‹ Relation faite par m. de Fontrailles des choses particulières de la courChapitre 33 sur 89 · B C ASTON · texte numérisé non relu

B C ASTON

D i)« .Udulini , es ïijuin lGi-2. n 111. A«iponi0 de Son Eminenee à ifortsi'Bur.

s Monsieur, puisque Dieu vcui que lesbommesayCDl recours à une ingénue et entière confessiou pour estre absous de leurs fauies en ce monde , Je vous enseigne le chemin que devez tenir pour vous tirer do la peine en laquelle vous esics. Vostre Altesse a bien commencé, c'est à elle d'acheier.et à sci serviteurs à supplier le Roy d'user eu ce cas de sa bonté en voslrc endroit, ainsi qu'elle y a grande disposition. C'est tout ce que vous peut dire cetuy qui désire vèritablemeni vostre contentement . et qui a toujours été et veut estre, eie.

■ Du dernier juin lOt-2. h

IV, Eicril de momieur de ta Rivière.

nSoD Atiesse m'ayant commandé de dire à U, le car' dinal le desplaisir sensible qu'elleavoil d'avoir lailly ,ei qu'elle d es iroit passionnément de le voir pour lui avouer tout ce qu'elle sçavolt , Son Eminence a voulu que je le disse au Roy . bien que je n'en eusse point l'ordre do Sadllc Allessc Royale, mais bien de faite tout ce qu'il commanderoit. A quoy ayant obéy . Sa Majesté m'a absolument commandé ri' cscrlre , ce que j'ay lait après une longue et respectueuse résislance de ma part.

B Monsieur m'a commandé de dire à Son Eminence qu'il désiroit le voir, qu'il le conjuioil d'obtenir sa grlce du Roy el l'oubly de sa faute ; qu'il avolt eu des liaison^ avec M. le Grand dont il eipllquerolt le détail k Son, Kminence; qu'il a volt aussi eu quelques liaisons avec M. de Bouillon et qu'il dirolt le particulier a Son Eminence, que Je ne scaj point. A costéeslesciii: à Rlonlftin,re20juintet2.>

HÉMOIBBS DB MO!NTBÉSOR.

la commit à La Rivière, qui dépendoit entièrement du cardioal de Richelieu. M. de Bouillon

V. Mêtponte du Ray, qui doit estre mue au bas de Vucrit de momieur de La Rivière.

c Après ce que le sieur de La Rivière a déclaré de la part de mon frère. Je désire qu'il retourne le trouver pour luy dire que s'il m'envoye par escrit toutes les choses dans lesquelles il s*estolt engagé et ausquelles on l'a voulu porter contre mon service, et qu'il déclare franchement ce qu'il sçait, sans rien réserver, il recevra des effets de ma bonté , ainsi qu'il en a déjà receu plusieurs fois par le passé. Je désire que ledit sieur de La Rivière m*apporle promptemcnt response , et qu'il vienne audevant de moy.

» La proposition de La Rivière est , que si Monsieur confesse tout sans réserve . le Roy trouve bon que sans le voir il sorte du royaume pour aller vivre à Venise.

» Il témoigne croire absolument que si on veut luy donner la liberté il donnera ingénue et entière confession de toutes choses.

j» H m'a demandé plusieurs fois ma parole sur ce sujet; Je n'ay osé la luy donner, oe sachant pas si le Roy l'agréera ; mais ma pensée est qu'il n'y a pas de difficulté à le faire, parce que ou Monsieur envoyera une bonne et entière confession, ou une mauvaise et défectueuse , on le poursuivra avec des troupes , selon la résolution prise , et cependant ladite confession , quoyque mauvaise • servira à la conviction de ses complices, et à celle de sa propre personne. S'il l'envoyé bonne , l'on s'en servira encore mieux, et le Roy ne sera obligé qu'à le laisser aller à Venise et ne le priver pas de liberté ; ce qui n'empescbera pas qu'on ne fasse ensuite ce qu'il faudra pour l'Estat.

» Mon advis est donc que vous disiez à l'abbé de La Rivière : M. le cardinal ne vous a pas voulu donner parole que le Roy laissast aller librement Monsieur à Venise sans le voir , au cas qu'il luy envoyast une entière confession de ce qu'il sçait; et cependant poor vons montrer qu'il fait tousjours plus qu'il ne promet , il m'a escrii pour conseiller au Roy de donner ce consentement à Monsieur : ce que Je feray très-fidellement , et en ce cas Je vous donneray, par commandement du Roy. la parole de Son Emlnence. Ainsi il ne tiendra qu'à Monsieur qu'il ne sorte encore une fols du mauvais pas auquel 11 est, selon vostre proposition, par Tlntervention du cardinal.

p J'ay donné parole à M. de La Rivière qu'on ne dira pointa Monsieur que la confession est deffectueusc ; seulement Je luy ay dit qu'il faut que la déclaration de Monsieur soit signée de luy et contresignée de Goulas.

p 11 eût bien désiré en avoir un projet , mais J'ay estimé qu'il vaut mieux que ces messieurs agissent à leur mode. Je vous ad voue que Je ne crois point que Monsieur déclare la vérité; et, en ce cas , il fondra advancer les troupes vers luy sans y perdre aucun temps , et Je crois roesme qu'en attendant la déclaration il ne faut pas di^ férer leur marche. Je crois qu'il est bon que M. Goulas apporte la déclaration de Monsieur avec M. de La Rivière. »

TI. Lettre de Monsieur au Roy, par laquelle il luy demande pardon de sa faute,

« Monseigneur , Je suis au désespoir d*avolr encore manqué à la fidélité que Je dois à Vostre Majesté ; Je la sappHe très-humblement d'agréer que Je luy en demande un million de pardons , avec un compliment de soumission et de repenUnce. J'espère de vôstre bonté

fut aussi retenu à Casai d'une manière tionorable pour lui : ce quejignora

extrême. Monseigneur, que vous aurez eomi malheureux esut où me réduit vosbre indlgi que le premier effet que vous m'avez commam rendre de mon obéissance , et auquelje protes satisfait très-sincèrement . me fera recevoir I le pardon que Vostre Mijesté m'a fait l'hon» promettre par l'abbé de La Rivière , et qu'elle conviée pour la tendresse et le bon naturel qn'c Jours eus pour moy , à escouter favorablemen humbles supplications qu'il luy en fera de ma ] ce dont je conjure Vosire Majesté par son prc et par l'honneur que j'ay d'estre , Monseignei très-humble et très-obéissant serviteur et s^Je

» Gas

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