ÏJ, — ÉTAT DE LA MISSION
L'enfer, comme vous avez déjà vu, n’engloutil pas toutes les âmes de ceux qui meurent dans les forêts du Canada. J'en compte cette année plus de trente de cette Mission, qui prient maintenant dans le ciel pour le salut de leurs compatriotes ; et je puis dire qu'il y a fort peu de moribonds qui refusent la grâce du baptême, pourvu qu’on agisse avec précaution, et qu'on sache employer à propos les industries capables de secourir les âmes dans le danger où elles sont de leur perte éternelle.
Depuis que le P. Millet me laissa le soin de la mission d'Onnontagué pour aller demeurer à Onneïout, j'ai tâché d’entretenir les bonnes coutumes qu'il y a introduites, entre autres la pénitence pu-
blique pour ceux ou celles qui, par quelque action
scandaleuse, ont mal édifié les chrétiens et même les infidèles; car ceux-ci ne manquent pas de m’avertir de la moindre faute qu’ils ont remarquée dans les chrétiens.
J'ai eu dernièrement à admirer dans une femme sauvage une générosité toute chrétienne : il s'agissait
de subir la honte qu’il y a de s’humilier, après une
Bconjure d’avc
aule grave, € emme ayant est la coutu ait enivrée c ence que l’ac nfiniment. E Prière ; elle r omme dit l le péché. Elle
qu’elle soit sentiments da bien le pardo donner au pu « Je suis prêt dit-elle. » Je plus éclatante me rendre ur dressa à luif nitence publ:
long délai. J blâmé son iv que je fis alo fête de Pâque
Il n’est pa commode bie coup à donn: versions. Qu
gloutit ans les lus de it dans je puis sent la récauustries
aute grave, devant une assemblée nombreuse. Cette emme ayant été invitée à un festin d’eau-de-vie, où est la coutume que tous les convives s’enivrent, s’éait enivrée comme les autres; mais avec cette difféence que l’action dont les autres font gloire l'affligeait nfiniment. Elle n’ose plus venir avec les autres à la Prière ; elle ressent les peines et les inquiétudes qui, omme dit l’apôtre, accompagnent inséparablement le péché. Elle me rencontre dans le bourg, elle me conjure d’avoir pitié d’elle, et de ne permettre pas qu’elle soit malheureuse en enfer. D’aussi bons sentiments dans une pauvre pécheresse méritaient bien le pardon de sa faute. Je lui dis qu’il fallait donner au public quelques marques de sa douleur. « Je suis prête à faire tout ce que vous voudrez, me dit-elle. » Je La remis à Pâques pour rendre l’action plus éclatante. Le P, Millet m’ayant fait la grâce de me rendre une visite environ ce temps là, elle s’adressa à lui pour être admise à la prière et à la pénitence publiques, tant elle appréhendait un plus long délai. Je louai fort son courage après avoir blâmé son ivrognerie; puis, je l’invitai à un festin que je fis alors à tous les chrétiens pour rendre la fête de Pâques plus solennelle.
IL n’est pas croyable combien le temporel s’accommode bien ici avec le spirituel. Qui aurait beaucoup à donner ferait assurément beaucoup de conversions. Quoique Jésus-Christ fût tout-puissant, il
se servait néanmoins des secours et des aumônes dont
des) Brad ait : chrétiens € quelques personnes de piété lui faisaient présent cticeñcé pour fonder son Eglise. Je ne parle qu'après le véné- dant un: rable Bède. Les Actes des Apôtres et les Epitres de al saint Paul nous apprennent que les disciples d’un si que, depui bon maître l’imitèrent en ceci comme en toutes È les étais autres choses; mais il nous faut nous contenter de d'en avoir
notre pauvreté, et nous souvenir souvent 8 ces mols du Psalmiste : La patience du pauvre ne sera pas ER reje frustrée dans son attente. d'inviter à Je puis assurer Votre Révérence que tous les chré- BD nl tiens qui composent cette Eglise sont entièrement exempts du vice d’ivrognerie, qui passe aujourd'hui en coutume chez les Iroquois. Il est vrai qu’ils ne sont pas également fervents ; je ne m’en étonne pas; je suis bien plus surpris de voir qu’ils se conservent au milieu de l’iniquité contre le torrent du mauvais exemple. Je me souviens que, lorsque j'étais en Europe, j'ai oui dire plusieurs fois que, parmi les chrétiens sauvages du Canada, le sexe était plus dévol et plus fidèle, et qu'on en étalait plus souvent les vertus dans les Relations que celles des hommes. Pour vous faire juge de ceci, je ne veux point proposer d'autre exemple que celui de Garakontié, dont la vertu et la réputation font tant. d'honneur à notre Eglise.
Je dois dire d’abord que, lorsqu'il se présente au sacrement de pénitence, il me semble voir un de ces
songe !, j'ét
navant suiv le ciel et le au Capitaine vêqué de P« souriant : « Anaissez bien je n'étais p temps que je quois) pour
Je serais | ail tous les € oi. Si l'es peux assurer
1. Le songe Mplus enracinées 2. Monscigner Mique de la Nou J'année 1658, ne
MISSION DES IROQUOIS, 35 es dont résent » vénétres de d’un si
toutes È nter de es mot era pas
chrétiens de la primitive Eglise qui gardaient leur innocence baptismale ou jusqu’à la mort, ou pendant un temps considérable, L’ayant instruit de la manière de se bien examiner, il m’a toujours dit que, depuis qu’on lui avait fait promettre de garder ls commandements de Dieu, il nc se souvenait point d'en avoir violé aucun. Que, pour ce qui était du songe !, j'étais témoin de la constance avec laquelle il avait rejeté les propositions qu’on lui avait faites d'inviter à des festins qu’il aurait songés; qu'ayant A déclaré dans un festin solennel qu’il voulait dorénavant suivre et garder les lois de Celui qui à fait le ciel et la terte, il avait jusqu'ici tenu sa ‘parole au Capitaine des Robes noires; il voulait dire Mgr 'Évêque de Pétrée?, qui l’a baptisé; puis il ajoula en souriant : « Pour ce qui est du mariage, vous con- Anaissez bien la mauvaise humeur de ma femme, si je n'étais pas effectivement chrétien, il y a longtemps que je l’aurais congédiée (comme font les Iroquois) pour en prendre une autre. »
Je serais trop long si je voulais rapporter en déail tous les entretiens que ce bon chrétien a eus avec oi. Si l'extérieur est la montre de l’intérieur, je peux assurer Votre Révérence que je n’ai jamais rien
es chréerement urd'hui
1. Le songe ou la foi aux songes est une des superstitions les Bplus enracinées parmi les sauvages du Canada.
2. Monseigneur François de Laval-Montmorency, vicaire apostoique de la Nouvelle-France sous le titre d'évêque de Pétrée, dès d'année 1658, ne fut nommé évêque en titre de Québec qu'en 1670,
reconnu dans sa conduite qui ne fût édifiant et si cèrement chrétien. Il est si exact à faire sa prièn le matin et le soir, qu’il en prévient le temps quani il se doit trouver dans quelque assemblée qui Wu pourrait ôter la liberté de venir à la chapelle. C'alf aussi bien à sa maison ou cabane de campagne, qu dans le bourg, qu'il s’acquitte des devoirs d’un chré tien. Des Iroquois mont dit qu'il les faisait prie chez lui, et que ce qu'ils savaient de prières, ils} tenaient de Garakontié. Ayant demandé à une à
ses nièces, qui lui avait appris à faire le signe de] croix et à prier : « Mon oncle Garakontié, me di elle, m’a fait prier Dieu tous les jours depuis que;
suis partie d'ici,» Un jour que je traitais les chré
tiens, pour leur faire célébrer la fête de Noël ave plus de solennité, il ne me fut pas possible de li
persuader de manger avec les autres ; il me dit qu'il
voulait parler aux conviés, et que, selon la cou tume du pays, celui qui parle n’a point de part à festin. Il parla donc aux fidèles, qui étaient pré sents en assez grand nombre. Il leur rappela le so
venir de ce qu’ils avaient promis en se faisant chréfl
tiens, et, usant des paroles de l’apôtre qu’il se prt posait pour exemple, il dit : « Je ne garde point mé songes, je ne me démarie point, je ne pense poil
au mal, je ne me mets point en colère, je ne sul
point voleur, je ne m'enivre point ; je prie Dieu, san manquer, deux fois le jour et toutes les fois que |
ais prenc serons to
Il dema dent de l’e les Iroquo rente. » Je bons chrét prouvent p es hérétid ain, de ifix qu’il pudence a rouve chez dernière fo demanda s ire. Il répc ie, et qu’il oua sa con erer. La p
lianisme lui
juelques-un Is ont tâché jue ce n’ét:
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Dieu, sal
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k ais prendre le repas. Faites comme moi, et nous serons tous véritablement fidèles chrétiens, »
Il demande souvent pourquoi les Européens vendent de l’eau-de-vie, puisqu'on en use si mal chez les Iroquois. «ll faudrait, dit-il, en défendre la rente. » Je lui dis que les Hollandais n’étaient pas bons chrétiens. «Il est vrai, ajouta-t-il, car ils n’approuvent pas que nous fassions le signe de la croix. »
es hérétiques ont tâché plusieurs fois, mais en ain, de lui enlever son chapelet et le petit cruifix qu’il porte au cou. Il prie avec une sainte impudence au milieu de leurs prêches, quand il se rouve chez ces messieurs le jour du dimanche. La dernière fois qu’il fut à la Nouvelle-York on lui demanda s’il était encore chrétien, et s’il savait bien ire. Il répondit que sa foi durerait autant que sa ie, et qu’il n’ignorait pas tout-à-fait l'écriture. On oua sa constance et on l’exhorta, dit-il, à perséérer. La profession qu’il fait hautement du Chris-
lianisme lui a attiré la haine et les médisances de quelques-uns des plus considérables d’Onnontagué. Is ont tâché de le décréditer dans les esprits, disant jue ce n’était plus un homme, qu’il était devenu rançais, que les Rohes noires lui avaient renversé esprit, et que, puisqu'il quittait les coutumes du pays, il en avait aussi quitté l'affection; qu’il ne allait plus lui confier les affaires, et qu’au premier éché qu’il ferait, il mourrait.
Dieu n'a pas permis que ces discours fussen écoutés; au contraire, il semble que son crédit el sa réputation aient augmenté à proportion de sa foi On le loue d'être constant dans le Christianisme
on lui confie les affaires, on le députe comme am bassadeur chez les Fraÿféais et chez les Hollandais,
il est, en quelqué"$orte, la La bouche de sa nation oùi est fort estimé. On ne fait aucune cérémonie qui
Garakontié ne parle ; c’est lui, dit-on, qui possèd les affaires et qui a de l'esprit comme un démon.
Nous en avons eu la preuve l’an passé, lorsqu'il
fut malade à l’extrémité ; tout le bourg était dansk consternation, et ceux mêmes qui avaient mal pari de lui, étaient les premiers à témoigner la grand perte que le pays allait faire en la personne de t capitaine. Les notables vinrent en corps le remer cier de ses soins, et de la:fidélité avec laquellei avait ménagé les affaires. Ils le prièrent de leur din
ses dernières pensées sur la conduite qu’ils devaials
tenir à l’avenir, afin que, si on avait le malheurk le perdre, du moins sa mémoire et ses conseils li
survécussent. Dieu , qui le voulait conserver encor
pour le bien de cette Mission, permit que les r4
mèdes que le P. Millet et moi lui donnâmes ré
sissent si bien, qu’en peu de jours il fut guéri.
Je ne parle point ici des bons sentiments qu’il «4 et qu’il nous témoigna durant sa maladie; Voh Révérence en a déjà entendu parler, je me conte
veux dire à
appelle aussi fit mention da
de lui m:
et des chr compatrio et le plus point qu’i Frontenac à qui il d Ontario, et arrivée en
Jé ne de berville, la quoise qui min, àlal Cette femn Français,.c qu’en son | dres ont pl ligion. Voy cendait aux retourner e s’'opposait à qu'infaillib tumes, elle fils qu’il em
1, La Prairid
s fussenS de lui mander qu'il est plus considéré que jamais, crédit dl et des chrétiens dont il est le plus fervent, et de ses de sa fi compatriotes qui l’honorent comme la meilleure têle ianisme RS et le plus sage conseiller qu'ils aient. Je ne doute nme am-D point qu'il ne se fasse: gstimer de M. le comte de landais DS Frontenac, lieutenant général pour le roi en Canada, tion où à qui il doit porter ses D 27 ‘à l'entrée du lac onie qui Ontario, et qu’il va complimenter sur son heureuse li possèt ES arrivée en ce pays. #
lémon. Jé ne dois pas ici taire, continue le P. de Lam- , lorsqu'il berville, la piété et la patience chrétienne d’une Iroait dans il quoise qui a été instruite et baptisée par le P. Frémal parlé min , à la Prairie de la Madeleine !, il y a deux ans. la granihæ Cette femme avait résoh de passer sa vie parmi les nne de Æ Français, chez qui elle entretenait mieux sa dévotion le rem qu'en son pays, où l'ivrognérie et les autres désorlaquelle 5 dres ont plus de vogue:que les maximes de notre ree leur diffé ligion. Voyant que son mari catéchumène condess devait cendait aux instances des députés d'Onnontagué pour alheur Æ%S retourner en son pays, et que c'était en vain qu’elle onseils LB s'opposait à son retour; après lui avoir représenté er encor qu'infailliblement il reprendrait ses mauvaises couue les 5 tumes, elle jugea le devoir suivre, de peur que son mes ré fils qu’il emmenait n’apprit à vivre à l’iroquoise, je
uéri. veux dire à être ivrogne et libertin. Sitôt qu’ils furent ts qu'il ch die ; Voti 1. La Prairie de la Madeleine, Mission près de Montréal , qu'on
appelle aussi Mission de Saint-François-Xavier des Prés. 11 en sera € CONTES fit mention dans une des relations suivantes.
arrivés à Onnontagué, ils vinrent à la chapelle où, après leurs prières, ils me protestèrent qu'ils vou laient vivre en chrétiens ; et le mari me pria de hi accorder la grâce du baptême, que le P, Frémi lui avait refusée, voyant qu’il était résolu de re tourner en son pays. Je lui dis que le P. Frémh n'avait pas différé de le baptiser sans sujet, pare qu'il pourrait bien reprendre ses anciennes super stitions ; que, s’il souhaitait effectivement d’être baptisé, je jugerais de la sincérité de ses paroles si
continuait de s'abstenir de l’ivrognerie pendant wi P
temps assez considérable. Il me dit qu’il était content de ce délai; mais le mauvais exemple et la
sollicitations continuelles qu’on lui fit de reprendre
sa première façon de vivre, lui firent abandonne tous ses bons desseins. Il en vint jusqu’à ce point de dire que ce que l’on racontait du paradis et de
l'enfer étaient des fables et des fictions des Robu
noires, qu'il n’était pas Français pour croire ce inventions. Il voulut même obliger sa femme à re-
noncer au Christianisme. Elle le prie d’avoir dk
meilleurs sentiments et de ne point écouter les conseils qu’on lui donnait. Il la menace de la quitta et de lui faire subir tous les mauvais traitements possibles. Enfin, voyant qu’il poussait les chosesi l'extrémité, elle lui déclara qu’elle lui portait compassion de le voir ainsi perverti, qu’elle avait de l'horreur de la proposition qu’il lui faisait de renor-
cer à la foi point et qu’ que de perd reuse au ciel jour:malhe mauvais con raconter cec fait chrétien les menaces de pouvoir e Jésus-Christ, fils, à qui il & avait contrai demeurer ch père, *et qu’e irait à la guc auprès du P.
ne église co Cet homm éclater sa m:
une autre fe l'être (c'est | nuire aux au re dans la < erse ou bri:
hardes, il la
Mila vie, Ceper
de cette pauv
dant uw
tait con:
b renol-
MISSION DES IROQUOIS. Al
cer à la foi, que ses menaces ne l’épouvantaient point et qu’elle était résolue de tout souffrir plutôt que de perdre l'espérance d’être un jour bienheureuse au ciel. «Pour vous, lui dit-elle, vous serez un jour:malheureux comme ceux dont vous suivez les mauvais conseils et imitez les actions. » Elle me vint raconter ceci, et me dit, avec une générosité tout-àfait chrétienne , qu’elle se souciait fort peu de toutes les menaces de son mari, qu'elle se tenait heureuse de pouvoir endurer quelque chose pour l'amour de Jésus-Christ, qu’elle appréhendait seulement que son fils, à qui il avait fait boire de l’eau-de-vie, et qu’on avait contraint de quitter le logis de sa mère pour demeurer chez lui, ne fut aussi l’imitateur de son ère,*et qu'elle tâcherait de prendre le temps qu'il jrait à la guerre pour le lui dérober, et retourner auprès du P. Frémin, qui dirige auprès de Montréal ne église composée de nations diverses.
Cet homme, ainsi perverti, ne tarda guère à faire éclater sa mauvaise volonté. Après s'être marié à une autre femme, il s’enivre ou fait semblant de l'être (c'est l'usage d'en agir ainsi quand on veut nuire aux autres avec plus d’impunité), puis il enre dans la cabane de sa première femme, il renerse ou brise tous les meubles, il lui enlève ses hardes, il la frappe rudement et menace de lui ôter la vie, Cependant, les voisins, accourus au secours
ue cette pauvre femme, l’arrachent des mains de ce
42 RELATION DES AMÉES 1672-1673.
furieux et la font évader. Elle vint aussitôt se réfu. gier à la chapelle, où elle me raconta ses malheurs, Les mêmes avanies continuèrent pendant plusieur jours, et ne cessèrent que lorsque des parents de celte chrétienne, ne pouvant plus retenir leur ressentiment, se furent aussi enivrés et eurent à leur tour vengé le mauvais traitement fait à leur parente, Depuis, on l’a recherchée en mariage, mais elle
refusé. « Puisque, dit-elle, Dieu a permis ainsi hÈ
séparation d’avec son premier mari, elle n’en épousera point d'autre et sera fort contente d’être libre et de vivre seule en particulier. » Depuis ce temps, cette bonne chrétienne a redoublé ses dévotions d prend un soin tout particulier de bien élever sog fik. On l’a nressée inutilement et plusieurs fois de faire appeler les médecins du pays. Ce sont des espèces de jongleurs qui font semblant de tirer des corps de malades des poils et des dents de bêtes ou de petik morceaux de bois ou d’étoffe. A ces charlataneries,
ils ajoutent des superstitions et évoquent le génie du] pays, nommé Agreskoué, et lui offrent en sacrificth des chiens, dont on fait ensuite manger au malade,
ou du petun ! qu'ils jettent dans le feu. L’oncle à cette femme, homme fort superstitieux, voulut un fois, malgré son opposition, faire venir les médecins pour guérir son fils. Elle protesta que ni elle ni soi