‹ Relations de Suffridus Petri et d'autres savants du 16. siècle avec l'Université de Louvain Etienne Heuschling et les derniers temps de l'enseignement de l'hébreu au Collège des trois languesChapitre 9 sur 14 · ST · texte numérisé non relu

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sauce des lettres anciennes, G. Huysmans fut puissamment recommandé par de hauts dignitaires , quand il prit la résolution de retourner dans sa patrie; grâce à sa bonne réputation ainsi qu’à leurs suffrages, il fut accueilli avec empressement par les directeurs de l’institution universitaire de Louvain, et il vint y prendre l’enseignement du latin au collège des Trois-Langues à la veille d’une crise politique qui devait interrompre assez longtemps les travaux de l’Université.

Cornélius Valerius, dont le nom vulgaire était Oudetoafer, avait remplacé avec succès P. Nanius en 1357 dans la chaire d’éloquence latine ; quand il mourut en 1578, cette chaire, qu’il avait illustrée à la fois par ses leçons et ses écrits (1), demeura quelques années vacante, à cause des calamités que les troubles civils faisaient peser pour ainsi dire sans interruption sur tous les corps formant l’Académie brabançonne. Une terrible peste , qui avait afiOigé la ville et le pays en 1379, avait décimé les rangs des professeurs ; c’est alors qu’avaient succombé en peu de semaines Corn.

sérieusft semblable i celle qa*il avait cr^i^e naguère à Rome sons le titre Ae» Nuits Katicanes. ( Voir sur cette institution VHistoire du saint, par Aies. Martin , cliap. II ].

(i) Voir sur la vie et les ouvrages do Corn. Valerius la notice de For* ptni , Bibl. l. I • p. 970~3i « et les Exordia coll. ‘Tril. de

V. Andr^, p. 55 — 58. Aucun ^loge ne surpasse celui qu*a donnd A. 8c1ioU i C. Valerius son maître dans la leltrc cit^e à Clir. Plantin. ( AnaUctes l847 )■

Gemma et P. Beausard. En même temps les excès de la soldatesque et des bandes indisciplinées qui parcouraient tout le Brabant empêchaient le concours ordinaire des étudiants de toutes les provinces. La confiance et la sécurité ne purent être ramenées qu’après la pacification de la Belgique qui suivit en 1585 la capitulation d’Anvers. C’est seulement l’année suivante que l’on travailla à la réorganisation du collège desTrois-Langues, et c’est alors que G. Huysmans fut accepté comme successeur de Corn. Valerius. Les deux lettres que nous allons reproduire font foi de cette date; la première est adressée au Recteur et aux représentants de l’Université par d’Assonleville, membre du grand -conseil auprès du gouvernement des Pays-Bas espagnols :

Magnifiée D. Rector.

Innotuit nobis in Alma Vestra üniversitate, cujusM. V. D. clavum tenel, deesse Latinæ Linguæ professorem in Collegio Trium Linguarum, quod cum Universitati ipsi , singulari Dei benefido jam pedetenlim recrescenti, dedecori, et studio.sæ juventuti non parvo sit detrimento : Hinc est quod nos ejus commodis qua possumus solertia consulere cupientes, honestum et probatæ vitæ ac conditionis virum Gulielmum Huysmannum J. U. Licentiatum , quo maximè fieri potest fervore vobis commendatum cupimus eoque magis quod humaniorum litterarum studio præcipue semper incubuerit, operamque suam illustribus adolescentibus in oratoria facultate

instituendis, non Duaci tantum, sed per integruna quoque sextennium , in Italia impenderit. Nam et in Âula 111“' et Rev*' D. Cardinalis Borrhomæi iitteras latinas publicè docuit , et deinde Proregis Siciliæ ex filia nepotem , non sine magno nominis , in exteris regionibus, incremenlo, liberalibus artibus erudivit, uti publico litterarum (estimonio quas legendasnobis exhibait constat. Quapropter adhibila in consilium ratione, commendatione nostra non indignum judicavimus, nibil plane addubitantes, quin vos etiam ubi virum audieritis nobis sitis assensuri. Scio testimonio nostro plurimum vos semper tribuisse , facite obsecro , ut in hoc viro commendationem nostram maximum pondus habuisse reipsa intelligamus. Vale. Bruxellæ, 4 cal. Januarii (1).

Sumus iidiis amicus et servitor ,

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