MISSION CHEZ LES IROQUOIS QU'ON APPELLE SONNONTOUANS
Les PP. Pierron, Raffeix et Garnier, qui travaillent dans trois bourgades différentes, sont pour ainsi dire obligés de porter toujours leurs âmes entre leurs mains, car ils sont presque habituellement en danger d’être massacrés par ces barbares.
Depuis, en effet, que les Sonnontouans ont entièrement défait les Andastogués, qui étaient leurs anciens et plus redoutables ennemis, leur insolence ne connaît plusde bornes ; ils ne parlent quede renouveler la guerre contre nos alliés et même contre les Français, et de commencer par la destruction du fort de Catarokoui. Il n’y a pas longtemps qu'ils avaient résolu de casser la tête au P. Garnier, le faisant passer pour sorcier.
Celui qui devait faire le coup était non-seulement désigné, mais aussi payé pour cela; et nous n’aurions plus ce missionnaire, si Dieu ne l’eût conservé par une providence bien singulière.
Toutes ces insolences n’empèchent pas les Pères de faire leurs fonctions tête levée, d’instruire dans les cabanes et dans leurs chapelles, où ils ont baptis plus de cent personnes depuis un an ; et ils trouvent
que cinqu que année Cepend contre no sions sont du moins durera.
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que cinquante, tant enfants qu’adultes, meurent chaque année, après le baptême.
Cependant, si ces barbares prennent les armes contre nous, comme ils nous en menacent, nos Missions sont en grand danger d’être ou ruinées ou
du moins inlerrompues pendant que cette guerre durera. |