PRÉFACE
Gabeça de Yaca méritent «k|| même croyance; pour ma part, je le lui |i«corde bien volontiers.
Il ,n'est peut-être pas hoi% dé propos de rappeler en peu de mot$- les expi^çlitions qui ont précède celle dont Alva^ît^ipaVtie.
Quelque^'auteurs ont prétendu que le continent de la Floride avait été aperçu en 1496 par Sébastien Gabot ; mais ce fut Jean Ponce de Léon qui le" premier y aborda. Ponce avait accompagné Christophe Colomb dans son second voyage , et il était devenu gouverneur, de l'île de Boriquen ou de Porto-Rico.
Ayant entendu dire aux Indiens que Ton trouvait la fontaine de Jouvence dans Tile de Bimini, Tune des Lucayes; il équippa deux navires pour aller à sa recherche.
Jean Ponce de Léon partit du port de San-<jrerman de Porto-Rico , navigua dans la direction du nord , et découvrit , le 37 mars , un continent auquel il donna le nom de Florida : les naturels l'appelaient Jaquara. Cette
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le soin qu'ils ont pris pour réussir , et même ce soin est tellement ignoré qu'ils sont obligés de le faire remarquer. Quant à moi je puis dire que dans le voyage que j'ai fait par ordre de votre majesté, je pensais sincèrement, après avoir quitté la terre ferme, que mes travaux et mes services seraient aussi évidents, et d'une aussi grande importance que ceux de mes prédécesseurs,^ et qu'il ne me serait pas nécessaire de parler pour prendre place à coté de ceux qui ont rempli avec la plus grande équité et le zèle le plus ardent, les charges dont votre majesté les avait honorés. Mais comme ni ma prudence ni mes soins n'ont pu faire que nous ayons conquis le pays où nous allions dans l'intérêt de votre majçsté, et comme, pour nos péchés, Dieu a permis que de toutes les flottes qui sont allées dans ces mers , aucune n'ait souffert d'aussi grands dangers, et n'ait eu une fin aussi désas-
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tf euse et aussi ïnisérablé que la nôtre ; il ne fne reste pôiir tîref parti de cette expédition, que d'oflfrir à votre majesté la relation de ce que j'ai pu voir etapprendrependantdix années pas^ sées dans les contrées les plus extraordinaires i et que j'ai parcourues ^tant dénué dé tout.
Je parlerai aussi de la situation de ces provinces , de leur éloignement , des vivres que Ton y trouve , des animaux qui y vivent , de la diversité des mœurs d'une multitude de nations les plus barbares chez lesquelles j'ai vécu. Je traiterai de toutes les autres particularités que j'ai pu observer et étudier, et qui , sous certains rapports , peuvent satisfaire votre majesté. Bien que l'espérance de sortir d'entre ces îiations ait toujours été trèsfaible chez moi , mon attention et mes soins n'ont cessé d'être extrêmes pour conser- Vei' le souvenir de tous les faits, afin de donner des preuves de mon bon vouloir pour le