CHAPITRE XI
Im IndMDS astiôgent la ville de Buenos-Ayrei, donnent l'atsaut
et la brûlent.
Nous passâmes un mois à Buenos-Ayres , manquant de tout, et attendant que nos embarcations fussent remises en état. A cette époque, en i535 , les Indiens s avancèrent au nombre de vingt-trois mille hommes , et mirent le siège devant la ville. Cette armée se
Si EBLATIOH
composait de quatre nations différentes , les
Carendies , les Bartermis , les Zechuruas et les Tiembus. Ils avaient Tintention de nous exterminer jusqu'au dernier. Mais grâce à Dieu qui nous prot^ea dans cette occasion , nous ne perdîmes que trente hommes, y compris les officiers.
Aussitôt qu'ils furent arrivés prés de la .
ville, ils commencèrent à donner Tassant pour tâcher de Fenlever de vive force. Us nous lancèrent d'abord des flèches enflammées pour mettre le feu à nos maisons, qui n'étaient couvertes qu'en paille , à l'exception de celle du général y dont le toit était en tuiles; de sorte que toute la ville fut bientôt consumée.
Les flèches de ces Indiens sont faites en roseau : ils les allument par le bout avant de s*en servir; ils en font aussi avec une espèce de bois qui ne s'éteint pas quand il est lancé. Elles mettent facilement le feu aux maisons couvertes en chaume et à tout ce qu'elles atteignent.
Pendant ce combat, les Indiens incendié-
d'ulrigh schmidel. 53
rent nos quatre plus grands vaisseaux qui
étaient à Tancre à un demi-mille du rivage.
Efirayés par la multitude des assaillants , les
équipages s'étaient réfugiés dans trois autres
navires peu éloignés de là et qui portaient de
l'artillerie. Quand ils virent brûler les quatre
premiers vaisseaux, ils se mirent en défense,
et tirèrent quelques volées de canon , ce qui
effraya tellement l'ennemi , qu'il cessa l'atta--
que, se débanda et prit la fuite. Tout ceci
arriva le jour de la fête de saint Jean Tévangéliste. Tan i535.