PROPORTION
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Nota. — Le relevé général de tous les blessés de Grimée, par récapitulation des entrées, des sorties, par guérison et par évacuation , des flécès pendant toute la durée de la guerre, est placé a la suite des pièce» justificatives de la cinquième période (eut n° 10),
Les consommations en objets de pansement donnent les résultats suivants pour chaque blessé :
Grand et petit linge 2kll-,482 grammes.
Bandes roulées 891 grammes.
Charpie • .... 1 181 gramnwfc
Total 6 556 grammes.
Ce qui porte les quantités d'objets de pansement consommées pendant toute la campagne à 196,000 kilogrammes, ainsi répartis :
Grand et petit linge 101,779 kilogrammes.
Bandes roulées. • . 46,666 kilogrammes.
Charpie 67,776 kilogrammes.
(Extrait du rapport de Son Exe. le maréchal ministre de la guerre*)
En fixant à une moyenne de 130 grammes la consommation du linge de chaque pansement, on trouve 35 pansements par blessé, ce qui .produit un total de pansements de 1,400,000.
Le nombre des médecins blessés par le feu de l'ennemi et par l'explosion des poudrières d'Inkermann a été de dix-neuf, dont un a succombé en France aux suites de sa blessure
472 résumé d'ensemble.
Fonctionnement du corps de santé. — Ce fonctionnement a toujours été, au point.de vue professionnel, a la hauteur de la mission sacrée que les médecins militaires ont eu à remplir. On en jugera par l'examen de ce fonctionnement dans les corps de troupe, dans les ambulances et dans les hôpitaux de l'armée.
Service médical des régiments. — Les médecins ont mis toujours une grande régularité dans l'envoi de leurs rapports de dizaine, et dans la plupart de Ces rapports, ils ont rendu un compte exact et détaillé de l'état de santé des hommes confiés à leurs soins ; ils ont donc puissamment contribué à éclairer sur les causes écologiques la direction médicale générale, et favorisé l'emploi des meilleures mesures préventives et curalives à leur opposer.
La prescription de constituer des infirmeries régimentaïres, dans le but de soulager les ambulances, a été exécutée avec zèle et rapidité, et si ùU établissements n'ont pas tous rendu les services avantageux que Ton était en droit d'en attendre, il ne faut pas en accuser les médecins, qui faisaient les plus grand» efforts pour les rendre convenables à des soins efficaces, mais bien les conditions pénibles de certains moments, qui absorbaient toutes les ressources et tous les moyens.
Toujours les visites des malades des régiments ont été pssurées, malgré la pénurie du personnel médical qui