‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme]Chapitre 80 sur 88 · Archives des Colonies, Dépêches du Roi, 1674. 9. Ibid · texte numérisé non relu

Archives des Colonies, Dépêches du Roi, 1674. 9. Ibid

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de ceux qui, sans porter l'habit de Jésuite, ne laissent pas d'en avoir fait les vœux !, »

Il faut avoir les yeux fascinés par une singulière préaccupation pour voir, dans la bonne intelligence des Jésuites avec les prêtres du séminaire et le gardien des Récollets, une preuve de leur domination sur le clergé et de leur empiétement sur l'autorité séculière. On doit se rappeler ici que les prêtres du séminaire de Québec appartenaient au séminaire des Missions Étrangères de Paris qui, à cetle époque, n'étaient pas en parfait accord avec les religieux de la Compagnie, et que le gardien des Récollets était là précisément, au Canada, pour y balancer la prétendue influence des Jésuites; on ne pourra donc qu'être très-édifié de l'union de sentiments qui existaient entre tous ces pieux ecclésiastiques, séculiers et réguliers, puisqu'elle ne pouvait résulier que d’une conformité de vue et de principes dans les matières religieuses, et d'un désir sincère du bien spirituel de la Colonie,

Pour ce qui concernait M, de Villeray, le ministre répondait en en faisant un hel éloge comme d’un homme trèsprobe, très-capable, qui avait rendu de grands services au Canada, et qui, après avoir beaucoup travaillé, ne s'était point enrichi et se contentait d’une honnête médiocrité. Il reprochait donc à M. de Frontenac d'avoir renvoyé du Conseil Souverain de Québec M. deVilleray, et de lui avoir de plus enlevé une fonclion lucrative, sous prétexte que ce magistrat était attaché aux Jésuites. Enfin, il lui ordonnait de le rétablir sur-le-champ dans la charge de premier conseiller du Conseil Souverain, en cas qu'il n’eût pas encore été remis dans ses fonclions ?,

1. Archives des Colonies — M. Louis de Villeray était membre du Conseil Supérieur de Québec. 11 avait déjà été, en 1663, l'objet de la persécution de M. de Mésy, mais la Cour lui avait rendu justice. En 1670, il fut aussi renvoyé avec le Conseil par M. de Courcelles. Rétabli ensuite avec le Conseil, il fut de nouveau persécuté par M. de Frontenac.

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