‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme]Chapitre 81 sur 88 · Dépêches de l'année 1674 (Archives des colonies · texte numérisé non relu

Dépêches de l'année 1674 (Archives des colonies

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Plus tard, dans la dépêche du 29 avril 1680, le roi témoignait n'approuver pas l'abus que le gouverneur avait fait de son autorité, en exilant deux conseillers et le procureur - M général !, et il ajoutait que « sans les sollicitations de ses il amis *, il l'aurait fait revenir pour ayoir commis des faptes ll de celle qualité. » \

Nous ferons remarquer ici deux choses : en premier lieu, que les protecteurs des Jésuites au Canada ont été les hommes les plus vertueux et les plus recommandables par leur religion et leur probité; en deuxième pl lieu, que depuis M. de Frontenac, nous ne voyons ayeun à] gouverneur se plaindre des Jésuites ; au contraire , s'ils en L| parlent, c’est pour leur rendre Jes témoignages les plus dE honorables et les plus bienveillants. Nous n'en citerons que (M deux. Le premier est du marquis de Dénonville, qui, dans | un mémoire adressé à M. de Seignelay, s'exprime ainsi : (UE «Quand l'intérêt de l'Évangile ne nous engageroit pas à | tenir des missionnaires dans tous les villages sauvages, iroquois et autres, l'intérêt du gouyernement civil pour le bien du commerce nous doit engager à faire en sorte d'y en avoir 1! loujours avec ces peuples sauvages, qui ne se peuvent gou- } verner que par les missionnaires; seuls ils sont capables de les maintenir dans nos intérêts et les empêcher de se révolter tous les jours contre nous.

« Je suis convaincu par expérience que les Jésuites sont | les plus capables de gouverner l'esprit de toutes les nations Lt auvages..…., »

Et plus loin : « J'ai déjà marqué qu'il est de conséquence que les Sauvages ne soient gouvernés que par les missionnaires, et que le gouverneur général et l’intendant soient bujours de concert avec eux pour le gouvernement général du pays, sans quoi on sera tous les jours exposé à. mille

1. Ces deux conseillers et le procureur général avaient entre autes torts celui d'être affectionnés aux Jésuites. — M. de Frontenac l'était, en outre, arrogé le droit de présider le Conseil, vontre les htentions cxpresses du roi.

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