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duisit un grand effet sur la neige qui restait encore. Un Esquimaux vint nous offrir de nouveau du poisson, et nous consentimes à l’acheter quand il nous serait apporté. Cependant nous finimes par l'envoyer chercher, pendant qu’il dressait sa tente pour rester près de nous avec
10 nil. sa famille. Le lendemain , en me promenant, je vis que la glace en plusieurs endroits n'avait plus guère qu'un pied d'épaisseur, et elle avait si peu de solidité, que le poids du corps la brisait. Le canal que nous avions projeté avait fondu la glace jusqu’à une profondeur de deux pieds à partir de la surface. On tua quelques canards et autres oiseaux.
41 juil. Nos hommes revinrent avec les nouveaux poissons que nous avions achetés. Il y eut un
12 jui, brouillard dans la matinée, et il tomba pendant la nuit une pluie qui dura jusqu’au lendemain.
18 juil. Le temps fut le même le 13 ; on ne voyait presque plus. de neige, et la glace était couverte d'eau. Nos travaux continuaient toujours; et
| nos chasseurs nous rapportérent, entre autres
| choses, quelques petits oiseaux qui nous étaient
n inconnus.
A Le temps ne s'éclaircit que dans la soirée ;
alors il devint beau, et il continua à l'être le
à | 14 juil, lendemain. Un bloc de glace s’éleva à la sur-
face sous le vaisseau, et le frappa avec une telle
force, qu'il le souleva d’un côté et le fit donner
| à la bande, ce qui causa un moment d'alarme à
ceux qui étaient sous le pont. A terre, les mos- 15 juill.
quites avaient commencé leur désagréable visite
d'été, et il y en avait des essaims. Le thermomètre, à minuit, était à 42°.
La journée fut belle; nous eûmes un fort 16 juill. vent du nord , et nos chasseurs réussirent à tuer plusieurs oiseaux. Le même vent continua le lendemain, et il tomba de la pluie. Tout l’exté- {7 juil: rieur du canal était alors ouvert. Après l’office du dimanche , nous vimes , en passant nos 18 juill. hommes en revue, que le changement de régime leur avait fait grand bien. La glace était alors brisée en fragmens autour du vaisseau ; la neige avait entièrement disparu des montagnes; mais on ne voyait aucun espace de mer libre.
Un temps calme etun ciel pur amenèrent les 19 juil. mosquites même à bord du navire, et ils furent
pour nous un vrai tourment. Le lendemain, le 20 juin. thermomètre était à {2° à minuit. Le 21, la glace 21 juil. > «5 J
était tellement rompue autour du navire que nous aurions pu le touer jusqu’au bout du canal. Les principales voiles étaient alors enverguées, et nous avions presque fini de peindre, de calfater et de faire toutes les réparations et tous les changemens nécessaires.
Le temps fut réellement aussi chaud qu'il ss un,
était calme , et le thermomètre monta à 70°. Les essaims de mosquites furent aussi nombreux et aussi tourmentans que dans les Indes-Occidentales. I semblait y en avoir de plusieurs espèces, et la
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juillet, .
plus grande était la plus venimeuse. Le même calme et la même chaleur continuerent les deux jours suivans, et nous conduisirent à la fin de la semaine sans plus de variété dans les événemens que la précédente. Nous avions de l’ouvrage pour occuper notre temps ; mais ce temps nous paraissait bien long. Nous étions maintenant prisonniers sur terre et sur mer, car on ne pouvait voyager sur terre dans l’état où elle se trouvait; et quant à la mer, elle n'offrait pas encore un seul espace d’eau libre. Les mosquites rendaient même la chasse impraticable, si ce n'était à minuit.
Un vent du sud poussa quelques fragmens de glace vers le nord, mais du sommet de la plus haute montagne on ne voyait pas le moindre intervalle de mer libre : toute sa surface visible était une masse compacte de glace. Comme c’était dimanche, les travaux furent interrompu ; maisle lundi, nous parâmes le Krusenstern, etnous le tirâmes de la glace sur le rivage afin de le radouber et de le calfater ; et comme la glace était alors en mouvement autour de nous, il devint nécessaire de nous amarrer aux rochers de chaque côté. Il tomba beaucoup de pluie pendant une grande partie de cette journée.
La pluie continua ; nous eùmes une brise fraiche et une température plus basse, ce qui nous délivra momentanément des mosquites. Nos travaux du Xrusenstern continuerent, ainsi que les
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autres, pendant toute cette journée et la suivante que nous employâmes à remettre à bord du vaisseau les parties de la machine à vapeur qui pouvaient nous être de quelque utilité. Nous fimes couper les cylindres, pour en examiner les matériaux. Quant aux chaudieres, comme elles ne pouvaient nous servir à rien et qu elles ne valaient pas le transport, nous les laissâmes sur le rivage, avec la réflexion satisfaisante qu'elles seraient du moins pour nos amis les Esquimaux une mine de fer précieuse.
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On avait remarqué la veille quelques truites 2? juilldans le lac ; mais comme il était tard quand nous y allâmes avec la barque, nous ne pümes jeter le filet qu'une seule fois et nous n’en primes que quatre. Nous y retournâmes le 29, et nous eûmes la bonne fortune d’en prendre plus de cent, pesant l'une dans l’autre environ une livre. C'était la meilleure prise que nous eus- i | sions faite depuis quelque temps, et elle fournit deux jours de pleine ration à tout l'équipage. : | Le lendemaim, nous n'en primes que sept. 136 un | tomba un peu de pluie dans la soirée ainsi que | le lendemain matin. Le 31, nous primes au filet 34 jun et à la ligne plus de cent truites pesant ensemble {| plus de soixante-dix livres. Tous nos travaux continuérent comme de coutume, et la nuit du samedi, qui les interrompit, amena aussi la fin || de juillet.
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Quoique ce mois eùt été plus chaud et plus
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