PTS
PL
pénétrer dans le détroit de Lancastre, sans pouvoir y réussir.
Il est dont démontré que l’assertion que je viens de discuter est dénuée de fondement ; mais il existe des faits indirects qui prouvent que la situation de ce détroit en 1818 devait être telle que je l'ai alors représentée. La saison avait été calme , et c’est le temps le plus défavorable pour naviguer sur les mers, puisque ce n'est que par suite de la force des vents que les glaces peuvent s'ouvrir et se disperser, les navigateurs ne pouvant avancer qu'à l'aide des vents du nord de l'été. Dans cet été-là , il n’y avait eu qu'un ouragan pendant que nous étions sur cette partie de la côte, il venait du sud; l’effet en fut donc d’accumuler les glaces , au lieu de les disperser. Il en résulta que, lorsque nous fümes à la hauteur du détroit de Lancastre le 31 août, lechamp de glaceen était encore au nord, tandis quecelui qui était au sud, était sans aucun doute dans le même état où nous le trouvâmes cette année.
formant une masse solide et continue, qui s’étendait d’un côté à l’autre du détroit, et à travers laquelle ni vaisseau ni barque ne pouvaient pénétrer,
Pendant les derniers jours de notre détention en cet endroit, quand, indépendamment de l'impossibilité reconnue de réussir dans notre tentative, il fut devenu douteux que l'état des glaces nous permit de retourner à la pointe de la
ns pou-
que je t;, mais que la re telle vait été le pour que par euvent 1e pou- Lord de un oupartie it donc Jerser.
a hauchamp ecelui ans le innée .
ui s'éà travalent
ention nt de notre at des de la
l'urie, ou même desurmonter les difficultés d'un: partie du chemin que nous avions à faire pour regagner celui qui était notre seule espérance. notre situation devint véritablement critique. Nous avions fixé le 25 septembre pour notre départ, si nos traincaux étaient prèts; et à compter de cetie date , il ne nous restait de provisions que pour dix jours à demi-ration, tandis que ic combustible nous manquait pour nous procurer l'eau nécessaire à notre consommation en fondant de la neige. Notre arrivée à la baie de Batty fut donc un bienfait de la Providence ; car, de là, nous n'avions plus que trente-deux milles à faire en ligne droite, et toutes les diflicultés de la route ne pouvaient porter cette distance à plus de quarante.
Ce fut alors que nous commencämes à éprouver les plus grandes souffrances que le froid nous eùt encore fait endurer. Nous n'avions pu emporter notre quantité ordinaire de vétemens et de couvertures, de sorte que nous manquions de protection contre le froid à l'instant méme où nous étions le moins en état d'en soutenir la rigueur. Nous n'avions plus à nous occuper de travaux qui, en nous tenant en activité, nous auraient aidés à y résister ; et, ce qui était peutètre encare pire, la diminution de nos spé:
rances vers la fin de ce mois avait eu pour effet d'affaiblir cette énergie du systèmequi maintient assurément la chaleur animale. D'après ce que
li. 30
ge ms tte + ur où LU