‹ Relation du second voyage fait à la recherche d'un passage au nord-ouest [microforme]Chapitre 1 sur 121 · CHAPITRE XXIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIV

Départ du commandant Ross pour une troisième expédition. — Craintes d’une rupture avec les naturels, — Retour du commandant Ross.

Il avait été parfaitement reconnu qu'il n’existait point, au sud du soixante-dixième degré, de passage conduisant dans l'Océan occidental ; il était donc inutile de former de nouve::x plaus pour avancer, avec le vaisseau, dans cette direction. Ce fut vers le Nord que se fixa alors toute notre attention. Nous avions aussi lieu de remercier le ciel de n'avoir pu pénétrer plus loin, quoique nous eussions été, quelque temps auparavant, bien loin de supposer que nous serions obligés de prendre un tel parti. Si nous nous fussions enfoncés plus avant dans la baie, nous aurions été entourés de glaces encore plus épaisses ; et après tout, il nous eût fallu retourner vers le

Ro ee SR me TU

Nord, au milieu de difficultés beaucoup plus

grandes pour nous tirer des glaces, dont nous n'aurions peut-être pu dégager le vaisseau de tout l'été. Une partie de l& relation de cette expédition n’était pas sans importance pour nous; c'était celle qui nous apprenait que des rennes s'étaient montrés à douze milles seulement au sud du vaisseau ; qu'on en avait vu des traces innombrables, ainsi que des loups, leurs éternels ennemis.

Comme c'était le jour de la Saint-George, nous accomplimes le cérémonial d'usage, en tirant un salut et en déployant nos pavillons. Nous n'avions aucun témoin de cet acte de dévouement; mais il était convenable de nous conformer à l'étiquette du service. Une bonne partie de la journée fut ensuite employée à couper le gouvernail qui avait été endommagé par la glace ; mais il resta encore assez de temps pour célébrer la fête du patron de l’Angleterre. Quelques naturels vinrent nous visiter, ainsi que le jeune guide qui était en chemin pour retourner chezlui.

La matinée commença par être belle, mais elle finit par de la neige venant du nord. Pendant que je faisais une excursion sur la montagne voisine, deux des naturels vinrent me joindre, etme montrèrent la position de Shag-a-voke et de plusieurs autres lieux qui ont été mentionnés; ils m’apprirent aussi les noms qu'ils donnaient, dans leur langue, à différens endroits, et notamment à cc-

Ù plus t nous eau de tte CX- NOUS; »Ss renlement 6 traces

éternels

seorge :

, en Uns. Nous dévoue-

s confor-

e partie souper le la glace;

célébrer ques na-

le jeune

-chezlui.

mais elle aidant que

voisine , me monplusieurs m'apprians leur ent à CC-

lui que nous occupions. Nous leur achetâmes ce qu'ils nous avaient apporté, et les renvoyàmes chez eux lestés d'un bon diner. La glace trouvée dans les condensateurs se réduisit à un boisseau et demi par semaine , tant la différence de température qui se faisait sentir depuis peu avait diminué l'évaporation dans l'intérieur du navire.

Le vent fut froid, quoique le thermometre marquât 2° au-dessus de zéro. Il y eut quelques giboulées de neige, et le ciel fut couvert. Nous recûmes une visite des Esquimaux du campement du nord , qu étaient sur le point de partir pour Neitchillee. Rien ne dérangea les devoirs et le repos du dimanche.

Page 1