C. La tribu Bairam-Chali
Salachs.
Oukonz.
Kouchib.
Onroiu-Routeliii.
D. La tribu
Koudjoub
Tatar.
Kiilik^.
ileiTiadjis.
])ODkricks.
Kerriks.
Wagtimét.
Akkariu.
iVoM.— Quant aux autres Turcomans, il y a chez eux quatre familles ou tribus distinctes qui , suivant leur croyance, tirent leur origine de quatre frères successeurs du prophète , et jouissent au milieu de ces peuples barbares d'une certûne considération ; ce sont :
1 ° Hodjas , descendants de Hezzet-Ali , neveu et gendre de Mohammed; ils sont dissënûnés au nûheu des Turcomans > et sont retires maintenant à Kkiva.
2* Attas, descendants d'Umar; cette tribu était autrefois très-forte et Se composait de près de trois mille familles , mais elle eut beaucoup à souffrir des vexations de Nedjb-AU-Kbui
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de BoudJDourd , et d'Abbas-Klian , gouvemtur d'Asterabad t ce qui reste ect reUré à Khiva.
3o Cheiks, descendants du calif Osman; Us occupcot les Këines campements que les Boinders de la tribu des GoklanS] ainsi que Kaleh-Sbeik , situé sur le Sound.
4* Mabtoums , ou descendants d'Aboubekre , vivaient arec les Attas ; cette tribu était autrefois nombreuse, mais elle est i^ duite aujourd'bui à une centaine de familles retirées à Khiva
Propriétés, culture. On divise encore Iqs Yamouths et Goklans , en Turcomans ou deminomades , parce qu'ils s'occupent aussi d'agriculture, et en Tcharwas, qui ne mènent que la vie pastorale.
La propriété territoriale est connue de c« peuple; il y a des champs qui appartiennent à des familles depuis un temps immémorial. Lorsque l'un d'eux creuse un canal, tout le terrain que ce canal peut arroser devient pour lui une propriété que personne ne lui dispute. Au reste, les pluies et les rosées dispensent ordinairement d'irrigation ; la terre est grasse et en même temps légère, et demande peu de soins au cultivateur^ leur charrue est des plus simples , et ne consiste qu'en un morceau de bois recourbé et pointu à l'une des extrémités , qui forme le soc , à peu près comme celle de Perse ; mais elle est plus légère; le joug est attaché transversalement à l'autre bout , qui sert de timon. On se sert ordinairement pour le labour de bœufs, de buffles ^^
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3M RELATIONS DE TOfAGES
de chevaux, d'ânes et même de chameaux.
Ils cultivent principalement l'orge et le froment : il y en a des champs immenses de l'autre côté du Gourghan ; mais les terrains qui donnent les meilleures céréales sont ceux qui sont inondés tous les ans par ce fleuve et par l'Attreck. Ils s'étendent depuis l'embouchure jusqu'à environ dix agacbs an-dessus ; plus loin , ils sont trop encaissés pour déborder. Les Turcomans assurent que d'un batman d'orge ou de froment ils en retirent ordinairement trente à quarante , et que, dans les endroits inondés, ils n'en retirent jamais moins de cinquante. Cette proportion est presque doublée dans les années où l'inondation dure longtemps; il faut en conclure que le sol y est bien plus productif qu'en Perse où, malgré toute l'industrie des Persans, la proportion n'est que de vingt-quatre pour un dans les meilleures terres , et pour l'ordinaire , de douze à dix-huit pour un.
La troisième espèce de céréale, fort en usage parmi ce peuple , est le djoghène (1) ; il a quelque ressemblance avec le millet et le blé de Turquie : la semence en est très-blanche, de forme ibérique, un peu aplatie et vient en
(1) Hokut cemutu, Willd. H. conpocAtt, Luak., eqpèce de sorgho, ou de grand millet.
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grappe sur la tige. Le djoghène est très-prodactif, et donne quelquefois mille grains et au delà pour un f il y en a deux Tariétés : l'une qui mûrit en trois mois , et l'autre en cinq ou six. Les Turcomans le convertissent en gruau et en farine, qu'ils pétrissent pour en faire de ïa galette ; ils en nourrissent aussi leurs cheTaux.Pour engraisser ces derniers , ils leur donnent le djoghène en herbe qu'ils coupent jusqu'à la racine, laquelle repousse de rechef trois, quatre , même sept fois pendant l'été , avant qu'on obtienne le grain , comme c'est le cas pour l'orge en Perse. La tige da djoghène, qui est très-grosse et qui s'élève à une hauteur considérable {huit ou dix pieds), sert pour le chauffage; on en nourrit aussi les chevaux , qui en sont friands , car cette paille renferme beaucoup de principes sucrés.
La culture du millet (arsan), et du riz (chaltouk), fait aussi partie de l'industrie agricole des Turcomans ; ils sèment encore le gortchek (ricin) et le konndjoud (sésame) , dont ils extraient de l'huile. Près de l'embouchure de l'Attreck, les Djafars-Beys et les Attas-Beys cultivent beaucoup de pastèques, de melons et de plantes potagères telles que pois, haricots, etc. ; les Goklans, qui ont des habitudes plus sédentaires, cultivent même le coton et élèvent des vers à soie.
Industrie et Commerce. — Les TurccraiBS
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Ki RELATIONS DE VOYAGES
fabriquent d'excellentes étoflesremarquables par ia solidité,. le goût du dessin et la beauté des couleurs : c'est spécialement l'ouTrage des fîemmes. Les femmes Yamoutbs excellent dans les ouvrages de laine , et les Goklans dans ceux d« soie et de coton. Toutes les parties des vêtements de ces peuples se fabriquent chez eux; mais ils n'en aiment pas moins l'éclat et la pa^ rure; l'intérieur de leurs tentes est très-ricbe et très-élégant, et leurs chevaux sont décorés de ta.' pishabilement ouvrés. La pièce de laine qui couvre la voûte de leurs alatcbiks ou tentes, et qu'au nommeagh-ib, exigea elle seule trois années de travail assidu pour une femme; c'est unfeutfç blanc parsemé de bouquets de fleurs. Parmi les tapis destinés à la vente, l'al-palas avec des bouquets coûte plus ou moins, suivant le nombre de bouquets , dont chacun est évalué à on réal : le meilleur tapis en a vingt-quatre. IrC berdtani-palas est tout garni de franges ; ilyena de brodés en soie : c'est l'ouvrage des TuroomansSalours de Séres.
Il est impossible d'énumérer tous les articles en. laine à l'usage des Turcomans; il y a dap sacs brodés de diverses couleurs qu'ils suspendent aux parois des alatchiks pour y serrer les effets de la famille, les tchouvals, grands sacs de voyage; les hourdjines, les surtouh-torba ,
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