CONSEIL DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE DU HAUT-CANADA
Qu’il plaise à Votre Îtesse Royale :
Nous, les membres du Conseil de l'Instruction Publique du Haut- 4 Canada, demandons qu'il nous soit permis de nous joindre à nos
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oncitoyens qui ont par milliers célébré votre bienvenue duns un pays ‘hoisi d'abord comme asile par les émigrés royalistes des Etats-Unis l'Amérique, À nous, comme corporation, a été dévolue ln tâche 'instituer des écoles normales et des écoles modeles, destinées à foruer des instituteurs, de faire des règlements pour la régie des écoles primaires et des écoles de grammaire par tout le pays, et de faire choix de livres pour les enfants qui les fréquentent et pour les bibliothéques qui en dépendent; tandis que l'un de nous a été chargé du soin de préparer et de faire fonctionner les lois d'éducation. Nous nous sommes efforcés de nous pénétrer des mêmes sentiments que ceux quianiment notre bien-uimée Souveraine, et d'imiter l'exemple qu'elle donne par le vif intérét dont Sa Majesté fait preuve, et le zèle qu'elle déploie en encourageant la formation de maîtres et l'établisse. ment d'écoles, destinés à répandre les bienfaits de l'éducation parmi tous ses sujets ; et en cela nous avons été noblement secondés par tous nos concitoyens Canadiens, En commençant nos travaux en 1846, nos réunions eurent lieu dans une demeure privée, Le nombre de nos écoles était alors de 2,500 et celui des enfants qui les fréquentaient de 100,090. Maintenant nons possédons les édifices du département ie l'instruction publique aujourd'hui honorés pur la présence de Votre Altesse Rovale,—où les instituteurs sont initiés à l'art de l’enseignement et où les écoles se pourvoient de cartes géographiques, d'instruments de physique et de livres pour former leurs bibliotheqres; ces #coles sont aujourd'hui au nombre de 4000 et sont fréquentées par 300,000 élèves, Par le chant que l’on enseigne et les livres de texte des écoles, on apprend aux enfants à étre dévoués à la Peine et à chérir la mere-patrie en méme temps que le sol qui les a vu naître; et les principes du christianisme joints à une bonne instruction se retrouvent a la fois et dans les leçons qu'on leur donne et dans les livres dont se composent les bibliothèques des écoles. Avec tous nos concitoyens du Canada, nous prions Dieu de donner de longs jours à la Reine. Et d'ici a l'époque où il plaira à la Providence de taire monter Votre Altesse Royale sur le Trône de vos augustes ancêtres, nous espérons que le systeme d'instruction publique maintenant inauguré, aura largement contribué à rendre le peuple du Haut-Canada l'égal de tout autre peuple habi- ‘ant vos vastes domaines, en vertu, en intelligence, en esprit d’entreprise et en civilisation chrétienne.
Réponse du Prince :
Messieurs, —Les progrès qu'a faits le Canada ont excité mon admiration ; mais c’est surtout en ce aui concerne l’éducation que vos efforts semblent avoir été couronnés de plus de succès. Vous recevez,
je le sais, l’aide d'un habile administrateur, en recevant celle de votre
Surintendant en chef, et j’ai lieu d'espérer qu'en répandant l'instruction dans le Haut-Canada, on continuera d’inculquer à sa prospere et ndustrieuse population les principes de piété, d’obéissance aux lois et le charité chrétienne. Recevez, Messieurs, mes remerciments pour le von accueil que vous m'avez fait dans l'enceinte de ce grand et important établissement.