‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme] (volume 2)Chapitre 31 sur 119 · Ne pé · texte numérisé non relu

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selon leur manière de bâtir, faite de nattes de jonc.

Ne pouvant me faire entendre à cette multitude, je leur envoyai un vieillard pour remédier au désordre, mais il ne put avoir d’autre réponse de tout ce peuple, sinon qu'il voulait voir la Robe noire.

Une partie du jour s'étant ainsi passée, je s0:8 de la chapelle, et m’étant placé en ur: lien assez éiuvé : « Il est important, dis-je, de m’écouter et non pas de me voir, écoutez-moi donc. » Dieu ine fit ia grâce de parler la langue des Miamis, car la plus gra "e partie était de cette nation. Il se fit un grand siisnce pendant une longue instruction, après ls ju: Île ils se mirent à genoux, firent le signe de la croix, hommes, femmes et enfants, et prièrent Dieu avec moi en leur langue.

La foule ne m’empèchait pas de dire la s:inte messe tous les jours. J'avais étendu une grande couverture qui partageait la chapelle en deux et mettait l’autel hors la vue de la multitude. Ils se tenaient tous dans un grand respect. Si parfois qu:!ques-uns entr'ouvraient la tapisserie, ils disaieni tout bas : « Ah! mon père, voilà qui est divin, » et imposaient silence à ceux qui entraient dan: ia chapelle.

Pour leur inspirer le respect qu’il faut garder aux églises, j'obtins que personne ne pétunât ! ni ne s’entretint, du moins pendant que j'y étais.

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