‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme]Chapitre 59 sur 88 · P'ÉMIT S E C · texte numérisé non relu

P'ÉMIT S E C

UT) NAULATION DEN ANNÈRNN 107J-107N,

commoder les mains, les pieds et lo visage ; commo ils élèveraient uno croix sur son tombeau; jusque-là même qu'il los avertit, trois heures avant que d'expirer, que aitôt qu'il sorait mort, ils prissont la clochette de sa chapelle, pour la sonner pendant qu'ils lo porteraient en terre ; parlant do toutes ces choses avec tant de repos, ot une si grande présence d'osprit, qu'on eût cru qu'il s'agissait de la mort et dos lunérailles de quelque autre, et non pas des siennes,

Ainsi les entretenait-il toujours en chemin faisant sur le lac, jusqu'à ce qu'ayant aperçu l'embouchure d'une rivière !, sur le bord de laquelle il ÿ avait une éminence qu'il trouvait bien propre pour y être enterré , il leur dit que c'était le lieu de son dernier repos. Îls voulurent pourtant passer outre, parce que le temps le permettait, et le jour n'étant pas bien avancé; mais Dieu suscita un vent contraire, qui les obligea de retourner et entrer dans la rivière que le Père leur avait désignée.

Ils le débarquent donc ; ils lui allument un peu de feu; ils lui dressent une méchante cabane d’écorce; ils l'y couchent le moins mal qu’ils peuvent, mais ils étaient si saisis de tristesse, qu'ils ont dit depuis qu'ils ne savaient presque ce qu'ils faisaient.

Le Père étant ainsi couché à peu près comme saint François-Xavier, ce qu'il avait toujours sou-

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