INTRODUCTION
C'était toujours un événement fort important que la naissance d'un enfant à la Cour de France. La naissance d'un enfant, surtout d'un tils atné, dans la famille royale était attendue avec impatience par le pays tout entier. On y voyait, en eflet, la perpétuité de la race et de la dynastie, assurant au pouvoir monarchique une longue sécurité. Comment le peuple n'aurait-il point, en semblable circonstance, accueilli la naissance d'un Dauphin par d'universels témoignages de joie et de gratitude?
A Paris, voici quel était ordinairement, surtout depuis la naissance du Grand Dauphin, le cérémonial adopté en pareille circonstance. Dès que la grossesse était reconnue, le Roi écrivait à l'Archevêque de Paris pour solliciter des prières en faveur de la reine. Et le prélat répondait par le mandement qui les ordonnait.
Âûn de prévenir tout soupçon possible de substitution, la Reine, d'après un cérémonial très barbare» qui fut près de causer la mort de Marie - Antoinette, accouchait non seulement devant la Cour, devant le Grand-Chancelier de France, mais aussi devant les gens du peuple qui pénétraient librement dans le palais.
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VîBgrtHiiatre eoaps de euMw • ■■o a ç a ica l ftkm la iuJbsance d'oBe àli«, el ceat Tiacl eoaps, eelle d^oa Daopiiiii. ImmedMlemefit alors des coarriers qaî alleadaient en arlle transnielUieat U aoQTieile à Paris et dus les « bomiea villes •. tandis qae rtMCttaaient les docbis de rHôtel-de- Ville el Mlles du Palais-de-JosUee et de la Samaritaioe. iiodelroT dui5 <oa CtrèmomM frmmms (t. Il, p. 216, 220) DiMS appn^od niteie que ms deraiêres ne soonaient qu'à cette Mvasioa ImœeditteiDeQt aassî, lors de la naiasaace d'ua I^upftùn. oa Tf Amai était chanté à Notre- I^oie et rArcbeWi|ae institaait aae proœssioB générale. Puis ti>tt$ le« avpe^ de IXtat maieat féliciter les aoareraias juj^u'âux pii» hambles eorporatîons oaTrièrea, notammeat les IVijtsaides. qoi joaissaient do priTilège de liaraa^uer le R^ù et U Retne.
La Ville de l^ris orcantsait alors d» fêtes, illominatioa», feux de h>te. K^ntaiaes de vin. repas publics, qnl tenaient en liesse, i^udant parfois pinsiears semaines, t^mle la populal^Hi. Ka&n. sur le bcrteaa dn nonTean-né, «>ftocuinuUieat )es4>des en français et enUUn. leschansons, les disi^Nmrs. les p^wies. les ballets el sartont les horostXH^ On «s^nnAfit. par exemple, llKvtKcope de la naissance de Iamiis MV. qui à^r^ dans VAsiroiogia galika vlt»t\ de J. H Morin. et celui du Grand tanpbin, fils de l-iHiis \IV. par le R P S»ault On rénnissait paHois t%Hia ces tewo^^n^j^^ de lamour pi»piilaiiv en des petites puWic^luHis quu ^^mr U j^lupirt, «mt été conferrées. et qui u^Mis nic^tîtueiil le pcv^rranmie dw fêtes, non senlelueut A l^ins. avais en Pnniocv^.
Telle est, par exemple, Histoire de VAugtute naissance de Monseigneur le Dauphin, dédiée à la Reine, par le Chevalier Daudet, ingénieur, géographe ordinaire de Leurs Majestés, paru en 1731, à Paris, à Timprimerie P.-G. Le Mercier fils, rue Saint- Jacques, qui a relaté et réuni tous les renseignements concernant les fêtes qui saluèrent la naissance du Dauphin, fils de Louis XV, en 1729, et particulièrement celles qui se déroulèrent à Rouen.
De sa femme Marie Leczinska, Louis XV eut dix enfants, deux fils et huit filles. Mariée le 5 septembre 1726, la Reine accoucha tout d*abord, en 1727, de deux filles, Anne-Henriette et Marie-Louise. Le jour de leur naissance, Louis XV écrivait au Cardinal de Noailles (Lettre du Roy, écrite à S. Em. Monseigneur le Cardinal de Noailles, Paris, 1727, in-V) : (c J'espère des bontez divines rentier accomplissement de mes vœux et de ceux de mon peuple par la naissance d'un Dauphin. » Le 4 septembre 1729, à trois heures quarante minutes du matin, la Reine accouchait d'un fils qui fut nommé Louis.
Ce dauphin, Louis de France, accueilli à sa naissance par de si vives manifestations, n'a pas joué un rôle considérable dans notre histoire, en dépit de son caractère et de ses qualités. Dès son enfance, il montra des dispositions d'esprit fort sérieuses et une tenue morale qui contrastait avec la dissolution de la cour de Louis XV. C'est même cette vertu sévère, véritable critique des mœurs de Louis XV, qui le fit toujours écarter du pouvoir