DU COMITE CENTRAL
Le comité central (i), réuni au conseil {général de médecine , a TLonneur de prévenir la commission de l'intérieur des dispositions sanitaires qu'il vient de prendre , afin que le gouvernement les fasse exécuter sous le plus bref délai.
Les progrès et la violence du choléramorbus^ l'incertitude où Ton est sur sa nature , exigent d'abord que les hôpitaux pour les cholériques soient construits de l'autre côté de la Vistule, où s'est montré
(i) Le comité central fut d^abord composé de MM. Malcz, Enoch. Janikowski, Koehler, le Brun, Jasinskî, Fîjaikowski, le Gallois, Brierre-de-Boi&mout; le 17 juin on lui adjoignit MM. Foy et Léo.
ie choléra , pour éviter le transport dW malades à Varsovie (i). Relativement auxmesures de police qui concernent la ville , Toici celles que le comité central propose :
1^ Les employés chargée de la voîferîe' tâcheront de veiller avec soin à la propreté des rues; ils feront enlerer , tous les jours,les immondices des rues et des cours; ils empêcheront de brûler des fumiers et autres choses semblables dans les rues et sur les places publiques. Ta mauvaise odeur qui s en exhale ne pouvant qu'être préjudiciable à la santé ;
2* La maladie attaquant plus partîcu-^.
ïièrement lès gens pauvres et les ouvriers qui manquent dès premiers besoins de là vie, on organisera des hôpitaux pour lesrecevoir , et empêcher ainsi la propagatiort» du maf ;
5^ Il y aura dans chaque arrondissement
(i) De grands obstacles s'opposèrent à l'exécution de celte mesure , qui aurait , d'ailleurs , été rapportée plui tard, le comité, moins deux membres, ayant reconm» cfie la maladie n'était pas contagieuse.
t M7 ) ton dépôt de brancards et de civières pour
3e transport* des malades;
4* Les habitans , et surtout les propriétaires des maisons de chaque arrondissement, devront informer sur-le-champ leur maire respectif de tout ce qui a rapport au choiera ; lorsque le malade ne pourra recevoir chez lui les secours nécessaires, le maire de l'arrondissement enverra le chirurgien du quartier dans la maison où se trouve le malade ; il fera son rapport, et ordonnera son transporta l'hôpital;
5' Le maire de l'arrondissement est tenu d'adresser des rapports journaliers au comiité central sur la marche du choléramorbus;
6* Les réunions trop nombreuses d'indîiridus dans les cafés, les tavernes, les tabagies, seront interdites, parce qu'elles peuvent contribuer au progrès du mal (i)^
7** La police visitera fréquemment les habitations des pauvres et des juifs , pour
(i) Cet article n'a point été exécuté , parce que les «exemples de non-contagion se sont multipliés à 1 infini.
•( 248) «empêcher qu'un graad nombre de personnes ne demeurent dans la mên»e chambrej et pour que ces maisons soient tenues le plus proprement possible ; cette mesure est fondée sur les ravages que fait le choléra parmi les personnes qui habitent dans des lieux étroits et humides;
&• Les curés n'ouvriront pas les églises avant neuf heures , parce que les individus qui les fréquentent y viennent presque toujours à jeun , circonstance propre au développement du choléra;
9^ On défendra , sous des peines sévères, d'abattre et dç vendre les animaux malades ; on prohibera également la hier* re récente , les poissons morts et les viandes gelées ;
lo' Les corps des cholériques seront ensevelis le même jour, sans exposition; on observera la même 'disposition ( il ne s'agit que de l'exposition) à l'égard des personnes mortes d'autres maladies;
1 1* Les transports des corps auront lieu de bon matin, ou tard dans la soirée, sans pompe religieuse ;
{ «49 ) iVXei!; cadavres seront ensevelis à la
|>rafon<kur de lopredsydès leur arrivée
^u "cimetière Von n'attendra point ^ comme
on le fait ordinairement-, qu'il soit arrivé
^^autres^ corps ;
1 5* Il serait peut-être utile d'inhumer \e$
"Cholériques dans un cimetière particulier.
■ i4* 0n nettoiera iès tîhartibres et les -îéKéts des malades et des morts, par les fttbyens 'connus.
Le comité central, voulant garantir le pubHc de vaines frajr^rs^ l'informe que la vijsdadie étant sur tout, favorisée par. un mauvais régime , il est indispensable de ciMyre les lois de l'hygiène pour se préser-^ ^rtv du mal. Une des premières conditions; ^Bt la propreté. Dans les maisons humides^ iStroites^ pleines jd'habitans , situées dans les rues étroites , ou lé long d^e la . Yistule ^ dsuiA les- ateliers où travaillent un. grand nombre d'ouvriers, et où les matières dégagent des émanations plus on moins-for-t
(tSo)
les , on renouvellera l'air aussi souvent que possible par des ventilateurs, des foùmeâtox d appel, et^l'on purifiera ces éâdroits : à Taide des chlorures.'. . .
On aura soin de se vêtir chaudemenf^ dé ne rien ;porter sw soi de ^mouitlîé ^ .4'^ viter les alimens gras ,. rigîdefib,. 4iffî|ciïli9f: '.4 diriger ^faciles à coITomp^e;^4^ ne point /sortir à jeun» et de pie commettre auçm excès. Il est utile de ne point. ^er 4^ les lieux où il y a foule.
L'endroit consafclré au 4ëp6t dèa 'éÛ^ des malades ou déS morts d^ chol^vii^ 4loit être disposé de manière , - i^qtié- tôu9 oes t>bjets puissent; êl^elsuspendussur des &d^ tons ou surdés o<H*d0s, sans ètre*rô^»ser*rés; 2"^ ^ils'7)UÎ6$e»t être iPàeilf mtÇflt j^ Tiétrés par le ehlore , dont '6t^ doit'ajTdîr toujours '«ne certaine ^qti^Atité^ dans la <;hambte ; ' 3^ les efféti» , i^mlsl "• earpbsés à i aclioii' • d^'icMoi^é >pëndaiit tyrns foun{^ Vont ensuite nû» k, l'air pendant "lin'
f tfSr f
iurmdrn's double du premier; 4* le linge e^ les habiilemens des malades et des morts ieront blanchis dans de Teau» chlorurée ,.
sans savon; on les exposera ensuite à-1»
Tapeur du chlore; après ces purifications ,.
ils pourront être employés; il en sera de même de tous les ustensiles ; S^'le blanchis» sage de ces effets devra se faire dans une Buanderie séparée de celle oà on lave le fibge.
Considérant que les individus peu sobres^ habituas aux boissons, exposés au froid, qui habitent des endroits malpropres, mal sérës, pleins de monde, sont les plus sujets à la' maladie^ qu'une observation attentive a démontré que le choléra n était pas- contagieux, et que si Fon voyait quelquefois plusieurs individus en être atteints dans le même endroit, cela provenait de Tinfectiendu lieu, de la corruption de l'ain^ de la manière de vivre et de se conduire, le comité central a reconnu qu'il ne fallait point séparer les malades , comme on le fait ordinairement pour les affections contagieuses, mais qu'il était urgent de leur
porter de suite des secours; suivsmrt les dîs^ positions relatives au traitement de la ma-^ ladie ; les faits principaux ont été exposés à l'article du traitement.
Plusieurs autres arrêtés ont été encore pris par le comité central , ils ont rapport à l'historique des symptômes et aux eommu^* nications qui devaient être faites par le»
autorités au comité , nous allons seulement donner l'extrait de celui qui fixe les attri-» butions du commissaire de chaque quartier*
Tous les jours, ce fonctionnaire adressera au comité un rapport sur le nombre des malades de son arrondissement , ainsi conçu : i** nom, prénoms, âge, professions ; 2^ logement et sa disposition ; 3* endroit et heure de la maladie ; 4* secour»
administrés ; 5"* époque de la maladie d'après le certificat du chirurgien ; 6* soins à domicile ou transport dans un hôpital.