‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 119 · Ces Relations ont été écrites sous les yeux · texte numérisé non relu

Ces Relations ont été écrites sous les yeux

des témoins des faits qu’elles racontent, et souvent devant ceux qui y avaient pris üne part active. L'impression s’en faisait à la fin de chaque année, et était toujours revêtue du privilége du roi, et de l'approbation du proincial des Jésuites de Paris. Le volume imprimé arrivait souvent la même année dans a Colonie pour y recevoir une sorte de sancion publique. |

3. Ces Aelations ont pour auteurs des homnes qui ne cachaient pas leur nom; et, en effet, ils n’avaient pas à en rougir. Leur passé, es postes qu’ils occupaient, la durée de leurs ravaux oht permis de les voir assez longemps à l’œuvré pour les juger, 11 y a même dans le ton de léur récit, et dans.}a manière

ont ils rendent compte de leurs propres

XVI INTRODUCTION

œuvres, quelque chose qui prévient avantageusement en leur faveur. Voici comment le P. le Jeune, dans la Relation de 1636, répond à son supérieur sur l’accusation calomnieuse de commerce imputée aux Jésuites :

« Sans doute, ce n’est pas que notre Com- « pagnie se méfie de ceux qu'elle envoie en « ces quartiers, en ce qui est sur ce point, non « plus qu'en beaucoup d’autres. En France, « quelques-uns croient que nous faisons le tra « fic! Dieu les bénisse, et leur fasse connaître « la vérité telle que je m'en vas la dire. Voici « donc ce que je puis écrire avec la même « sincérité dont je voudrais un jour rendre « compte à Dieu de toutes mes actions, etc. »

Le P. Vimont mettait en tête de sa Relation de 1670-71 : « On ne doit pas tenir pour « suspectes les choses qui vont être racontées, « puisque je les ai puisées, pour ainsi dire, « dans leurs sources, n’y ayant presque point « de Missions en tout ce pays, où je n’ale eu « le bonheur de me trouver en personne. »

Leurs contemporains ont rendu hommage à leur vertu autant qu’à leur talent, et leur nom a conservé une place honorable dans l’histoire. La V. mère Marie de l’Incarnation, cette Thé-

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INTRODUCTION. XVII

rèse de la Nouvéllé-France, écrivait de Québec &sonfils;en 1671 : «J'ai tiré ceci des Mémoires «de nos'Révérends Pères, dont la sincérité « m'est si connue; que j'ose bien vous réitérer «qu'il n'y a rien qui soit plus assuré. »

Voici les fioms des principaux auteurs de cés Relations et l’époque de leur mort : Le P. Charles Eallemant, mort à quatre-vingtsept.ans; le P. le Jeuñe, à soixante-douze; le P. Barthélemy Vimont, à soixante-treize; le P. Jérôme Lallemant, à quatre-vingts; le P.Raguenéau, à soixante-treize; le P. Claude Dablon, à quatre-vingts; le P. Jean de Brébeuf, à cinquante-six, martyr de son zèle, et le P. de Quen, àcinquante-cinq, martyr de sa charité dans urié’épidémie.

La séule supposition que des hommes toujours regardés pendant une longue carrière

omme intègres, pieux et instruits, honorés

de lä'confiance de leurs supérieurs et de l’estime de leurs concitoyens, jugés dignes d’occuper des postés importants et difficiles, aient osé falsifier l'histoires et la faire servir à des fins réprouvées par la vertu, — se soient ex-

* posés à compromettre leur œuvre et leur ré- “putation, — aient consenti à un acte .que la

xvi INTRODUCTION, e

religion condamne et que toute âme:hopnète réprouve; — soient morts longtemps-gprès leur.faute supposéé, sans en avoir mâäni le-plus léger remords et sans avoir jamais, fait la moindre rétractation, cette suppositionsdépasse toutes les bornes de la vraisemblance.

Une pareille succession d'hommes, qui 8e montrent assez vertueux au dehors pour. en imposer pendant plus de cinquante ans à tous leurs contemporains, et assez goupables au dedans pour se livrer sans convenance à de tels excès, sans qu'il se soit trouvé une voix assez vertueuse pour s’en faire délatrice; c'est en morale un de ces phénomènes qui ne:se traduit que par-une impossibilité. La gravité de l'accusation est contre elle-même:-la meilleure réfutation, son excès la détruit.

4, Voir dans l’omission de certains faits éontemporains une exclusion systématique ou le résultat d'une basse jalousie de la part des: Jésuites, n'est-ce pas chercher à flétrisicette œuvre par une interprétation calomnieuse, et lui prêter"gratuitement des intentions odieuses et criminelles, « Je ne prétends, écrivait le P. le « Jeune dans la Relation.de 1635, décriretout « ce.qui Se fait dans ce pays; mais seulement

ce qui gion. »

iques q jou? leu l nada E sous leur icaireh « olonisati mème tel puvriers ultipliés onsolatic Plusieurs rètres de econdant le centres phère, cc sion dans lu Père d le se faire aient-ils euvres su ôle, qu’ rue très-ir 'Xposés à complet

INTRODUGTION. x1X

ce qui tient au bien de la foi et de la religion. » En effet, s'agit-il des œuvres apustoiques qui se faisaient en dehors de leur aeion? leur silence est facile à expliquer. Le anada ayait été, pendant bien des années, ous leur. conduite spirituelle comme grands icaires de l'archevêque de Rouen; mais la olonisation, en se développant, demandait en même temps des secours plus abondants. Les puvriers évangéliques s’y étaient peu à peu nultipliés, surtout depuis que le pays avait la onsolation de se voir gouverné par un évêque. Plusieurs familles d'apôtres, les Sulpiciens, les prêtres des Missions Etrangères, les Récollets, econdant le clergé séculier, devenaient autant le centres d'action, et chacun, agissant dans sa jphère, concourait au bien commun de la relision dans la part qui lui était échue du champ lu Père de famille, Appartenait-il aux Jésuites le se faire les historiens de leurs travaux? Pouaient-ils s’immiscer sans mission dans des euvres sur lesquelles ils n'avaient aucun conôle, qu'ils ne pouvaient connaître souvent que très-imparfaitement, et dont ils se seraient xposés à ne rendre qu’un compte inexact ou complet ? S'agit-il des actes de l’administra-

tte me a z

te

INTRODUCTION

tion et des hommes qui se partageaient le pouvoir? Peut-on ignorer que, dans bien des questions historiques, pour apprécier les hommes et les choses, il faut pouvoir se mettre à distance, et ne les considérer, en quelque sorte, .qu'à travers le prisme d’un certain nombre d'années? Sans cela l'historien ne court-il pas les risques de ne pas juger avec assez d'impartialité ou de ne pas parler avec assez d'indépendance ! |

La Colonie venait de traverser une série de jours orageux dont la présence du comte de Frontenac au pouvoir et les premiers actes de son administration étaient loin de faire présager la fin. Le vicomte d’Argenson, le baron d'Avaugour, le chevalier de Mésy, et M. de Courcelles, s'étaient succédés depuis douze ans dans le poste de gouverneur de la Colonie.

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Sous chacune de ces administrations il y avait es È eu à déplorer des actes ou des mesures qui é

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compromettaient souvent en même temps les intérêts de la religion et ceux de la patrie. Il eût été également imprudent et téméraire

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lité des tre les

INTRODUCTION. XXI

endeurs d’eau-de-vie aux Sauvages, ceraines prétentions d'étiquette, donnèrent lieu à des conflits d'autorité et à des luttes publiques entre le gouvernement et l'évèque.

L'histoire a enregistré les mesquines traasseries du chevalier de Mésy, ses ridicules brétentions, ses actes arbitraires contre les membres de son administration, ses démarhes scandaleuses contre l'évêque et en même emps les plaintes contre lui portées de toute part à la Cour, et qui provoquèrent une enquête que sa mort seule vint arrêter ; mais elle nentionne aussi la réparation solennelle et authentique qu’il fit avant de mourir pour econnaître et expier publiquement ses torts.

La vente de l’eau-de-vie, que les autorités iviles protégeaient sous le spécieux prétexte

Alu bien public et d'intérêt général du com-

nerce, et que l'autorité ecclésiastique conamnait au nom de la morale et de la religion t des vrais intérêts de la société, avait divisé oute la Colonie en deux camps. L’évèque, le lergé et les Jésuites, et tous les gens de bien l'un côté, et de l'autre presque tous les iommes de l'administration. Au milieu de ette lutte, les Jésuites pouvaient-ils toucher b.

ri ee PR ER EnE ele RME +

INTRODUCTION

dans leurs récits à ces questions brülantes, et ne se seraient-ils pas écartés de la route que leur avait tracée avec tant de sagesse l’illustre apôtre des Indes ?

5. Nous arrivons enfin à notre conclusion, et nous croyons que l’on peut, sans être taxé de témérité, attribuer la suppression des Relations à ces modifications que le temps avait peu à peu introduites dans l’état de la Colonie,

mais surtout aux circonstances dans lesquelles

elle se trouvait en 1673.

Avant même la raison que nous venons d'apporter du développement qu'avait pris le clergé, nous mettons en première ligne la présence du comte de Frontenac, comme gourverneur du Canada. L'histoire a eu à dire de lui beaucoup de bien et beaucoup de mal, du moins pendant sa première administration, c'est-à-dire de 1672 à 1682. Jaloux de son autorité il croyait voir partout des rivaux, et, caractère impérieux, 1l regardait tout contradicteur comme ennemi. Nos annales ont enregistré l'opposition qu'il fit à l'évêque. On en connait les motifs, et on n’essaiera pas aujourd'hui de les justifier. 11 suivait la marche tracée par ses prédécesseurs, mais il garda d’a-

bord plu Sous des son autar vente de:

La voix « cet esprit de maïtre l'autorité qu'il sava devaient, dans tous de l’autoi abus de p tre les Jé:

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En relis sa volumi nistre du | d'un sent officiels , des plus la Colonie d'imputati Il se mont torité du

INTRODUCTION. XXI

bord plus de ménagement devant le public, Sous des prétextes réprouvés par la saine raison autant que par la religion, il favorisa la vente des liqueurs enivrantes aux Sauvages.

La voix de la religion ne put rien gagner sur cet esprit altier, qui n'aimait pas à reconnaître de maïtre. N'osant cependant pas s'attaquer à l'autorité épiscopale, il s’en prit aux Jésuites qu’il savait fidèles à la maintenir, comme ils le devaient, et par une tactique habilementsuivie dans tous les temps, il leur imputa ces actes de l'autorité ecclésiastique qu'il appelait des abus de pouvoir. En tournant ses armes contre les Jésuites, il se donnait le droit de tout dire contre ceux dont il s'était fait l’adversaire.

En relisant après deux siècles les pages de sa volumineuse correspondance avec les ministre du grand roi, on ne peut se défendre d'un sentiment de tristesse. Ces documents officiels, qui devaient traiter sérieusement des plus graves et des plus chers intérêts de la Colonie, sont remplis de périls imaginaires, d'imputations odieuses, de soupçons ridicules. Il se montrait sérieusement alarmé pour l’autorité du roi, qu'il voyait à la veille d’être

XXIV INTRODUCTICN.

envahie par les prêtres. Pour se laisser leur rer par des fantômes semblables, il faut dé esprits malades ou étrangement prévenus.

En 1672 il y avait à Québec huit Pères Jésuites, dont quatre vieillards de 67, 68, 70 ou 79 ans. Les quatre autres étaient professeurs au collége. Eh bien, c’est vers la même époque que M. de Frontenac dénonce au ministre les Jésuites du Canada comme des hommes dangereux qui menacent d’envahir l'autorité du gouverneur et même l'autorité du roi, et de

prétendre dominer seuls sur toute la Nou-

velle-France!!

Cependant , il faut l’avouer , de pareilles accusations, où le ridicule le dispute à l’audace et que ne croyaient certainement pas ceux qui les avaient écrites, produisaient toujours leur effet, c'est-à-dire des préventions et des craintes.’ D'ailleurs, devant de semblables dispositions, quel avenir pouvaient espérer les Jésuites ? Ils devaient s'attendre à voir le

1. I ne faut donc pas être surpris si quelquefois il se trouve dans les dépèches des ministres des recommandations faites au gouverneur de ne point laisser prendre trop d'autorité au clergé et aux Jésuites. Que pouvaient répondre à tant d’accusations, sans cesse renouvelées, des gouvernants naturellement ombrageux, et qui n'étaient pas sur les licux pour connaître la vérité ?

poisohde démarche seul dont moins. L’ servir à ( mesure.

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4. Il paraîtr de reprendre 1 et. que pour ne un abrégé. Ce est chargé de ces ne se réali

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INTRODUCTION. XXV

poisoh-de la calomnie envenimer toutes leurs @marches. Que restait-il à faire? Le silence seul donnait à la malignité un élément de moins. L histoire des années quisuivirent peut servir à à confirmer la sagesse d’une pareille mesure.

Aïnsi donc l’on ne doit pas attribuer la suppression des Relations à un blâme qu'elles auraient justement mérité, et bien moins encore à une condamnation flétrissante partie de haut lieu. On ne peut la regarder que comme une acte de prudence, ou si l’on veut, comme une concession accordée par la peur. ! Dans tous les cas, si les passions ou les préjugés ont pu, à une certaine époque, jeter sur ces publications le mépris et l’injure, il faut avouer qu’elles reçoivent de nos jours une réhabili-

4. Il paraïîtrait que le P. Dablon eut, en 1677, quelques espérances de reprendre la publication des Relations suspendues depuis 1673, et. que pour ne pas faire imprimer cinq volumes à la fois, il en fit un abrégé. Ce travail resté en portefeuille, écrit d’une mêine main, est chargé de corrections authographes du P. Dablon. Ses espérances ne se réalisèrent pas. ce 97

Nous devons au zèle intelligent de M. Sea, de New-York, la reproduction par la presse de ce précieux manuscrit. 11 vient de le publier, ce 2 octobre 1860, sous se titre : Relation de ce qui s'est passé de plus reinarqüable aux Missions des Percs de la Compagnie

de Jésus en la Nouvelle-France, les années 1673 à 1679, par le R. P, Dablon, recteur au collége de Québec, etc.

XXVI INTRODUCTION

tation complète qui, bien que tardive, n’en est que plus glorieuse et plus solennelle.

Le moment est donc arrivé de reprendre une œuvre si longtemps interrompue, et de communiquer aux lecteurs chrétiens ces récits édifiants propres à nourrir sa piété.et à enflammer son zèle,

Nous avons été assez heureux pour rencontrer une partie des matériaux qui devaient aider à former quelques-unes des relations pour les années suivantes. Ç

Ces précieux monuments d’un autre âge, ainsi que plusieurs autres qui viennent de la même source et qui ont le même objet, avaient été laissés à sa mort, par le P. Cazot, Jésuite, comme un témoignage de sa reconnaissance et comme un héritage de vertu aux religieuses

de l’Hôtel-Dieu de Québec, où il a rendu le à

dernier soupir en 1800. C’est des mains de ces vertueusés dames, qui perpétuent si héroïquement jusqu'à nos jours, depuis plus de deux siècles, leur mission de charité et de dévouement, que nous avons reçu avec un religieux respect ce précieux dépôt. Ces feuilles détachées, et pendant longtemps en

désordre, ne tardèrent pas à nous offrir un |

but comple importance e ler une des ous ferions er seul, Après un ingts ans, nd pommes apos est leur œu ublic, et no ouvelles Re.

s-ont précé oyons, de uits. Elles assent une 1679. Ce so chaîne qui Ce travail, t s traces de le pntestable at amberville, :

incent Bigot bénaquis, pi Aanuscrits qu ON, 41078 SU Nouvelle-F:

INTRODUCTION. XXVIL

put complet dont il était facile d'apprécier importance, Nous trouvions là de quoi comler une des lacunes qu'on déplorait, et nous ous ferions/un reproche de vouloir en profier seul.

Après un silence de plus de cent quatreingts ans, nous venons faire parler encore les con- Bommes apostoliques de cette époque reculée. aient BN'est leur œuvre mème que nuus présentons au tions Mublie, et nous le faisons avec confiance. Ces : Mouvelles Relations sont dignes de celles qui s-ont précédées, et sont capables, nous le oyons, de produire les mêmes heureux uits. Elles sont au nombre de six et emassent une période de six années, de 1672 1679. Ce sont donc six anneaux de plus à chaîne qui s’étendait jusqu’à cette époque.

Ce travail, tel que nous l’avons trouvé, porte s de Mfstraces de la plus vénérable et de la plus inéroi- Mpatestable autorité. Ce sont les PP. Jean de s de Mamberville, alors missionnaire au Canada, et + de Mincent Bigot, fondateur de la Mission des e ün Mbénaquis, près de Québec, qui ont copié les Ces Banuscrits que nous possédons; le R. P. Das en Mon, «lois supérieur général des Missions de Nouvelle-France, les a retouchés en y fai-

1 est

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âge, de la

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XXVII INTRODUCTION

sant quelques changements et en y joignar de nombreuses corrections de sa propre mai

En présence de noms aussi vénérables, nou

ne pouvions porter trop de respect à le œuvre.

Le lecteur trouvera quelquefois des répéti tions; on aurait pu les faire disparaitre « retranchant ou en abrégeant quelques p sages, mais nous avons préféré respecter | texte original et le donner dans toute sa sim plicité et son intégrité.

Enfin, il nous paru utile de joindre à c« Relations deux cartes géographiques : la pr! mière est une carte générale du Canada à cet

époque ; la seconde est la carte du voya du P. Marquette, telle qu'il Pa laissée trac de sa propre main.

Québec, 1er novembre 1860.

Féuix Marnin, S. J.

Provinci:

ques pa peêter je sa Sin

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