‹ Relation des siéges et défenses d'Olivença, de Badajoz, et de Campo-Mayor, en 1811 et 1812, par les troupes françaises de l'Armée du midi en EspagneChapitre 6 sur 31 · ATTAQUE DB GAUCHE. ATTAQUE DU CSITTRB. ATTAQUE BB DAOITE · texte numérisé non relu

ATTAQUE DB GAUCHE. ATTAQUE DU CSITTRB. ATTAQUE BB DAOITE

7 sapeurs et i oo travailleurs, commandés par leurs officiers , achevèrent, à peu près le boyau de gauche de la batterie Cazin (E).

Vers le soir on acbeva la batterie K , et l'on commença u^ boyau à la droite de cette batterie , pourla lier ultérieurement à la parallèle : on espérait pouvoir en même temps cheminer sur la capitale du bastion a , que Ton considérait avec raison comme le plus faible et le vrai point d'attaque, dans l'hypothèse que nous redeviendrions les maîtres de la rive droite delà Guadîana.

Le capitaine Andouau monta la tranchée , à l'heure ordinaire, avec 20 sapeurs et 1 5o travailleurs d'infanterie; il (it continuer le travail entrepris la veille , et commença une nouvjelle batterie L. La communication en arrière deja batterie des Grenadiers (D), près du ruisseau de Calamon, fut achevée. En outre il ouvrit à la queue de la tranchée4o mètres de boyau , pour ei^ faciliter l'entrée, devenue très-périlleuse par le feu continuel de la lunette i3.

Le capitaine Lamorlette monta également la tranchée , à l'heure ordinaire > à cette attaque, et fit placer des abattis pour garantir les gorges des deux batterie! Cazeaux et Bruchon ( B , C ). Les travailleurs n'étant venus qu'en petit nombre , il fut obligé de suspendre le travail de la redoute Lemu ( I ),

Le chif de bataillon Lamare traça une ligne de contrevallation en forme de crémaillère , pour lier les trois batteries et s'opposer aux sorties :

1 00 travailleurs y furent employés.

Le 9 au matin , le corps de Mendizabal était en position sur les hauteurs en avant de San Cristoval, paiaissant ainsi renoncer à de nouvelles tentatives contre les travaux, de la rive gauche. A midi, le colonel Chassereaux commandait la tranchée; il avait pour adjoints le chef de bataillon Lapierre et le capitaine Destabeuralh. l^s gardes étaient, comme à lordinaire, formées de deux bataillons. Nos pertes, pendant les vingtquatre heuFes, furent de 2 hommes tués et 7 blessés.

Dixième nuit, du 9 au \o février.

ATTAQUE DE GAUCHE. ATTAQUE DU CElîTBB. ATTAQUE DE DROITE.

Le capitaine Amîllet étaîtde service à cette attaque, à quatre heures; il continua de perfectionner le travail entrepris la veille. Des sources inondaient les boyaux, et l'on fut obligé de former des rigoles pour les détourner et les diriger à T extérieur.

La partie de la parallèle liée à la batterie K, fut aussi fort avancée.

Le capitaine Gillet était également de service à cette aKaque, avec 1 5 sapeurs et 1 5o travailleurs : une partie fut eniployée à masser la batterie L , et l'autre à déblayer la tranchée , encombrée par de gros bldcs de pierre provenant d'u*»

ne carrière qui se trouvait dans les ejpcavations pratiquées pour former la communication de cette batterie. Pendant le travail le feu de la place fut très- vif , et inquiéta nos ouvriers.

La batterie L reçut le nom de batterie des Voltiffeurs.

La ligne de contrevall^tion fut continuée à la droite de la redoute Lemu (I ) , sur une longueur d'environ 200 mètres : le ^lieutenant Lessard y employa S sapeurs et i do travailleurs d'infanterie.

Le feu de la place fut également très- vif sur cette attaque. On traça aussi un petit ouvrage sur la rive droite du fleuve en amont de la ville, en P, pour protéger lê$ bacs qui y avaient été établis ; l'artillerie y mit deux pièces en batterie.

Le 10 à midiy le colonel Remond, du S^"*", prit le commandement; le chef d'Escadron Saint* Chamans, aide-de-camp, le chef de bataillon Bigot, et le capitaine Dandelaud, lui étaient adjoints. Deux bataillons formaient les gardes de tranchées. Dans l'après-midi , une patrouille espagnole se présenta pour reconnaître la tête de pont cotée P, et se retira, après avoir essuyé une décharge de mousqueterie de la part de nos pontonniers. •

Onzième nuit, du 10 au 11 fés^rier.

ATTAQUE DX GAUCHE

Le capitaine Martin, avec 5 sapeurs et 100 travailleurs, monta la tranchée à cette attaque ; il termina les travaux de Cerro del Viento, dont il ne sera plus question : en même temps il fit travailler à la batterie des Fusiliers (K). La communication en arrière fut achevée dans la nuit.

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