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tachement. Je n'oublierai pas facilement la manière dont on m'a reçu.
Je regrette, comme vous, que la Reine n’ait pas pu exaucer votre vœu, et venir visiter en personne cette partie de son empire. On m'a déjà prouvé le dévouement affectueux qui l’aurait suivie, mais le premier devoir et le plus agréable que je remplirai en Angleterre sera de lui faire connaître les sentiments d'amour pour sa personne, et de reconnaissance pour son gouvernement que vous venez d'exprimer, ainsi que l'accueil cordial que vous avez offert à son fils.
Ces adresses furent lues en anglais et en français et il en fut de même des réponses que fit le Prince. On observa qu’il prouonçait aussi correctement le français que l’anglais. Après la lecture des réponses, ies orateurs des deux chambres furent faits chevaliers. Cette cérémonie s’accomplit de cette manière : ces messieurs ayant mis un genou en terre, Nou Altesse Royale leur frappa l'épaule du plat d’une épée nue: puis, leur ordonna de se relever eu leur donnant leur nouveau titre.
Sir Narcisse Belleau, Porateur «le la Chambre Haute, est membre du barreau de Québec et il est un des conseillers législatifs qui ont été nommés à vie par la Couronne, avant le changement que l’on a fait subir à la constitution du Conseil. Sir Henry Smith est aussi avocat et est membre du barreau de Kingston. il a, pendant plusieurs années, représenté le comté de Frontenac en parlement et a toujours, nous croyons, été élu sans opposition. Avant d’être orateur, il était soliiciteur général du Haut-Cauada.
Plus de mille personnes furen. présentées au Prince durant le lever. La variété et la richesse des costuines civils, relicieux et militaires offrait le plus brillant coup-d’œil. Parmi les membres du corps consulaire qui furent présentés, on remarquait M. le Baron Gauldiée Boilleau, consul de France à Québec. Le Synode de P6zlise d’Angleterre, les Juges de Paix du district de Quebec at plusieurs sociétés litéraires et nationales lurent des adresses, Les chefs Hurons de Lorstte en présenterent également une de la part des restes intéressants de cette héroïque tribu.
Après le lever, eut lieu un déjeûner auquel furent conviés plusieurs hauts fonctionnaires publics, des membres du Parlement et des étrangers de distinction, qui se trouvaient à Québec. Hi y eut de semblables invitations de faites pour les deux jours suivants.
Dans lapres-midi, le Prince et sa suite visitèrent les châûtes de Montmorency. Pour se rendre à cette belle cascade, il leur failut passer par le grand et populeux faubourg de St. Roch, qui forme presque une ville à lui seul, et par le village de Beauport, lequel, comme la plupart des villages bas-canadiens, n’est qu’une longue rue bordée de maisons riantes et confortables. Des arcs de triomphe de verdure, des drapeaux et des décorations de tout genre ornaient Ja route que suivait le Prince ; et partout, sur son passage, Penthonsiasme se manifestait par de bruyantes acclamations,
Dans ja soirée, un bal, donné par le Maire et les citoyens, réunissait dans la salle de musique Pélite de la société de Québec,
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