‹ Relations entre le diabète insipide et l'hypophyseChapitre 47 sur 51 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

(David Jewett de Rochester) (1) 6

Maladie de l'hypophyse et diabète insipide

Un garçon de douze ans est pris, dès septembre 1911, d’une envie fréquente d’uriner. En 1913, il devient somnolent, répond difficilement aux questions, présente une peau sèche, des organes sexuels atrophiés, puis apparsaïésent des vomissements, de la céphalée, une sensation de froid continu. Les poils n'étaient pas développés. L’urine était très abondante, sans albumine, la selle turcique paraissait étroite, les nerfs optiques étaient normaux, le champ visuel rétréci. On pense à une insuffisance hypophysaire et on soumet l'enfant à l’opothérapie. Après une période d'amélioration on dut cesser la médication en raison des vomissements et de la fièvre. A la suite de convulsions et de paralysie gauche, on fit une décompression sous-temporale, puis on administra de l'extrait du lobe antérieur seul, qui amena une amélioration

1. Medical Record, t. LXXXV, n° 6, 7 février 1914, p. 242-245.

dans l’état mental et physique et une diminution de moitié dans la polyurie.

OBSERVATION VI (David Jewett de Rochester)

Hypophyse et diabète insipide

C’est une femme de quarante-six ans, obèse. Mariée à vingt-trois ans, elle eut un enfant à vingt-six ans. Pesant alors 200 livres, elle augmenta encore de poids pour arriver actuellement à 240 livres. Depuis quinze ans elle se plaint de céphalées fréquentes, elle a eu il y a dix-sept ans une grossesse fantôme avec aménorrhée durant un an. Depuis ce temps les règles sont très irrégulières.

Elle a de la polydipsie et une polyurie abondantes, la peau est sèche, les poils font défaut, sauf à la valvule ; le champ visuel est rétréci et la selle turcique élargie par la radiographie. Cette malade fut améliorée par l’opothérapie hypophy-

saire du lobe postérieur.

Afin de compléter nos observations thérapeutiques, nous citerons l’observation de MM. Bergé et Pagniez, qui vu le peu de temps pendant lequel on a soumis la malade au traitement, ne nous donnera pas des résultats d’une grande valeur ; mais en les rapprochant d’autres analogues obtenus dans des cas identiques, ils nous viendront cependant en aide dans l'affirmation de nos conclusions thérapeutiques.

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