‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme] (volume 2)Chapitre 17 sur 119 · Ouenro, tribu ou bourgade de Hurons · texte numérisé non relu

Ouenro, tribu ou bourgade de Hurons

d'aversi cesse q qu’elle t que je 1 beaucou facileme femme f nellemen reux au moi, et Après SOUpÇons, sa vie enti Elle conç lui fit fair lot baptisé Je lui acco bien inspir apprit q J'appris er coup de flè une heure :

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f ceux exerce ’est res nitié et le ciel; demain il aurait malade, és, afin

je sollin et qui femme, gement,

d'aversion pour le Christianisme, lui disaient sans cesse qu’elle ne m’écoutât pas; que je la trompais, qu’elle trouverait au ciel dés feux au lieu des biens que je lui faisais espérer. Comme les Sauvages ont beaucoup de respect pour leurs parents, et croient facilement tout ce qu’ils leur disent, cette bonne femme fut longtemps à ne prier Dieu que conditionnellement : « S’il est vrai, disait-elle, qu'on est heureux au ciel, toi, qui en es le maître, aie pitié de moi, et m’y conduis après ma mort. »

Après de longs et vains efforts pour lui ôter ces soupçons, j'eus la consolation de la voir à la fin de sa vie entièrement persuadée des vérités de la foi. Elle conçut de grands désirs d’aller au ciel, ce qui lui fit faire de grandes instances pour être au plus tôt baptisée. La voyant dans une si sainte disposition, je lui accordai sur le champ sa demande; et je fus bien inspiré, car, l’étant allé voir le jour suivant, on n’apprit qu’elle était morte peu après son ! :otème, J'appris en même temps qu’un enfant blessé d’un coup de flèche était à l'extrémité. Je le baptisai, et une heure après il mourut.

ÎL'est du nombre des quarante-trois enfants à qui j'ai donné le baptême depuis un an, dont vingtneuf jouissent déjà du bonheur que ce sacrement leur a acquis, et qui seront suivis de plusieurs autres, lesquels languissent encore et ne paraissent pas avoir longtemps à vivre.

Pour les adultes, je n’en ai encore baptisé que douze, dont neuf sont morts peu après, me laissant bien des marques de leur prédestination. Trente. huit, tant adultes qu’enfants baptisés par le P. Raffeix, et morts pour la plupart après leur baptême, ont augmenté le nombre de ces prédestinés.

Voilà une partie dés fruits que produisent les tra-

vaux de ces généreux missionaires qui, pendant tout le cours de l’année, sèment la parole de Dieu avec bien des fatigues, menant une vie plus mis. bable que celle des Sauvages mêmes. Mais au terme de la récolte, vententes autem venient cum exulta-

tatione portantes manipulos suos, ils se trouvent: à la fin de l’année les mains chargées de plus de |

deux cents enfants et cinquante adultes baptisés,

dont la plupart jouissent du bonheur éternel, étant

morts après avoir été lavés dans les eaux sacrées du baptème. |

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