LETTRE A M- AUCHER ÉLOY
ltp«hui, » inin U3B.
rit de Cfayraz une lettre qui p alarmée ; je t'y donnais de nouvelles sur ma santé alors altérée ; heureusement j'ai retrouvé ma lettre à Ispahan, aucune occasion ne s'étant présentée pour la faire partir. Ha santé est à peu près rétablie , aux forces près qui reviennent fort difficilement : j'ai tant souffert et du climat et des hommes dans les pays mâmei <pie j'ai viâtés ! i'aà eu la oMMOlation, en
arrivant ici cheK les bons p^es catholiques * de
n'ai pas grande confiance dans les personnes qui veulent se charger de cettenégociation. Je prend» le parti d'envoyer la lettre de change à Téhéran, au colonel Sbee qui remplace l'anibassad^r actuellement absent; U fera rencaissem9nt et trouvera une occasion d Je n'espère pas avoû* ci la fin de septembre; o reprendre la route de ( Je prendrai donc le [ Ispahan ; et au printemps je me dirigerai sur Constantinople, en passant par Bagdad, et de trèsboune heure je me trouverai à Constantinople. Tu peux être fort tranquille, je suis très-bien à Djulfa; les pères ont beaucoup d'amitié pour moi , et de plus il y a ici un très-bon médecin
européen qtiî mérite toute confiance. La route que je prendrai pour mon retour est fort bonne, et je n'ai absolument rien à craindre. Un des pères, qui va se fixer à Constantinople , fera la route avec moi. Je suis peiné de ce contretemps j j'espérais passer l'hiver auprès de vous ; c'est une grande contrariété pour moi. Une fois de retour à Constantinople, je puis t'assurer que je n'entreprendrai plus de longs voyages; je suis à bout de mon courage.
Nicolas est tout à fait rétabli, et je suis maintenant fort content de ses services et dé son activité. Je lui ai fait part des intentions du Logothète ; il m'a déclaré franchement qu'il ne voulait pas de la place qu'on lui proposait.
L'ambassadeur d'Angleterre, auquel j'avais donné une lettre de change sur toi, est parti pour Hérat, et ne m'a point fait savoir si cette lettré de change avait été payée ou non.' Qu'as-tu fait? Es-tu parvenue à la payer? Écris-moi tout de suite , toujours à Téhéran.
EN ORIENT. 66à