yeuojis de décrire , se dirigeait eifcsuite par Radom,, Opoczno, ^u^ Piotrkoow^ pcT UB pays bo^sé. Là elle réjoigiiait la |p:ande route ^i CQBdviiaait de Yajcsovie à la capitale de la Siiésie. Aucune des onze joutes dont nous venons jAo ^rler n'était ferée ni entretenue aviec soin; leur état ch^oigeairt selon la marche des saisons ; Facile à paxcourii* dans un temps sec, elle^ étaient difficiles pendant les temps de pluies , et presque imipraticables dans les . terrains gras et argilleux raurtQut dans les eavirons de Krakovie. De nombreuses routes de traverse coupaient le pays en ?tQVit 6ens..et étalent proportionnellement meilleures .que les grandes .rou;te8 ; car elles étaient plus faciles à entretenir et les habitants des villages voisins étaient directement intéressés à les réparer pour faciliter les communications. Entre les grandes routes et les routes de traverse , il n'y avait, en Pologne, d'autre différence que leur largeur. Les rivières étaient un grand obstacle : on les traversait rarement sur des -pe^rts ^en *pik)tis *, et même sur des ponts de bateaux. C'était presque toujours sur des bacs ou ponts volants. Pendant les crues des eaux et la débâcle , les communications étaient souvent interrompues.
* Les ponts ne pouvaient résister aux glaces. Le maréchal l)a<* Toust voulut en établir un en charpente à Varsovie ; il coûta 660,000 flor. polonais ; mais il Tut emporté à la première débâcle.
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Dans toute retendue de T Ancienne Pologne, la Vieille Galicie possédait seule une route ferrée , laquelle la coupait dans toute sa longueur, depuis Bilitz jusqu'à Brody. Elle passait par Léopol, et traversait sur des ponts de pilotis ou sur des ponts de bateaux , les rivières qui se précipitent des Karpates. Diverses branches partant des villes principales qui se trouvaient* sur cette grande route, se dirigeaient vers l'intérieur du pays, mais n'étaient pas encore complètement achevées. Le terrain de la Vieille Galicie étant fertile et en grande partie argileux les routes de traverse y étaient généralement plus mauvaises que d^ns le duché.
Tel était le terrain sur lequel allait avoir lieu la lutte qui devait décider du sort du duché de Varsovie.
ES ItotOGNti^ 12^