‹ Relations entre les Éléments Météorologiques et la Croissance d'une Lignée Pure d'un BléChapitre 15 sur 46 · SEMIS ENVISAGE · texte numérisé non relu

SEMIS ENVISAGE

PRECIPITATIONS POIDS

matière total

De ce qui précède il résulte qu'avec une pluviométrie inférieure à 76"", pour la période allant de l'épiaison à la maturation, les grains peuvent être normaux à la condition que les pluies antérieures aient été suffisantes.

2° Température. — Au cours des six ans qu'ont duré mes expériences et observations je n’ai jamais enregistré d'accident végétatif provoqué par la gelée. Par contre j'ai eu des grains échaudés. Cet accident est dû, en partie, à une température trop élevée.

On trouve dans la récolte de 1933 des semis entiers dont les grains ont une densité inférieure à la densité moyenne des grains normaux, Or si l'on se reporte aux seules moyennes contenues dans le tableau des données des éléments physiques rien ne les distingue des autres; mais si on se reporte aux relevés journaliers on trouve les valeurs suivantes.

| TEMPERATURE DATE - Minimum Maximum Moyenne DOMANTIL LE ee ones 9° 28° 18° AOMAGTILNES RSR 10° 34° D | LE MALO PETER RENE ES 18° 34° 26° DNA aus cs ce tr 20m 299 37° 2995.

ECTS RAR EN AL TATES 23° 2005

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Mes observations météorologiques et mes mesures biologiques me permettent de dire que si la somme des précipitations antérieures à la période « épiaison-floraison » n'a pas été suffisante pour assurer l'approvisionnement en eau du sol, si, de plus, le mois qui suit cette période ne bénéficie pas d’une pluviométrie de l'ordre de 40°”; une période de trois à quatre jours de siroco (moyenne supérieure à 22° et température maximum supérieure ou égale à 34°) provoque l’échaudage, si cette période de siroco survient après la floraison et avant les vingt-cinq jours qui précèdent la maturation.

Ces considérations montrent l'existence de deux périodes « sensibles ».

1° au moment de la levée,

2° au moment de la formation du grain (mois qui suit l’épiaison); nous retrouvons pour le milieu physique des périodes « sensibles », tout comme BLARINGHEM (cf) les a déjà enregistrées pour le milieu chimique.

Il est intéressant d'envisager, en même temps que les courbes de croissance, lorsqu'on étudie les valeurs des éléments physiques provoquant des perturbations dans le métabolisme de la plante, le rap-

poids de grain pPOrt——— poids de paille

Dès que un ou plusieurs éléments (pluie, température...) atteignent des valeurs susceptibles de ralentir ou d'accélérer certaines

À sé s à oids de grain fonctions au détriment d’autres fonctions, le rapport POSER,

poids de paille varie dans de très fortes proportions, Une température trop éle-

vée accompagnée d’un manque de précipitations de la floraison à la maturation est préjudiciable au rendement en grain. Par contre de bonnes conditions de milieu au cours de la période qui s'étend de la floraison à la maturation, alors que les conditions antérieures n’ont pas été favorables, sont préjudiciables au poids de la paille et favorables à celui du grain.

Voici, résumée dans un tableau, une série de déterminations des poids de matière sèche totale et du poids de grain correspondant, auxquelles j'ai joint celui de 1.000 grains.

Tableau des données biologiques relatives au poids 1 = ——

( Matière ‘sèche. tobal ...:......

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La lecture du précédent tableau montre les variations que peut subir le rapport poids de grain à poids de paille, non seulement d'une année à l’autre, mais encore d’un semis à l’autre. Il suffit en effet de quelques jours de siroco avant la maturation (état laiteux) pour provoquer l'échaudage du grain, ce qui diminue le poids spécifique et partant le rapport du poids de grain au poids de pail. le.

Pour un semis normalement développé et pour lequel la maturation a été normale (poids de 1.000 grains supérieur à 40 gr.) le

poids de grain Apport ————— est voisin de 0,75. Ce rapport tombe à 0,40 poids de paille et même à 0,20 pour des grains échaudés. Enfin, remarque qui a sa valeur, au plus grand poids de paille correspond le plus grand poids de grain (l* semis 1933-1934). Ainsi donc on peut et on doit envisager le poids total de matière sèche car il reflète le mieux le développement végétatif et reproductif de la céréale: le deuxième dépendant non seulement du premier, mais aussi des conditions de milieu physique au moment de la maturation du grain.

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