‹ Relations inédites de la Nouvelle-France (1672-1679) [microforme]Chapitre 84 sur 88 · History ofthe United States · texte numérisé non relu

History ofthe United States

2. Histoire du Canada, t. 1, div. 1V, ch: 15, pp: 252 ct suiv.

2 Pres eg = me

u’un Jésuite en

endrait pas à la

rien protestant,

t mérité ou ont

tes faites en ce

sarneau des déson Histoire du agrandissait le )ccident, le Père pittoresques du | que les autres int-Laurent. En guenay, avait été 1 Saint-Laurent, ui se soit rendu la rivière de la “endant celle de ge en 4646. Il fut time et la vénéie, en cimentant tte nation intréent jamais alta-

s et les missionieure du lac Hu- , Jogues, Raimgnées les villages 1, Saint-Ignace, arge du lac Hupoint central des ons se fixèrent à >, Marquette, qui ppéen. qui ait été space de 13 ans, visitées par dix-

pp: 232 ct suiv.

huit Jésuites, outre plusieurs laïques attachés à leur ministère. En 1640, on envoya chez la nation neutre, au. sud

du lac Érié, les PP, Chaumonot et Brébeuf, dont le voyage. compléta la reconnaissance de la grande vallée du Saint-

Laurent jusqu'au pied du lac Supérieur. Les deux Jésuites, Charles Raimbault et Isaac Jogues, envoyés vers ce lac, alteignirent le Sault-Sainte-Marie, après une navigation de dix-sept jours. Ils y trouvèrent un rassemblement de deux mille Sauvages, qui les accueillirent avec bienveillance. A mesure que les Français avançaient vers le couchant, les bornes de l'Amérique semblaient reculer; ils apprirent au Sault-Sainte-Marie les noms d'une foule de nations dont ils n'avaient jamais entendu parler. « Ainsi observe un auteur « américain, le zèle religieux des Français avait porté la « croix sur les bords du Sault-Sainte-Marie et sur les con- « fins du lac Supérieur , d’où elle regardait déjà la terre « des Sioux dans la vallée du Mississipi, cinq ans avant « qu'Elliot, de la Nouvelle - Angleterre, eût seulement « adressé une parole aux Sauvages qui étaient à six mille « du havre de Boston. »

«Dans l’année 1660, le P. Mesnard partit pour aller prècher l'Évangile aux Outaouais et autres peuplades répandues sur les bords du lac Supérieur. Il s'arrêta huit mois dans une baie qu’il nomma la baie Sainte-Thérèse, peut-être celle de Kiwina, sur la côte méridionale de ce lac, où il n’eut pour nourriture que du gland et de l'écorce d'arbre pilés. Invité

* par les Hurons, il se rendit à la baie de Chagouamigong,

dite du Saint-Esprit, à l'extrémité occidentale de ce grand lac. Un jour, tandis que son compagnon de voyage était occupé, le P. Mesnard entra dans le bois et ne reparut plus. Cé vénérable missionnaire jouissait d’une grande réputation de sainteté parmi les Sauvages. Plusieurs années après sa mort, on retrouva sa soulane et son bréviaire chez les Sioux, qu les conservaient comme des reliques, et leur rendaient une espèce de culte.

« Le Père Allouëz, parti pour le lac Supérieur en 1665, atteignit Chagouamigong, où il trouva un grand village de Chippaouais que les Jésuites ont nommé Outchibouec. Il y

bâtit une chapelle, ét prêcha.en langue algonquine devant douze ou quinté tribus, qui entendaient cet idiome. Sa réputation s6 répandit-au loin. Les guerriers de différentes nations -s'ébranlèrent pour aller voir l'homme blanc t les Pouteouatamis, des profondeurs dulac Michigan, les Outagatnis ét lés Sakis, des déserts qui s'étendent du lat Michigah au Mississipi, les Kristinots, normmés Criques par les Canadiens, des forêts marécageuses du Nord, les Illinois des prairies, aujourd’hui couvertes d'abondantes moissons, et enfin les Sioux. Tous admirèrent l’éloquence du saint missionnaire. Ils lui fournirent des renseignements sur les mœurs, la puissance et la situation de leurs différentes contrées. Les Sioux, armés d'arcs et de flèches, lui dirent qu'ils couvraient leurs huttes de peaux de cerfs, ét qu'ils occupaiént de vasles prairies sur les bords d'un grand fleuve nommé Mississipi. Pendant son séjour dans celte contrée, Allouez, qui fit plus de deux mille lieues dans ce voyage, poussa ses courses fort loin dans le Nord !. »

En 4661, les PP. Dreuillettes et Dablon accompagnèrent quelques explorateurs laïques chargés par M. d’Argenson de se rendre par terre à la baie d'Hudson, L'expédition, partie de Québec dans le mois de mai,'remonta le Saguenay, passa le lac Saint-Jean et le lac Nekoübau, et après avoit traversé plusieurs lacs et rapides, elle revint sur ses pas. Une nouvélle tentative, qui eut lieu en 1671, obtint un résultat plus décisif. Le P. Albanel, dans la compagnie de M. de Saint- Simon ?, parvint à la baie d'Hudson le 28 juin 1672 ; on ÿ arbora les armes du roi de France, pour märquef la prise de possession de cette contrée.

« Dès l'année 1669, le P. Dablon avait résolu de tenter la découverte du Mississipi ; mais ses trvaux évangéliques l'empêchèrent d'éxécuter complétement son dessein , quoiqu'il se fût approché bien près de ce fleuve. IL pénétra avec

Page 1