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quoi en diffère-t-il? c'est une question que les limites de cet ouvrage ne me permettent pas de discuter ; mais voici du moins un trait universel du caractère des marins. Quoi qu'il puisse arriver, qu'on craigne de manquer d’eau ou de vivres, qu'il survienne une tempête ou un ouragan, que les voiles soient déchirées, les agrès brisés et irréparables, que le vaisseau ne soit plus sur la route, que le vent le pousse même sur des écueils, « c’est l'affaire du capitaine. » Il est vrai qu ils obéissent aux ordres qui leur sont donnés, qu'ils essaient de faire et qu'ils font ce qu'on ne pourrait croire sans être marin; mais quand le quart est fini, ils dorment aussi bien que s’il ne se passait rien d'extraordinaire. « C’est l'affaire du capitaine. » Les nôtres, pendant notre voyage; avaient peut-être acquis assez d'expérience pour avoir quelques pensées à eux; peut-être réfléchissaient-ils quelquefois à des choses dont « le capitaine » ne devrait pas étre exclusivement responsable ; et cependant ce sentiment presque inné se montrait en eux à chaque instant. S'il y avait quelque chose de nouveau et d'inusité à projeter et à exécuter, ils n’en étaient pas moins d’une tranquillité imperturbable ; ce dont il s'agissait pouvait être bien ou mal, « mais c'était l'affaire du capitaine, » ce n’était pas la leur.— Heureuse responsabilité pour un capitaine, on ne saurait le nier ; mais cette responsabilité ne pourrait- elle
Le les pas lui mériter les éloges qu'il n'obtient pas tou-
as de jours?
rersel Nous fümes obligés de tirer les barques et les 44 mai. arri- traîneaux de la neige dont ils étaient couverts, u de avant de pouvoir nous mettre en marche. Notre A ou- chemin était encombré de profonds sillons de agrès neige amassée par le vent. Nous arrivâmes poure soit tant, au bout de six heures, à une de nos prémême cédentes stations sur une île près du continent, ne. d et nous retournâmes dans la soirée à l’endroit | leur d'où nous étions partis. Le thermomètre, penqu'ils dant le jour, descendit presque au point de conarin; gélation, et pendant la nuit il remonta à 18° aussi au-dessous de zéro.
naire. Nous partimes à huit heures avec l'autre bar- 12 mai. À js que, contenant des provisions pour une semaine cquis de plus; et en dépit d'une brise fraiche et de la ensées neige qu’elle chassait, nous réussimes à la trans-
efois porter dans la même île, et nous retournâmes it pas encore une fois à la même station. Le 13, nous 15 mai. adant allâmes chercher le traîneau que nous avions eux à laissé quatre jours auparavant, et nous le conse de duisimes au même endroit. Le jour suivant fut 14 mai. ter À employé à y conduire deux traîneaux chargés de éim- provisions , de peaux et de tentes, malgré un t être ouragan qui s'était élevé quand nous étions à capi- mi-chemin, et qui nous occasiona beaucoup e res- Î de fatigue. Ce qui l’augmenta encore, fut que
ait le deux de nos hommes ne purent nous être d’aut-elle
cun service, une inflammation aux yeux, causée
:} 11e 11 Vu PER! 14 , 4 ?