MOIS
| 1932 1937 JANVIER MO MET ete 9°9 1191 RÉVIIOR RM Ee 902 12°6
La comparaison de 34/A et 31/B, courbes ayant à peu près le même coefficient angulaire, montre qu'une température légèrement plus élevée n'est pas suffisante pour provoquer une croissance plus rapide,
La comparaison de 35/C et 36/C (même température) montre l'influence des précipitations.
Enfin la comparaison de 31/C et 33/C (même coefficient angulaire, même température) donne comme valeur probable des précipitations :
103%% ce 51} ] mm
quantité assez différente de 95°” correspondant au semis 36/C, courbe au coefficient angulaire le plus élevé. Cherchons la raison de ce
désaccord. Si l’on se reporte aux observations météorologiques du mois de février 1937 on trouve 52"" le |, et 11"" le 2, soit 63"" en un peu moins de quarante-hui: heures. Il est probable que cet apport massif d'eau n’a pas été utilisé par la plante, une bonne partie s’est infiltrée dans les profondeurs du sous-sol. En effet les cases lysimé. triques accusent pour la période du 19 janvier au 12 février une infiltra‘ion de l’ordre de 36"", Or du 15 janvier au l° février on a enregistré au Service Botanique une seule pluie de 0,82"", On peut aonc admettre que ces 36"" représentent la presqu totalité de l’eau perdue sans profit pour la plante. Dans ce cas la quantité d’eau utile tombe à 95% — 36%% — 59% au lieu de 62"" donnés par le jeu
des moyennes. La différence n’est plus que de 3"” (soit une erreur
de
— 4,8 %). Il est possible que sur les 36"" percolés il y en
é . pts 1 ”, ait quelques uns dus aux pluies antér'eures, ia terre n'étant pas complètement ressuyée. Nous adopterons comme valeur la plus pro-
bable : 607”.
Une étude parallèle de la valeur des autres éléments du milieu physique permet de leur attribuer, pour la période envisageé, les valeurs suivantes correspondant à la courbe 36/C.
LEMRÉTAURS Evapo- Humidité Rayon ration relative normal ali sol 12°6 13°6 63.4 72.0 5.803
La deuxième partie de la deuxième période correspond pour un semis normal aux vingt jours qui précèdent l’épiaison, c'est-àdire aux vingt premiers jours du mois de mars.
La courbe ayant le plus grand coefficient angulaire est 36/B (épiaison le 17 mars). La pluviométrie correspond à la période du (* au 20 mars est de l’ordre de 20"" e: la température moyenne est de 13°2; puis viennent 32/B (épiaison le 18 mars) pluviométrie 22°”, température 13°6: 33/A (épiaison le 25 mars), pluviométrie 56°”, température 11°5, et, 31/B (épiaison le 21 mars) pluviométrie 6°”,
HA
Les courbes 33/A et 31/B ont à peu près le même coefficient angulaire, la moyenne de la pluviométrie correspondant aux deux
couthes tatr—…-113] :
Les semis 36/B et 32/B sont au même stade de végétation. Les deux semis ont bénéficié pour la période du 1” au 20 mars de la
mm
même pluviométrie, la température moyenne seule a été légèrement différente. Or le coefficient angulaire de 36/B est nettement supérieur à celui de 32/B, 20"" ne constitue donc pas la pluviométrie la plus favorable.
Si l’on envisage les précipitations du mois précédent la période étudiée, 36/B a bénéficié d’une hauteur d’eau de 95” tandis que 32/B n'a reçu que 32"”. Il faut donc tenir compte de l'état antérieur d'imbibition du sol. Les mesures d’eau percolée et d'humidité du sol effectuées dans les cases lysimétriques le 12 février, le 4 mars et le 23 mars montrent qu'une partie des précipitations du mois de février se sont ajoutées dans le sol à celles du mois de mars. Tous
calculs faits on trouve que la plante a utilisé une hauteur d’eau correspondant à une pluviométrie de 30"*. Nous adopterons aonc
comme valeur la plus favorable : 30°"
Une étude parallèle des valeurs des autres éléments du mulieu physique permet de leur attribuer pour la période envisagée les valeurs suivantes correspondant à la courbe 36/B.
= - — ee:
Température Re
f : Evapo- Humidité Rayon
ration relative normal all sol x | | | | 1309 1304 45.2 66.0 6.068 |
TROISIÈME PÉRIODE. — DE L'ÉPIAISON À LA FLORAISON, (soit une dizaine de jours). Cette période s'étend, pour un semis normal, du 20 mars au l° avril, elle est relativement courte et par trop spéciale. Les meilleures courbes sont celles de 36/B et 36/C pour lesquelles la pluviométrie enregistrée pour la période « épiaison-filoraison » est de l'ordre de 15". La fécondation étant interne n'est nullement gênée par des précipitations de cet ordre de grandeur. Une telle pluviométxie est même très favorable parce que, dès la fécondation
terminée, la plante a besoin de beaucoup d’eau pour le développement du jeune embryon. Les deux courbés correspondant à 36/B et 36/C ont prat:quement le même coefficient angulaire et la piuviométrie qui correspond à ces deux courbes est à peu près la même, aussi nous considérerons cette valeur comme la plus probable. Nous adopterons donc 15".
Une étude parallèle des valeurs des autres éléments du milieu physique permet de leur attribuer pour la période envisagée les valeurs suivantes correspondant à la courbe 36/B.
| Température e D LA 1 Evapo- Humidité normal | ration relative normal | al) sol |
QUATRIÈME PÉRIODE. — DE LA FLORAISON À LA MATURATION. — Cette période pourra se diviser en deux parties : une première d’une durée de un mois, qui va de la floraison à la fin de l’état laiteux, correspond au mois d'avril pour un semis normal, enfin une deuxième variant de 25 à 30 jours s’échelonne sur le mois de mai dans le cas d’un semis normal.
Première partie de la quatrième période, — La meilleure courbe se rappcrte à 33/B. puis viennent celles représentant 33/A, 36/C, 36/AÀ e: 33/C. Le semis de 33/B a bénéficié d’une pluviométrie de l’ordre de 90"" de même que celui correspondant à 33/A. Ce sont également les courbes à ordonnée maximum.
Il est à remarquer que cette pluviométrie de l’ordre de 90”" est le plus fort total des précipitations enregistrées à cette époque au cours des six ans. Elle es: même consécutive à 49°” tombés du 29 mars au 9 avril. Je devrais en principe retenir cette pluviométrie de 90" en attendant d’autres observations qui me permettraient de conclure. L'existence des cases lysimétriques au Service Botanique et Agronomique va me pérmeitre de vérifier ce nombre de 90"% et de préciser la valeur à adopter. La quantité d’eau ayant
filtré du 9 au 30 avril et qui n’a pas eu d'utilité pour la céréale est
Hope
de l’ordre de 4"”. Si l’on veut en tenir compte, c'est à une valeur de 86"" qu'il faut ramener la pluviométrie au cours de cette période de végétation. Il est à remarquer que la valeur donnée par la courbe est très voisine de celle trouvée au moyen des cases,
En l'absence de case j'aurais adopté 90"",,mais puisqu'il m'est permis de préciser je prendrai 85"" (en arrondissant à 5°”).
Une étude parallèle des autres éléments me donne les valeurs suivantes correspondant à la courbe 33/B:
Mgr Evapo- Humidité Rayon ration relative normal all sol 16°9 16°8 60.1 69.0 12.655 Deuxième partie de la quatrième période. — Comme pour la pé-
riode précédente ce sont encore les courbes 33/B, 33/A, 36/C, 36/A et 33/C qui ont le plus grand coefficient angulaire. La pluviométrie, pour cette dernière période, est de l'ordre de 8””, je prendrai donc 10"". Les observations effectuées en cours d’expériences et la lecture des pluies instantanées enregistrées en Mai 1934 confirment que ces 10"* doivent tomber au début de mai.
Dans ce cas, en effet, la fin du moi de mai étant sèche, la valeur boulangère du grain se trouve accrue. Ce résultat est confirmé par les travaux du Labora'oire de technologie du Service Botanique et Agronomique.
En résumé, compte tenu des corrections pour la somme des précipitations on arrive aux valeurs suivantes pour les différents éléments du milieu physique. Ces valeurs ont été déterminées en utilisant l’assolement biennal.
Tableaü des valeurs des éléments physiques assurant le développement optimum de la lignée pure de blé Pusa x Florence 381/b
oo
Température de l’air
Pluie Evapo- | Humidité| Rayon-
. en m/m | Minimus | Maximus du sol A A | OC
Mini- Maxi- Moyenne | Moyenne | (Piche) de l’air normal morum inorum 0 m, 10 * D (QE CN TE RENÉ EAREE 20 X s ; 70 20,0 16,2 Déesse neue D NT 115) 6,0 23,0 14.9 14,4 1.518 LEVÉE ET ee TT EXT | 90 — 9,2 20,0 | *10,7 10,1 89 2.435 = IR | RS TAde none 70 0,0 19,0 9.9 8,7 89,2 79 9.568 ] RS Tale nr ne [TT 60 ie 22,6 12,6 12,6 63,4 72 5.803 30 2,8 25,6 13,2 13,4 45,2 66 6.068 Das one eee een 2 ON 15 3,6 30,4 14,3 nie) 42,4 50 5.500 rBheoun or tions LATVI $ 85 7.0 27,6 16,9 16,8 65,1 69 12.655 ] 10 (1) 8,4 30,6 TES 18,7 49,4 64 12.875 INÉACU AUTONET
(1) Somme des précipitations au 10 mai.
pie
B. — Détermination des valeurs des éléments physiques
provoquant des perturbations dans le métabolisme de la plante.
Si les courbes de croissance permettent de déterminer les meilleures conditions de climat, elles permettent aussi, jointes aux observations biologiques journalières entreprises en cours de végétation, de déterminer les valeurs critiques des éléments météorologiques, c'est-à-dire les valeurs qui ne peuvent être atteintes à de certaines époques dites « sensibles » (BLARINGHEM Cf), sans que le rendement final soit sérieusement compromis, Les courbes participant le plus à cette détermination sont évidemment celles correspondant aux semis exécutés en dehors de la période normale des semailles. Cependant quelques semis normaux donnent eux aussi des indications.
Les premiers semis: 1934-1935 e: ‘1935-1936 font apparaître un départ de végétation anormalement lent. Le sixième semis effectué le 17 janvier 1932 a donné des résultats déplorables nettement marqués dès le mois de février et plus accusés en mars.
PREMIÈRE PÉRIODE. — Si pour la période allant des semailles à la fin de l’état gazonnant, on compare la valeur des éléments physiques qui ont influencé les semis 31/D, 32/E, 34/4, 35/B, 35/C, 35/D, 35/E et 36/C aux valeurs correspondantes enregistrées pour les autres semis, on peut conclure que les causes du mauvais développement de la plante sont : ‘
d'une part la pluviométrie insuffisante pendant les deux mois qui suivent la levée;
d'autre part une température trop basse, celle du sol en particulier.
En résumé, des précipitations de l'ordre de 40" au cours du premier mois qui suit la levée accompagnées d'une température moyenne du sol de 9°7 et des précipitations de l'ordre de 64"" au cours du deuxième mois qui suit la levée sont des conditions défavorables au développement du Blé Pusa x Florence 381/b. On est en droit de supposer que pour ce deuxième mois la température supportée par la plante n’a pas été préjudiciable à son bon développement puisque d'autres semis ont subi à peu près les mêmes températures, ce qui ne les a pas empêchés de se bien développer.
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Le troisième semis (1931-1932) par exemple fut soumis au cours du deuxième mois après la levée à une température moyenne du sol de 8°6 (avec 9°5 comme température de l'air).
Pour cette même période les semis 34/A, 34/C, 34/D ont vu leur croissance ralentie surtout par des précipitations trop importantes. Les valeurs enregistrées pour ces semis dépassent 150"
pour le premier mois qui suit les semailles et plus de 100""” pour le mois suivant.
DEUXIÈME PÉRIODE. — En continuant mes investigations, j'ai trou- VÉ :
a) qu'une pluviométrie de l’ordre de 110"", au cours de la période de deux mois et demi qui précède l’épiaison, était préjudiciable au Pusa x Florence 381/b. Cette pluviométrie représente un dé-
ficit de —— — 31,2 % de la pluviométrie normale.
b) qu'une pluviométrie trop abondante est également préjudiciable.
Pour la période de un mois précédent la floraison, une valeur de la pluviométrie de l’ordre de 140" , au lieu de 45"*, soit un excès de 140 —— 45
— 210 %,, est également préjudiciable au Pusa x Florence.
Il est à supposer que cet excès d’eau est à l’origine de l'épiphytie de charbon interne du Blé, épiphytie signalée un an après les conditions précitées. Cette attaque de charbon interne a failli devenir catastrophique deux ans après. Mais ce sont là des considérations d'ordre pathologique qui seront envisagées ailleurs.
TROISIÈME ET QUATRIÈME PÉRIODE. — Enfin pour la période allant de l’épiaison à la maturation, l'étude de la valeur des éléments météorologiques montre :
1° que la somme des précipitations antérieures à l’époque envisagée a une grande importance;
2° que la moyenne de la température sur une période d’un mois est insuffisante parce que trop longue pour réfléter les conditions de milieu susceptibles de provoquer un accident végétatif soit direct, soit indirect.
Reprenons chacun de ces deux points: Précipitations et température.
1° Précipitations (exprimées à 1"" près) :
Semailles |Epiaison 1000 Total é : L Epiaison| Maturation sèche grains | grains À ———— | ——— pas de b° semis 1935-1936 ........ 1952D +, 7672 DURE 127 récolte 49: semis 1934-1935 ». ....... 438 + 13 448 9776 52660 5200 PoMsemis 1984-1935 00... 7. 248 + 13 261 34962 4082 Semis normal, conditions re ODA Pers mhprvrarinse 860 ‘+ 115 475 Poids minimum de 1.000 grains normaux 35 à 40 gr.