‹ Relation faite par m. de Fontrailles des choses particulières de la courChapitre 74 sur 89 · LES MÉMOIRES DU DUC DTORCR · texte numérisé non relu

LES MÉMOIRES DU DUC DTORCR

ic d'Yorck (1), pins célèbre encore par ses rssoos le nom de Jacques II, vint expier is en France , les fao(es commises par les s Slaarts sor le (rône d'Angleterre. Sa reuse activité précipita le dénoûment si cette illustre et antique race. Mais au roii catastrophes qui traversèrent sa vie, ( avait constamment consigné par écrit les ents auxquels il avait assisté, et neuf ou urnes de manuscrits de sa main avaient uit de cette journalière résignation. Objet I la sollicitude du royal annaliste, ces M^ échappèrent deux fois au naufrage de sa . Une sorte de fatalité sembla pourtant s'atmx écrits même des Stuarts : déposés au des Ecossais à Paris, ils y étaient encore data la révolution française, et ils ne ïette fois être préservés de la destruction, nt confiés à un ami du supérieur de ce mais en attendant une occasion favoe les faire passer en Angleterre, cette e fut arrêtée. Un dépét pareil était plus Ssant pour motiver contre le receleur les igereuses accusations, dans un moment 'reur pesait sur la France, et la femme de ) dépositaire s*en débarrassa en les brû-

périt la source originale de tant de renlents précieux sur les dernières années de stie des Stuarts.

bien avant la destruction de ces mémoires, II en avait extrait tous les récits qui se aient aux événements arrivés en France , Bon premier séjour dans ce pays , c'est-àidant les années 1652 à 1659. Cest cet exème qui a été imprimé sous le titre de es du duc d'Yorck^ et que nous reproduiai suite des Mémoires de Turenne.

henlicité de cet écrit du duc d'Yorck a été d'uoe manière trop évidente par la pr^/Vice ordinal de fiooillon a écrite en tète de ces es, et par le certificat du supérieur du

qaes, duc d*Torck, fils de Charles I*', roi de la Brelagne . et d*Henriette-Marle de France, fille '. IV. roi de France , naquit au palala de Saints 24 octobre 1633 ; il mourut dans l'eiil àSatnth-en-Laye, le 16 septembre 1701.

DS nous sommes servis, pour notre édition , du i)lié par Ramzay à la suite de l'histoire de Tu-

collège des Ecossais à Paris, pour qu'il soit nécessaire de s'étendre aujourd'hui davantage sur leur valeur historique. Nous nous bornerons donc à reproduire ici ces deux documents (9).

PBiFACB DU GAIDINAL DB BOUILLON.

« Le Roi d'Angleterre Jacques II m'ayant fait l'honneur de me raconter, dans l'année 1695, plusieurs particularités et quelques actions considérables de la vie de feu M, de Turenne, mon oncle, qui m'étoient inconnues, n'étant pas rapportées dans les Mémoires que j'ai de lui , écrits de sa propre main (3), je pris la confiance de témoigner à ce prince que j'étoîs bien fâché que mon profond respect pour lui ne me permit pas de le supplier très-humblement de vouloir, par l'amitié qu'il conservoit pour feu M. de Turenne, mettre par écrit , aux heures qui lui seraient les moins incommodes, ces particularités et ces actions dont je n'avois aucune connoissance ; et je lui ajoutai que je prendrais la liberté de demander cette faveur à tout autre qu'à Sa Majesté , que je devois encore plus raspecter que la mémoire de feu M. de Turenne, que j'avois regardée jusqu'à ce moment-là comme la chose du monde qui m'étoil la plus chère; sur quoi Sa Majesté, par un eflet tout particulier d'une bonté et générosité sans égale, me dit qu'elle me ferait avec joye ce plaisir, le plus tèt qu'il lui seroit possible, en me confiant même que, comme elle avoit déjà écrit en anglois assez exactement, par année, les mémoires de sa propre vie , elle en tirerait et traduiroit en françois tout ce qui concernerait les campagnes qu'elle avoit faites dans l'armée de France , commandée par M. de Turenne , et de celles qu'elle avoit faites ensuite aux Pays-fias dans l'armée d'Espagne, jusqu'à la publication delà paix des Pyrennées , et au rétablissement^du Roi Charles II, son frère, sur le tréne de la Grande -

renne ( 2 vol. In-I**, 1735 ). La famille de Bouillon lui ayant communiqué un grand nombre de documents pour l'histoire du maréchal , il est probable qu'elle aura remis en même temps les Mémoires du duc d'Yorck.

(3) Cette déclaration du cardinal de Bouillon , lève toute incertitude sur l'eiistence des manuscrits autographes de Turenne, contenant les mémoires de sa Yie.

NOTICB KDR LH HÊHOIIU DU DUC d'TOKCK.

Bretagne. Je rus agréablement Borpris le Tin^l- (epti6me do mois de janvier de l'année «aîranle mit six cens qaalre-viogt-seize , loreqn'élanl allé A Sainl'Germain-en-Laye rendre mes respects à ce grand et ^ainl Roi , il mo mena dans son cabinet , où il me dit qa'îl m'avoil fait \eu\r pour me tenir In parole qu'il m'avoit ilonnfc l'année précédenle, et me mil en même temps entre les mains le présent livre, dans lequel il m'tissura qu'il avait recneilli tonl ce qu'il avoil remarqué dans ses Mémoires an sujet de feu M. de Turenne, depuis l'snnée mil six cens cinqnnntedeuxinclusivcmeul, jusqu'en milsisccnssoiiLanle; qu'il m'en fai^oil an don avec plaisir, tant par rapporta lamémoire de feu M. de Turenne, qu'il me dit lui devoir être toute la vie trèit-chëre et 1res -précieuse, parce qu'il le rcgardoil comme le plus parfait et le plus grand homme qu'il eùl jamais connu, et le meilleur ami qu'il eûijamnis en (1], que par rapport à l'amitié dont il m'honoroit en particulier , il me recommanda cependant de De donner jamais à qnî que ce soil, durant son vivant, la Icclare de ces Hémoires. Après avoir rendu A Sa Majesté Irès-hnmbles actions d« grécea de ce bienfait, je lui promis d'exécuter ce qu'elle vcnoil de m'ordonner, et )e l'ai trés-fidèlement observé tant qu'il a vécu. Ce don de la main d'on al grand Roi me paroK si considérable eliilionurablepourlaméiiiuirede feuU. de Turenne, et pour toute notre maison, que dès ce jour-li, comme j'eus l'honneur de le dire à Sa llajesté en recevant d'elle ce précieax don, je pris la rësolation de le subslitaer on jour à perpétuité à l'ahié de notre maison, et c'est ce que je fais aujourd'hui , étant à Rome , le seiiiëme du mois de février de l'année mil sept cens quinze, j ayant, par un effet de la Providence divine, retrouvé ce précieux livre que je ne croyoisja* mais revoir.

• Signé Lu caioinil d* Bouillon, » Dojcn du Sacré Collège. *

|l) Le doc d'YoTckoese trompait pas; volden quels terme* le marjchal de Turenne en parlait dans une lettre qu'il écrivit deCalali, le 10 ~

■ Mooilenr le due d'Yorck ett Ici dfg»\ié , Il j avotl beaucoup de bruii en Angleterre. On fvolt pris lea armes pour le roi Charlei dm* la province de Chnler ; mat* le corps qui l'étolt assemble a ilé enilimnent dé-

<c Nous soussignés, prêtres ndmiDistralenn dt Colli'ge des Ecossais dans l'Université de Pari), à sravoir: Louis Inesse, ci-devant premier »tménier de ta feue reine de ta Grande-Brcta^H. et ancien principal du collège; Charles Whjrtbrd, principal; Thomas Incssc, sous-principal ;GtMges Inesse, procureur, et Alexandre Smith, préfet des études dudit collège; certifions à tous cni A qui il appartiendra, que les Mémoires ci-d»sus de fen roi Jacques II, de la Grandc-BreligDe, sont conformes aux Mémoires originaux angh», écrits de la propre main de Sa Majesté , el «•serves, en vertu d'un hrevel signé de sa mûi, dans les archives de nolredit collège; et «m susdits, cerliflonsen outre que le maouserilàdessus , revu el corrigé par le susdit roi Jacqio, traduit par son ordre, donné de sa main à ha S. A. E. le cardinal de Bouillon, le 27 damoiidg janvier 1696, et écrit de la main du sieur DenpslAr, l'un des secrétaires deSadile U^lt,()l conforme par leafeils, détails, ci rcona lances, ri> flexions, et généralement tout (le toar dislrlt seul et l'ordre de la relation exceptés), i ane wconde tradnelion des mêmes Mémoire* a«gW* originaux , faite par l'ordre de la feue reine it h Grande-Bretagne , aignée de sa main , cacMa du sceau de ses armes, contresignée par mjM Caryll, secrétaire d'étal, le li novembre ITH, et donnée le 15 janvier 1705, par le aasdilLaiii Inesse i S. A. Ë. le cardinal de Boqillon, p«V servir à l'histoire dn vicomte de Tareone. Bi foi de quoi , nons avons ugné les présenks , cl J avons apposé le sceau dudit collège.

oFaiti Taris, ce vingt-quatre décemWa ad sept cens trente-quatre.

V Signé L. iNisiB, Ch. WurTFOu, Thea- InsssB, Geor. iNissa, AI. Siitni. ■

fait parles iroupn dn parlement comme wUri ptrU» twrt. J'cDite rendu à li miison rojaledeStHit aam- >lco fort considérable il l'iSlilre eût un peu daré ; i*- \Ott même Taii quelques avanm pour cela, dooi n« verrei Ici parliez; si je ne suis remboursé par lacWiU ne faut pu parler de cela; •mail cette défatle reomN pour le présent toutes mes vues.

■ TvBBiina. ■

MÉMOIRES

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