‹ Relation du second voyage fait à la recherche d'un passage au nord-ouest [microforme]Chapitre 22 sur 121 · PS · texte numérisé non relu

PS

AN Ne

PEER ne TS

, après > orienjui sur- : c'était Anglee bœuf e pour

-ouest s cames qui le que primes

usage,

pé, je tte île rrosses s borsudieurs onale icules ns du

1eur'e

très-

otre Pntée relait

sur nos habits, et les rendait si raides et si pesans, qu’il nous était presque impossible d’avancer. Nous étions tellement las, quand nous fimes halte à six heures du matin, que ce ne fut qu'avec beaucoup de difliculté que nous pûmes travailler à notre campement. L'endroit que nous choisimes était sous la pointe occidentale de l’île Matty, formée comme les îles Beverly, de petites chaînes de pierre à chaux s’élevant à une hauteur considérable, dans la direction de l’ouest-sud-ouest. Nous en avions longé la côte pendant environ douze milles ; durant tout ce trajet nous n'avions vu que quelques traces de perdrix, d'ours, de lièvres et de renards, qui paraissaient toutes récentes.

Après quelques heures d’un repos fort troublé, ce ne fut pas une petite affaire que de remettre nos habits lourds et gélés ; cependant la soirée fut belle, et, prenant un peu de courage, uous nous mîmes encore une fois en marche.

De l'endroit que nous atteignimes bientôt, la rive opposée de l'île que nous venions de quitter nous parut bordée d'un grand nombre de petits îlots; la chaine de hauts glacorns que nous avions traversée la veille s'élevait au-dessus de la couche épaisse de glace qui couvrait le bras de mer, et s'étendait en ligne non interrompue, aussi loin que la vue pouvait atteindre, dans la direction du nord-nord-ouecst.

Après trois heures d'une marche pénible,

24 nai.

95 mai.

nous arrivames de l'ile Matty à une pointe basse du continent, à laquelle je donnai le nom de M. Abernethy; je nommai Sabine un cap au nord-ouest que nous ne tardâmes pas à doubler. De là, nous vimes que la côte inclinait directement à l’ouest. La glace était unie, et nous fimes des progrès rapides le long de Ja côte. Le 25, à six heures du matin, nous fimes halte après une bonne journée de vingt milles, et nous campämes, ou pour mieux dire, nous nous creusämes un terrier, sur une pointe que je nommai le cap Young.

Un récif qui s’étend de ceite pointe vers le nord-ouest pendant deux milles et demi et qui va joindre la pointe septentrionale de l'ile Tennent, protége un excellent havre, si un tel havre pouvait jamais être utile. Son entrée a deux milles de largeur, et elle est divisée au centre par une ile qui mettrait obstacle à l'invasion des grosses glaces. Comme le nom que nous avions donné à l'île était en souvenir de M. Emerson- Tennent, je nommai ce havre Port-Emerson.

Étant partis à huit heures, nous passâmes le long du récif, et près de l'extrémité méridionale de l’île Tennent ; nous arrivâmes à onze heures à la côte opposée du havre. De ce côté, la terre inclinait à l'ouest-nord-ouest. Enfin nous gagnâmes la dernière pointe d'un grand bras de mer, ou d’une baie, à laquelle je don-

basse ym de ap au 1ibler.

recteus fi- € 25, après nous nous ue je

rs le qui Ten-

1] ba-

eux ntre 1 des ions son -

nai le nom de Bannerman. Traverser cette baic fut une tâche très-laborieuse, et qui exigea de travail trois heures ; la glace était extrémement inégale et raboteuse, et couverte d’une neige mobile, très-profonde dans les crevasses. La terre inclina ensuite davantage vers le nord.

Nous la côtoyâmes pendant trois heures qui ne 26 mai.

furent pas moins pénibles, et à cinq heures du matin, nous nous arrétàämes pour nous reposer dans un de nos terriers ordinaires.

En réfléchissant à toutes les sinuosités de la côte que nous avions vue ou côtoyée, je commencai à avoir des doutes sur notre véritable situation; je me demandais si nous suivionsréellement les côtes du continent, ou si toute cette terre de forme irrégulière n'était qu’une chaîne d'iles. Ceux qui ne connaissent pas les climats glacés dont il s’agit, doivent se persuader que, lorsque tout est glace , lorsqu'on n'a sous les yeux qu’une masse blanche éblouissante, que la surface de la mer forme des élévations et des montagnes , tandis quil arrive souvent que celle de la terre est unie; qu'en un mot, on ne voit ni eau ni terre, et qu'on ne peut distinguer l'une de l'autre, ni par la forme, ni par la couleur, ce n’est pas toujours un problème facile à résoudre que de déterminer un fait qui paraît extrêmement simple au premier coup d'œil.

Quoiqu'il en soit, je ne pouvais éclaircir mes

msi fre.

doutes, quant à présent ; ct il en résultait une conséquence fort désagréable, et qui, quelque frivole qu'elle puisse paraître, en comparaison d'un fait géographique essentiel , n'en était pas moins d'une grande importance pour nous, ct même pour le succès de notre voyage. Si nous avions été certains d’être sur le continent, nous aurions pu laisser en arrière une bonne partie de nos provisions, ce qui nous aurait permis de marcher avec plus d'aisance et de rapidité. Mais si nous suivions une chaîne d’iles, nous ne pouvions les y laisser sans de graves inconvéniens, et sans nous exposer au danger de nous trouver sans vivres.

Dans le cas où je retournerais au vaisseau par le continent, et si je n'osais prendre ce parti, de peur de manquer de vivres, je renonçais à un des principaux objets de notre expédition. Je me déterminai enfin pour ce qui paraissait le plus sûr, et je résolus de continuer à traîner avec nous le lourd fardeau qui ajoutait à nos fatigues, et qui par-là nous occasionait une grande perte de temps.

Dans le fait, quoique le poids de ce fardeau füt diminué par la consommation journalière des provisions, il était pourtant encore très-lourd, beaucoup trop lourd même, relativement à l’état de nos forces. Nos chiens nous étaient devenus plus à charge qu'utiles, par suite des fatigues continuelles qu'ils avaient essuyées , ct il

sultait

qui, e, en ntiel , rtance notre re sur en arns, ce C plus Livions laisser US exvivres.

au par parti, acais à on. Je sait le rainer à nos t une

au fût re des ourd , ent à nt dees fa- ,ctil

1# “ Lt} À tr | È

nous était parfois impossible de leur donner un jour de repos, car nous ne pouvions nous exposer à perdre le beau temps dont le terme approchait rapidement. De peur que mes lecteurs ne l'oublient, je dois peut-être leur rappeler que, dans ces climats, on ne peut pas plus voyager au milieu de l'été qu'au milieu de l'hiver. Ce n’est pas que la chaleur soit plus insupportable que le froid, quoiqu'elle ait aussi ses inconvéniens, mais c'est que la surface de la glace devient d’abord si glissante et si humide qu'il est presque impossible d'y passer ; et que lorsque la terre se dépouille de son manteau de neige, et que l’eau surnage sur la glace, on ne peut voyager ni sur la terre n1 sur l’eau, ou, pour mieux dire, sur ce qui n’est ni l'une ni l’autre. Nous n’avions plus que deux chiens en état de nous servir, et un de ces pauvres animaux mourut dans le cours de cette journée.

Je réussis en cet endroit à tuer deux perdrix, ce qui non-seulement nous procura, chose rare pour nous, un repas chaud, mais économisa nos provisions, chose importante dans la situation où nous nous trouvions. On ne doit pas s'étonner d'apprendre qu'il nous est souvent arrivé dans le cours de notre voyage de désirer que les hommes pussent vivre sans prendre de nourriture. Ce désir, tout insensé qu'il était, se représentait toujours à notre esprit, parce que

27 mai,

la nécessité de manger était un obstacle sans cesse renaissant qui s’opposait à tous nos efforts.

Trois iles basses situées à environ dix milles au nord de notre position , furent nommées les iles Beaufort en l'honneur de l'hydrographe bien connu de l’Amirauté. Un brouillard épais nous empécha de partir avant neuf heures du soir.

Continuant alors notre route, nous arrivämes à la pointe orientale d’une grande baie, dont nous suivimes la côte orientale pendant deux heures dans la direction du sud-ouest. J’obtins de différens endroits, une vue complète de cette baie, et je rejoignis ensuite mes compagnons sur l'autre rive. La côte occidentale étant escarpée, nous cümes de la peine à y faire monter le iraineau ; nous y réussimes pourtant, et nous traversâines le pays dans la direction du nord-ouest. À six heures du soir, un nouveau brouillard nous forca à uous arrêter sur les bords d’un grand lac. Nous n'avions fait que huit milles, à cause du temps qu'avait exigé l'examen de la baie. Je la nommaiï baie de Parry , par reconnaissance pour un oflicier dont le nom seul est une distinction suflisante.

Une pointe qui s’avance au centre de cette baie fut nommée Stanley , du nom d'un homme connu par ses voyages en Islande. Nous y trouvâmes plusieurs huttes de pierre qui semblaient avoir été occupées par les naturels peu de temps auparavant.

le sans fforts.

milles ées les he bien s nous u soir.

âmes à at nous heures de difte baie, >ns sur carpée; le iraius tral-oucst.

uillard ls d’un illes , à de la reconeul est

e cette nomme y troublaient temps

ser PE a Nestes Ha re CES

sd

Le temps étant beau, nous pümes distinguer la côte qui inclinait encore au nord-ouest. Ce fut une des raisons qui me firent désirer de continuer notre marche un jour ou deux, dans l’espoir que la ligne de la mer prendrait bientôt la direction du cap Turnagain , ce qui aurait été un objet de première importance; car nous aurions par là complété cette ligne de côtes, et, du moins de ce côté, nous n’aurions rien laissé à faire aux futurs navigateurs.

Je n’ai pas besoin de dire si je désirais achever la reconnaissance de la côte septentrionale de l'Amérique, et si', voyant la possibilité d’obtenir un si grand résultat, je brülais d'obtenir l'honneur d'un si beau triomphe ; mais les hommes de l’équipage qui m'accompagnaient ne le désiraient pas moins, et je serais injuste à leur égard , si je ne faisais pas mention ici de leur ardeur. Pour cela , il était nécessaire de réduire les rations , et quoi que puisse en penser l’homme qui est bien nourri et qui ne manque de rien , un tel sacrifice n’est pas peu de chose pour celui qui a déjà à peine une nourriture suffisante , et qui a de grandes fatigues à subir ; qui sent que s'il était mieux nourri, il lui serait plus facile d'accomplir sa tâche ; et qui, indépendamment de ce raisonnement, est tourmenté par les exigences impérieuses de la na-

ture. Cependant, quand je fis connaître mes désirs à cet égard à l’enscigne Abernethy, il 11. (e)

LE sé

green tr ten. =

CS da none 4 2e one: ce 2e mode ne

28 mai,

29 mu, ouest. Nous arrivämes alors à une pointe que

m'apprit que nos hommes avaient d'eux-mêmes concu le dessein de m'en faire la proposition, et qu'ils n'attendaient qu'une occasion favorable. On peut bien croire que je fus enchanté du sentiment généreux qui les animait , et la réduction nécessaire fut annoncée sur-le-champ.

Cet arrangement nous permettant d'aller en avant deux jours de plus, nous partimes à huit heures du soir , et après avoir traversé quelques petits lacs, nous atteignîmes la mer à onze heures. Nous continuâmes à suivre la côte jusqu’à minuit dans la direction du nord-ouest en dépit d’un épais brouillard; et enfin nous arrivâmes à deux heures du matin à une pointe qui formait un des côtés d’une grande baie, à laquelle nous donnâmes le nom du docteur Richardson.

Comme c'était un lieu convenable pour y laisser un dépôt , puisque nous serions obligés d'y passer en revenant, nous résolûmes de nous décharger d’une partie du fardeau que nousavions à traîner.

Nous laissâmes donc derrière nous tout ce dont nous pouvions nous passer, et emportant dans un traîneau des provisions pour quatre jours, nous partîmes à trois heures du matin. Ayant traversé la baie de Richardson, nous fimes halte à six heures. Nous nous remimes en marche à six heures du soir, et jusqu'à minuit nous suivimes une côte qui inclinait encore au nord-

Page 1