‹ Relations de la mission de Nan-kin [microform] confiée aux religieux de la Compagnie de JésusChapitre 76 sur 81 · SECTION DE HAI-MEN ET TSONG-MING · texte numérisé non relu

SECTION DE HAI-MEN ET TSONG-MING

HAI-JIEX. Extrait de la correspondance du P. Launay. "A Li-se, sur la limite du Kong-po, j'avais fait annoncer que désormais on recueillerait à la Maison du Maître du Ciel tous les enfants, qui y seraient apportés. Les petites tilles abandonnées pullulent en cette contrée ; on les trouve sur les canaux et le long des chemins, oîi elles sont déposées. ; / ;;;

Les paysans du nord de Hai-men, gens de mœurs rudes, ne se font aucun scrupule de se débarrasser d'elles. Pour les plus pauvres une seule suffit, deux pour ceux qui sont un peu à l'aise ; trois, c'est le maximum. Mon vieux procureur de Li-se m'a donné de bonnes nouvelles. Les sages-femmes païennes lui apportent de plusieur lieues à la ronde des enfants, qui sont confiés ensuite aux 35 nourrices, dont il peut disposer. Hélas ! le nombre des enfants que nous sauvons est bien petit, en comparaison de ceux qui nous échappent. Une sage- femme dit que nous n'en recevons guère que le dixième, et que les parents aiment mieux les mettre ù mort que de nous les apporter. 'A Tong-tcheou, l'Œuvre de la Sainte-Enfance marche difficilement; les enfants abandonnés sont recueillis par l'Orphelinat païen, qui jouit de la protection du mandarin et possède d'abondants

revenus. Ce magistrat, ses conseillers et les personnages influents de la ville offrent même de l'argent aux familles pauvres., pour les empêcher d'abandonner leiurs enfants.

" Nous aussi, nous donnons de l'argent ; pourquoi n'aurions pas des nourrices à notre service ? Ici se présentent des difficultés sérieuses. Ces femmes païennes, bien souvent, pour ne pas dire toujours, le temps de nourrice achevé, veulent garder les enfants ; ce que nous ne pouvons permettre. De plus, les païens s'opposent à notre action ; et nous n'avons qu'une nouvelle chrétienne, qui puisse s'occuper de l'œuvre ; établir un Orphelinat à Tong-tcheou serait chose prématurée. 'A Zu-kao, notre position est encore plus difficile. Là, à 130 lys des chrétientés de Hai-men, dans un pays où nous sommes encore , peu connus, au sein d'une population qui ne nous est pas sympathique, et à côté d'un Orphelinat païen établi depuis plusieurs siècles, et qui dispose de 1000 à 1,200 nourrices, il faut avouer qu'il n'est pas facile de soutenir la concurrence. De plus, les nourrices de Zu-kao sont ou les mères même des enfants, à qui on accorde un subside pendant deux ans, ou des femmes qui recueillent ces enfants et les élèvent pour en faire de futures belles-filles. Les nourissons disgraciés de la nature sont les seuls que l'on rende à l'Orphelinat. Je tiens tous ces détails de la bouche de notre médecin, à qui l'administrateur de cet établissement les a lui-même racontés.

"Nous avons à Hai-men quelques chrétientés, où de pieuses vierges recueillent des enfants en plus grand nombre qu'ailleurs, car on en sauve un peu partout. L'Orphelinat païen de Kieu-kong en reçoit beaucoup ; on pouvait y pénétrer autrefois et dans une seule année une femme en baptisa 200 ; mais on finit par découvrir qu'elle était chrétienne et toute entrée lui fut interdite.

"A Yeu Kong-sou, on recevait jadis une quantité considérable d'enfants abandonnées, grâce à un vieux païen, qui les apportait du bourg de Sê-kong, situé à cinquante lys de distance ; mais ce bourg possède aujourd'hui un Orphelinat ; tout transport de nourrissons est interdit, et il nous en arrive fort peu.

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' Cuire ces enfants, il y en a d'autres qu'on baptise à domicile ; les sages-femmes surtout sont chargées de cette bonne œuvre, et l'une d'elles eu régénère cliacjue aimée une centaine dans les eaux du Baptême.

A Hai-men, les chrétiens sont zélés pour élever les enfants païens, et ils se disputent ceux de l'Orphelinat de Yeu Kong-sou. Une fois placés dans les familles, ces enfants sont traités avec charité, et quand ils sont devenus grands on leur procure un établissement convenable. L'un d'eux, adopté autrefois par le plus riche chrétien de cette contrée, épousait dernièrement la fille d'une famille également riche et jouissant d'une grande considération. "

TS0NG-3IING. Nous empruntons encore au P. Launay les détails suivants.

Quand je suis arrivé à Tsong-ming, j'ai trouvé l'Œuvre de la Sainte-Enfance sur un bon pied. On apportait beaucoup d'enfants ù l'Orphelinat central, quelque fois 120 et plus dans nn seul mois, an commencement de l'année. La proportion, sans être ensuite aussi forte, s'est maintenue cependant à un bon chifFre; dernièrement encore sept ont été reçus dans un seul jour ; un jour même il en est arrivé douze. Ces pauvres petites filles sont à pgine viables. Leur maigreur eflErayante, leur teint blême, leur peau froide, tout vous dit qu'elles n'ont plus qu'un souffle de vie. J'ai quelquefois jeté un coup d'oeil sur elles en les baptisant et je me demandais qui d'entre elles avait des chances d'échapper à la mort. Pour être plus sûr, j'interrogeais les directrices de l'Orphelinat, qui, après les avoir considérées attentivement, me répondaient : Celle-ci, et celle-là vivront ; " c'était tout sur une douzaine.

' Semblables faits n'ont rien qui doive étonner ; car, quand ces petites filles nous arrivent, elles ont déjà été abandonnées et privées du lait de leur mère; trop heureuses si elles n'ont pas déjà été exposées à la brutalité de leurs parents, comme celle qu'on me montrait au mois de mai dernier. On l'avait recueillie sur le sol, où elle gisait sans connaissance, jetée là par des mains sans pitié. On -la porta au

Koiig-sou voisin, où elle demeura pendant vingt-quatre heures privée de sentiment; mais Dieu voulait qu'elle ve'eût; elle revint à elle, recouvra la santL', et elle est maintenant soignée par les chrétiens avec tendresse.

'' Ce que nous appelons l'Or^Aelinat central de Tsong-ming, n'est h proprement parler qu'un dépôt; et vous ne voyez là en permanence que quelques enfants, idiots, estropiés ou paralytiques. Les autres n'y passent que peu de jours ; ils y meurent, ou sont confiés îi des chrétiens.

" Après cet Orj)heliuat, dit du Grand Kong-son, vient celui de la ville de Tsong-ming; il est en pleine prospérité et a re<;u en 1874 près de 220 Orphelins. Les habitants ne lui sont point hostiles ; et sa réputation est si bien établie, que les parents eux-mêmes viennent y apporter leurs enfants, sachant qu'ils seront bien soignés et qu'ils vont au ciel quand ils meurent. Tout dernièrement une femme, mère de quatre enfants, ne pouvait conserver un garçon ; un de ses parents voulait l'adopter, mais elle refusa de le lui donner : " Plus tard, disaitelle, je perdrais la face quand on dirait que c'est là le fils que j'ai abandonné. " Elle l'apporta à l'Orphelinat.

* Il y a dans la ville de Tsong-ming un Orphelinat païen ; mais comme il ne fait pas de largesses à ceux qui viennent y déposer des enfants, actuellement il se trouve vide ; pour nous, nous accordons une prime pour chaque nourrisson qu'on nous donne, et nous n'en manquons pas. Xous trouvons assez facilement des nourrices, niais nous avons soin de leur poser nettement nos conditions et elles les acceptent ; c'est-à-dire que plus tard elles doivent nous rendre les petites filles qui leur sont confiées, au lieu de les garder, ou de les remettre en d'autres mains païennes.

Les sages-femmes parviennent toujours à baptiser à domicile un certain nombre de nouveaux-nés en danger de mort. Celle qui se distingue le plus dans cette œuvre est une bonne veuve nommée Claire. Chaque année elle en baptise plus d'une centaine.

' Je ne saurais passer ici sous le silence le zèle dont les chrétiens

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(le Tsong-ming l'ont preuve pour élever les Ya-ini-lony, ou enfantFi sauvages ; c'est le nom qu'ils donnent aux petites filles n'appartenant plus à leur famille, puis qu'elles en ont été abandonnées. Ce zèle est admirable, et on le trouve surtout parmi les pauvres. Bien qu'ils doivent pourvoir à l'entretien de leurs propres enfants, ils veulent encore nourrir un ou deux Ya-mi-long ; et ils les regardent, paraît-il, comme une sauvegarde contre les châtiments du ciel. Ces pauvres gens ont à peine ce qui leur est nécessaire pour la nourriture et le vêtement ; mais peu importe, ils adopteront encore un enfant.

Je visitais un jour, m'écrivait le P. Rossi, une pauvre maison de néophytes, qui ne se composait que de delix chambrettes en roseaux. J'entrai pour dire quelques mots; on m'invita à m' asseoir sur un petit banc, le meilleur meuble de la maison ; j'adressais à ces bonnes gens plusieurs questions sur leurs enfants, lorsque j'entendis des pleurs dans la chambre voisine : Père, me dirent-ils, c'est la Ya-milong. " Ils m'apportèrent alors une charmante petite fille qui venait de s'éveiller et me prièrent de la bénir. Cette orpheline qu'ils élèvent est la bénédiction de leur famille. "

Lorsque des parents déjà vieux ont marié leurs propres enfants, ils en adoptent un qui fera plus tard la consolation de leurs derniers jours.

Chaque vierge, douée d'un peu de zèle et vraiment fervente, tient à se procurer une orpheline ; celle-ci devenue grande en élèvera une autre, et ainsi de suite. Pour ne citer qu'un exemple, la directrice de notre Orphelinat du Grand Kong-sou, orpheline elle-même, adopta jadis une petite fille; celle-ci en a adopté une troisième, qui est actuellement âgée de douze ans et fort intelligente.

Tous ces enfants sont traités comme ceux de la famille ; devenus gi-ands, ils prennent place dans la société chrétienne et lui rendent parfois de précieux services. Les deux directrices actuelles de nos orphelinats sont elles-mêmes d'anciennes orphelines. Sur les 3000 chrétiens qui composent le district du P. Rossi, 300 recueillis autrefois

par la Sainte-Enfance sont âgés actuellement de dix-neuf et vingt

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îfiis ; et sur 25 ou 20 mariages bénits récemment, la moitié' des conjoints étaient des prote'ges de l'Œuvre. "

SECTION DE NAN-KING. - MISSION DE NAX-KIXG, proprement dite. " Cette ville, dit le P. Ravary, ouvre des asiles à bien des misères ; je ne citerai que celui qui est connu sous le nom d'Hospice du peuple juntire. " Des centaines de bouches affamées y sont nourries chaque jour, aux frais d'une administration parfaitement organisée. Toute famille honnête et indigente, même étrangère, peut y recevoir le bienfait de l'habitation et de la nourriture; mais l'entrée en est interdite aux personnes inconnues, qui n'ont pas de fonctions à y remplir. Un mandarin Supérieur est préposé à la surveillance de cet hospice, et donne seul l'autorisation de pénétrer h l'intérieur. Nos vierges chrétiennes, ont essayé ù plusieurs reprises d'en franchir le seuil, mais elles ont échoué dans leur pieuse tentative. Là sans doute elles auraient rencontré maintes petites créatures aux prises avec l'agonie, et auraient pu verser sur leurs fronts l'eau sainte du Baptême, qui leur aurait ouvert la porte du ciel ; elles ne perdent pas courage, et de nouveaux efforts seront peut-être couronnés de succès.

" Grâce ù leur zèle intelligent et au dévouement de quelques pieuses personnes, nous enregistrons 227 Baptêmes d'enfants païens moribonds ; et nous savons que la plupart d'entre eux ont déjà quitté la terre. Ce qui nous console et encourage nos efforts, c'est que cette œuvre prend une extension sensible ; les six derniers mois ont produit une moisson presque double de celle du semestre précédent. La 2)osition nous est plus connue ; les préjugés tombent ; et nous allons essayer de multiplier nos moyens d'action.

" Nous baptisions, il y a trois mois, une pauvre enfant que les vierges tenaient entre leurs bras, c'était la cinquième fille d'une famille mahométane de notre voisinage, Ji nous personnellement connue, et qui se regarde comme malheureuse, parce qu'elle n'a pas de garçon. Son premier né était un fils qui mourut en bas âge. Il y a encore trois filles à la maison ; l'aînée a douze ans, la seconde étudie à notre école ; du consentement de sa mère elle a appris les

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prières catholiques, vient souvent à notre chapelle, aime beaucoup la Sainte Vierge et désire être chrétienne ; inais son père et d'autres membres de sa famille s'y opposent actuellement. II y a trois ans, cette mère désolée mettait au monde une quatrième tille ; l'enfant était sacrifiée d'avance, et il fallut toute l'industrie de nos vierges pour lui sauver la vie. Elle fut remise entre leurs mains, reçut le Baptême ; et, peu de temps après, elle était envoyée h Zi-ka-wei, dans l'établissement du Sen-Mou-ieu.

- Au mois de novembre 1874, la cinquième fille, c'est-à-dire celle dont j'ai parlé précédemment, venait au monde ; et, par une pieuse convention " faite d'avance entre la famille et les vierges, elle nous était donnée, puis baptisée.

'Nous avons donc ici 'un petit Orphelinat. Non; ce mot n'exprime pas la chose. On vient souvent, il est vrai, nous offrir des enfants ; et les vierges dans leurs courses ou leurs visites aux malades, rencontrent assez fréquemment des familles malheureuses qui leur en confieraient volontiers ; mais nous sommes dans la dure nécessité de les refuser. Pendant l'année, neuf petites filles ont été déposées dans l'école, presque à notre insu ; et nous avons dû les recevoir. Plusieurs n'ont vécu que quelques jours ; deux ont été placées chez des nourrices; xme est élevée par les vierges; et les autres ont été envoyées à Chang-hai.

Ouvrirons-nous à Nan-king un Orphelinat digne de ce nom ? L'avenir nous l'apprendra. Les Supérieurs et les Missionnaires le désirent vivement, mais des difficultés de plus d'un genre retardent la réalisation de ce projet ; et celle de soutenir la concurrence avec l'Orphelinat de la ville n'est assurément pas la moindre. Cet établissement, grâce aux ressources abondantes dont il peut disposer, et à la protection des mandarins est, paraît-il, digne d'une grande cité ; et ici, nous ne devons offrir rien de médiocre aux regards curieux d'une population intelligente, et surtout des fonctionnaires du gouvernement."

MISSION DE YANG-TCHEOU. A Tan-yang et à Yang-tcheou deux

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femiuos chrétiennes entrent dans les Orphelinats païens et y baptisent les enfants en danger de mort ; ù Ou-ho une vierge se rend dans les familles pour y exercer, quand elle en trouve l'occasion, le même ministère de charité.

]^s Orphelinats de Tchen-kiang et de Yang-tcheou sont actuellement ce qu'ils étaient en ISTl. Les enfants y abonderaient, si nous pouvions les recevoir, mais l'exiguité de ces deux établissements impose force'ment des bornes ji notre charité.

Hia-kiun-tsiuen, médecin chrétien de Tsin-kiang, a été lâchement accusé d'arracher les cœurs et les yeux des enfants, et de les vendre aux Missionnaires. Pour s'assurer du fait et lui intenter ensuite un procès, on déposa sur le seuil de sa porte une petite fille : il la recueillit, la baptisa et lui chercha une nourrice. Trois jours après, nu païen vint la réclamer, disant qu'il en était le père ; Hai-kiuntsiuen refusa de la rendre, parce qu'elle avait déjà reçu le Baptême. '■ Tu lui as arraché les yeux, dit alors cet homme ; mais je veux la voir et la montrer à tout le monde." Les curieux se pressaient en grand nombre dans la demeure du médecin ; poiir prévenir des désordres, dont il serait peut-être la première victime, il apporta la petite tille et l'exposa aux regards de la foule : ' Voyez, dit-il si cette enfant a encore ses deux yeux ; et montrez-moi, par quel endroit je lui ai arraché le cœur. Regardez bien si elle a encore tous ses membres." A ces mots il lui enlève ses habits et la laisse toute nue, comme il l'avait trouvée, trois jours auparavant. ' C'est bien, reprit alors le père ; je snis satisfait, Tu me donneras 6,000 sapèques et tu pouiTas la garder." — " Xous recueillons vos enfants, quand nous les trouvons dans la rue, repartit le médecin ; mais nous ne les achetons pas. L'Eglise soulage la misère ; elle ne fait pas le commerce de chair humaine. Cette fille t'appartient ; si tu la veux, prends-la et retire-toi. Mais surtout aie bien soin de la nourrir." Le païen ne s'attendait, pas à ce dénoûment ; il emporta l'enfant qui, rendue à sa mère dénaturée, ne vécut que quelques jours et prit son essor vers le ciel. Elle fut bientôt suivie dans sa nouvelle patrie pnr plusieurs

autres petites filles, auxquelles Hai-kiun-tsiuen procura la grâce tlu Baptême, et qu'il abandonna h leur misérable sort, car ses ressources ne lui permettent pas de les élever. Cependant, pour donner une leçon aux infidèles, il vient d'en arracher une à la mort ; elle est élevée dans sa maison par une nourrice, et il lui prodigue les soins les plus délicats, au grand étonnement des voisins, témoins de cet acte de charité.

MISSION DE NING-KO. Dans celte contrée, où la population a été presque anéantie par les Rebelles, l'enfant qui naît, garçon ou fille, est reçu comme un présent du ciel et l'infanticide est rare ; le nombre des Baptêmes ne saurait donc atteindre un chiffre considérable. Toutefois une dizaine de femmes, douées de quelques connaissances médicales, visitent les enfants païens malades et les baptisent, quand elles les voient aux prises avec la mort.

MISSION DE NGAN-KING. Ici, comme au pays de Ning-ko, et pour la même raison, les Baptêmes sont peu nombreux. Cependant, deux femmes visitent à Ngan-king les enfants malades et leur confièrent le sacrement de la régénération, lorsque la nécessité l'exige ; dans les chrétientés les néophytes n'ignorent pas l'importance de ce pieux ministère, et ils l'exercent quand la Providence leur en offre l'occasion.

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