WEST M/ IN STREBT WEBSTER, NY
ble, un verre de grog, ou un petit verre d’eaude-vie, on verra, souvent au bout de quelques minuies, qu'ils deviennent languissans et faibles, et qu'ils finissent par perdre leurs forces, ce qu’ils attribuent à la continuation de leurs travaux fatigans. Celui qui voudra faire la même expérience sur les équipages de deux barques ramant sur une mer houleuse, sera bientôt convaincu que les buveurs d'eau surpassent de beaucoup les autres en courage et en vigueur. Il ne faut pas de meilleure preuve de ce fait que l'expérience des ouvriers qui travaillent aux fonderies de fer. C’est l’ouvrage le plus pénible dont un homme puisse ètre chargé , et ceux qui s’en occupent savent fort bien qu'ils ne pourraient en venir à bout, s ils buvaient même de la bière; aussi l’eau est-elle leur seule boisson pendant toutes les heures employées à ce rude travail. Si les charretiers et les porteurs de charbon de Londres sont d'un avis différent, chacun sait ce qui en résulte.
Ce n’est pas que je me déclare l'avocat des sociétés de tempérance , quels que puissent être leurs avantages, ni que je désire imiter une pratique introduite depuis peu sur quelques vaisseaux ; mais si cela était en mon pouvoir, comme commandant un navire, je supprimerais l'usage du grog, par le seul motif de son effet débilitant, et indépendamment des autres conséquences nuisibles qu'il peut avoir;
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