PRÉFACE
dans Oie pays. La véracité du récit de Cabeca de Vaca, est confirmée par Herrera(Décad.
lit, liv. II, eh. 4; décad. iv, liv. iv, ch. 4-8; décad. VI, liv. ^i, ch. 3-8), et par tous les historiens espagnols. On voit à la fin de cette relati^li i^ la Floride , que les deux Espagnols qui accompagnaient Cabeca de Vaca reviqrent dans leur patrie : le nègre Estevani^lja resta ai|tMexique , et plus tard il seryiji^^uide à Francisco Marco de Nizza dans Texpéditiou- jentreprise pour découvrir Qîbola. Ce malheureux Estevanico fut masaacré par les Indiens qui le prirent pour un
•#^ imposteur parce qu'il s'annonçait comme renvoyé d'un peuple blanc, lui qui était
^ noir(i).
^ ♦ Jj^ Espagnols qui abordèrent après Cabeqà de Vaca dans la Floride, trouvèrent des traces de son passage. On peut consulter à cet égard la^elation manuscrite du voyage
(i) La relation de Fral^H^D^arco de Nizza se trouve dan» coHecUon de Ramosio ènH^celle d'Hacbloyt.
PBfiFACE.
de Francisco Vasopez de Coronado, par D. Pedro de Ça^t^pncda Nagerd , qui attribue plusieurs foi« I^hx bons traitements exerces par Cabeça de facâ , fti confiance que témoignaient les Indiens* s voyez aussi Thistoire également ^h^te de la Nouvelle - Galice ^ par D. Matias^de la Mota Padilla^.^
Alvar Nuîiez Cabeca de Vaca fut certaine*^
ment un homme d'une grande ënei^ié , et son voyage à travers le continent septentrional de FAm^^rique est une des entreprises les pli:^ hasardeuses qui jamais aient été tentées. Quant à ses miracles , D. Antonio Ardoino , marquis de Sorito, a publié une longue et lourde dissertation pour en prouver Tauthenticité (i). Cet écrivain, après avoir raà* semblé soign^Kcment toutes les histoires fabuleuses que Ton trouve dans les auteurs anciens ou modernes, conclut que ces événements ayant pu arriyer , ceux que raconte
(i) Cette disseï talion a été Insérée par Barcia dans les HiiiorUidores {tri itivos de lëfJë^as,