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etqu'en y comprenant ce que les Esquimaux et nous nous en avions consommé , il ne nous en restait plus qu'environ deux cent cinquante livres. C'était encore plus que nos hommes , qui n'étaient pas très-forts , en pouvaient porter en sus de nos provisions. Je fis donc un marché avecun Esquimaux pour qu’il nous prétât trois chiens ; il devait me donner en outre une javeline qu'il avait faite, et recevoir une lime en échange.
Nous partimes, après avoir fait présent d’une aiguille à chacune des femmes. C’était un beau jour, quoique la brise fût trés-forte. Heureusement nous l’avions au dos, et elle ne nous incommodait pas. Après avoir fait quatre milles, nous arrivâmes à un cap fort élevé nommé Neokouak , et nous traversâmes le bras de mer par un chemin plus court et meilleur que celui que nous avions pris en venant , ce qui nous fit gagner un mille. Nous nous arrêtâmes à mi-chemin pour nous reposer et prendre quelque nourriture, mais nous fümes obligés de nous passer d’eau , faute d’avoir le temps de faire fondre la neige. Nous fûmes charmés de voir que l’extrémité de ce grand bras de mer, qui contient les pécheries de saumon, était couverte de bonne glace , de sorte qu’à compter de cet endroit du moins, le chemin serait facile jusqu’à la première grande rivière. A trois heures après midi, nous arrivâmes au vaisseau , avec notre cargaison en
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