ATTAQUE DU RESTEE
Les capitaines Andouau et Bagnac montèrent la tranchée comme les jours précédens , avec 2 5 sapeurs et 260 travailleurs d'infanterie ; ils avancèrent assez le boyau transversal de l'intérieur de Pardaleras pour que Ton pût y passer pendant le jour avec qudque sûreté.; néanmoins on continua d*y travailler pour épaissir le parapet «t lui donner toute la . perfection nécessaire.
Cependant le travail de la traverse, à rentrée du- fort, était si dangereux, que «l'on, fut forcé de le quitter^AtisSitô^ qile le jour parut: la mitraille , les boulet»
et les bombes y tombaient abondamment.
La rampe entreprise au saillant du bastion de Pardaleras étant presque acheTée, on fit commencer , au pied du glacis , un boyau d'environ loo mètres, pour lier cette attaque à celle de gaucbe , et faciliter ainsi les communications. L'artillerie fit de son côté construire la batterie S , destinée à ricocher le bastion 4; et en même temps die désarma la batterie D , dont les pièces servirent ailleurs.
Elle fit aussi désarmer les batteries F, G; et les mortiers et obnsiers qui s'y trouvaient furent placés dans une nouvelle batterie qu'elle établit à la gaucbe de celle des Voltigeurs (L.)
Le capitaine du génie Bagnac fut blessé légèrement à la tête ; un soldat fut tué et dix blessés.
Le i5, Ife général Philippon monta la tranchée, et avait pour adjoints le chef d'escadron Tholozé, le chef de bataillon Yoirol, et le capitaine de Choiseul.
Seizième nuit^ du i5 au i6/émer.
ATTAQUB BB GAtlCHE.
Le lieutenant Szwaser était de service à la même heure » et avec le même nombre de travailleurs que la veille; il fit pousser le boyau jusqu'à l'emplacement de la batterie R> qui fut commencée atnssitôt.
ATTA,QnJC DU CSHTAB.
Le capitaine Âmiilet, avec i5 sapeurs et 3 oo travailleurs, monta la trancliée, et fit réparer les ouvrages de l'intérieur de Pardaleras, que le feu des assiégés avait dégradés ; il fit aussi continuer Jle boyau à gaucbe sur une Ion-
gneur de 30o mètres, et fit une coupure dans le glacis perpendiculairement à la face du bastion du milieu, poor faciliter^ les moyens de communiquer de la gauche à Pardaleras.
Nos pertes , pendant ces vingt-quatre heures , furent de 4 soldats blessés; l'artillerie perdit 21 chevaux par suite de fatigues.
Le 16, à midi, le colonel Praefke commandait la tranchée; le chef de bataillon Aspelly, les capitaines Lafitte et Brzozowiski lui étaient ad- ' joints.
Dix-septième nuit y du 16 au 17.
ATTAQI7E DE OAUCHE.
Le capitaine Lefaivre monta la tranchée à Theure accoutumée, ayec ao5 travailleurs, et ouvrit un boyau pour opérer la jonction de cette attaque avec celle du centre ; ensuite il continua la batterie H , et ouvrit un second boyau à gauche de cette* batterie , d'environ 400 mètres , dirigé, en av»nt de la ^neriei» vers ht Guadiana»
ATTAQUE ou CEHT&B.
Le capitaine Martin était de tranchée à cette attaque, avec 35 sapeurs et 3 00 travailleurs d'infanterie ; il coopéra avec le capitaine Lefaivre, au projet de jonction des deux attaques, et fit réparer les dégradations faites dans Pardaleras par le feu vio« lent des assiégés.
• Pendant la journée le général en chef visita les travaux avec la plus grande attention , et en témcûgna sa satisfaction aux officiers du génie.
Notre perte , pendant ces. vingt-quatre heures^ fut de deux hommes tués et deux blessés; l'artillerie perdit 7 chevaux.
Le 17, le colonel Chasseraux commandait; le colonel Després, le chef d'escadron ISaint-Charaans, et le chef de bataillon Bedos, étaient de service près de lui.
On apprit pendant la journée que l'ennemi avait détruit le pont W de la Gévora. •
DiX'huitième nuit, du 17 au 18 février.
ATTaOVB Dis GAUCHE. ATTAÎ^UE DU CENTRE*
Le même nombre de travailleurs qu^la yeille fut employé à Celte attaque , et l'officier du génie qui en était chargé se borna à réparer les dégradations occasionées par le canon de la place.
On acheva de masser la batterie R, qu'on remit ensuite à rartillerie pour y établir les plate-formes et ouvrir les embrasures ; en même temps d'au*tres travailleurs étaient employés à perfectionner le boyau poussé en avant de la tannerie et à commencer la batterie T, destinée à agir contre les sorties.
Cinq hommes seulement furent blessés dans les vingt-quatre heures, quoique les assiégés ne cessassent de faire le feu le plus vif sur nos attaques.
Le 18, le commandement fut confié au colonel Rignoux,, qui avajt sous ses ordres le chef de bataillon Brondel; et, comme de coutume^' deux* bataillons formèrent les gardes de tranchées.
SIÈGE DE BADAJOS. 65
Dix-nèui^ieme nuit^ du iS au \^ février.
ATTAQUB DE GA.VCHE.
5o travailleurs furent em ployés à contiDuer la batterie T, ainsi que le boyau qui conduit de la parallèle à cette batterie, et 5o autres le furent à perfectionner le boyau commencé à la gauche de la batterie R : ce nombre de travailleurs était insuffisant pour mener ses travaux avec toute Tactivité nécessaire; mais Fartillerie y suppléa , et fil iâire par des canonniers la majeure partie du travail de la batterie T.