‹ Relations entre le diabète insipide et l'hypophyseChapitre 46 sur 51 · OBSERVATION IV · texte numérisé non relu

OBSERVATION IV

Rœmer, Tumeur de la base du cerveau avec polyurie.—

Essai d'opothérapie hy pophysaire.

I s’agit d’un garçon de neuf ans qui.depuis deux ans,avait une soif intense et de la polyurie. Il n'y avait pas de traces apparentes, si ce n'est du rachitisme ancien. En particulier pas de maladie nerveuse. Wasserman du sang et du liquide

céphalo-rachidien négatif.

- L'enfant absorbait 10 et 11 litres de liquide en vingt-quatre

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heures, la quantité d’urine variait égalementde 10 à r1 litres et son poids spécifique était 1001-1003. Pas de glycosurie alimentaire.

L'auteur injecte dans la veine 0,75 centimètres cubes de l'extrait colloïdal. L’effet fut éclatant. La quantité d'urine en “une heure avant midi, heure de l'injection, était 600 centimètres cubes à 1.200 centimètres cubes ; de 12 à 13 heures 800 centimètres cubes, de 13 à 14 heures seulement 300 centimètres cubes ; entre 14 et 15 heures la quantité monta de nouveau à 1.000 centimètres cubes. Après l'injection le garcon, ordinairement triste et somnolent, fut merveilleusement gai et éveillée, comme jamais précédemment.

On fit ensuite quatre injections quotidiennes successives, intramusculaires de l'extrait. Le succès fut manifeste car la quantité d'urine tomba à 7 litres en vingt-quatre heures et son poids spécifique monta à 1006, Le malade put rester sans uriner pendant deux heures.

L'enfant mourut, l’autopsie révéla une tumeur de la base du cerveau, qui englobait la tige et le lobe postérieur de

l'hypophyse.

Ainsi donc ce cas confirme de façon éclatante, les résultats obtenus par expérimentation, de l’action diminuante la sécrétion urinaire de l'extrait hypophysaire. Dans ce cas l’action frénatrice fonctionnelle de l'hypophyse se trouvait détruite car le canal de la tige était obstrué par la tumeur. L’injection de l'extrait avait partiellement supplée à l'hypophyse, ce qui est analogue aux résultats de’Farmi et von

den Velden.

P. Fleurot k 7

il est probable que différents cas de diabète insipide né se comportent pas pareillement envers le traitement : dans ce cas-ci l'injection fut suivie de succès ; von den Velden et Farini obtinrent le même résultat avec de la pituitrine ; par contre Steiger ne put pas obtenir de diminution de la diurèse malgré l'injection de 3 centimètres cubes de pituitrine.

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