‹ Relation médico-chirurgicale de la captivité des prisonniers français chez les ArabesChapitre 1 sur 4 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Pendant mon séjour en Afrique et mes courses à l'ambulance active de Tlemcen, fréquemment en rapport avec les Arabes, avec l'Ambroise Paré du pays, Ben-Zergua, ancien archialre des armées d'Abd-el-Kader, j'avais déjà recueilli quelques notes curieuses sur la médecine arabe.

Fait prisonnier, je me suis trouvé de nouveau en rapport avec une autre célébrité médicale, avecSidi-Mohamed, thebib (médecin ) renommé des Beni-Nassen. Je songeai à recueillir tous les documents que je pourrais me procurer pour en faire plus tard le sujet de ma thèse. Au moment de me mettre à l'œuvre, je vis que j'avais été devancé par MM. Varnier (thèse sur la médecine des Arabes, 1839) , Furnari, et mon ami le docteur Félix Jacquot. Je crus néanmoins qu'en choisissant comme sujet de dissertation inaugurale la relation médicale de ma captivité, et en y ajoutant ce qui me semblerait ne pas avoir été indiqué par ces auteurs, je pouvais parfaitement remplir le but que je me propose aujourd'hui.

Par sa nature même, quoique ce récit ne

se prête guère à une division bien tranchée , voici la marche que j'y ai suivie. Après avoir rapidement raconté la manière dont j'ai été fait prisonnier, parlé des quelques jours qui ont précédé ma jonction avec M. de Cognord et ses compagnons , j'ai abordé sans transition la partie des plaies d'armes à feu , et j'ai exposé le traitement de Sidi-Mohamed : c'est là ce qui résume à peu près toute la chirurgie arabe.

J'ai fait précéder ce que j'avais à dire des maladies internes de quelques mots sur l'alimentation, les boissons, les occupations des prisonniers, sur les événements qui ont précédé leur massacre, afin d'examiner plus loin cet ensemble de conditions au point de vue de leur influence sur la production des maladies qui ont sévi chez eux. J'ai indiqué ensuite quelques traits de la médecine arabe. Obligé malgré moi de resserrer mon travail , je sais que je n'en ai pas tiré tout ce qu'il aurait pu produire avec une plume plus habile. Mes juges voudront bien, j'espère, n'y voir qu'un simple récit, basé sur des observations consciencieuses que je livre à leur bienveillante appréciation.

Ut I.A

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