XI. 1917. G. Le Bon
L'Acte de navigation a rendu les Anglais ennemis de toutes les autres nations et leur a inoculé un orgueil féroce. H. de Balzac (1799/1850).
Il existe aujourd'hui un peuple [l'Angleterre], pour le malheur des autres, tellement absorbé dans le trafic, à tel point tourmenté de la fièvre du gain, qu'il rêve, dans son délire, l'envahissement du globe entier, trop étroit encore pour ses convoitises. La violence, la fraude, la perfidie, la trahison, l'impudence et l'hypocrisie, tout lui est bon, pourvu qu'il parvienne à ses fins (1). Lamennais (1782/1854).
Anglais, cessons de dire nous-mêmes que nous valons mieux que les Allemands, car nous finirions par nous rendre ridicules et odieux ! X»
L'Anglais, filou comme peuple, est honnête comme individu. Il est le contraire du Français, honnête comme peuple et filou comme individu. Env. 1866. E. et J. de Goncourt.
L'Angleterre et la France sont deux aimants qui s'attirent par un côté et se fuient par l'autre, car ils sont à la fois ennemis et parents.
J. de Maistre (1753/1821).
L'Angleterre est le fléau de la France. Oxentiern (1641/1707).
Le gouvernement actuel de l'Angleterre poursuit, d'une manière implacable, son but qui est de placer la France dans un état de servage favorable à ses projets d'impérialisme économique et politique dans le monde entier... Env. 20. XII. 1920. Jean Rey (Eclair) (2).
Je ne crois pas que la Grande-Bretagne et la France doivent vivre en parfaite harmonie (3). A. Brialmont (1821/1903).
(1) Protection ou protectorat de la Grèce constantinienne, maîtrise de la Méditerranée orientale et des détroits, installation d'un Etat sioniste en Palestine, encouragements à Faycal et aux gens du Hedjaz, emploi des Grecs contre les Turcs, utilisation du gouvernement de Constant inople contre celui d'Angora, partage de l'Asie musulmane avec les bolcheviks, occupation de la Mésopotamie, domination politique et militaire en Perse — ce ne sont là que les divers traits d'un vaste programme qui consiste à faire entrer dans l'empire britannique tous les territoires qui, avant la guerre, constituaient l'empire ottoman.
Le Temps, vers le 22. XII. 1920.
(2) Voir aussi la rubrique « Guerre de 1914 » page 36.
(3) Effectivement, que de chicanes déjà ! depuis l'armistice : Le conflit au sujet de la Turquie, l'occupation française de Francfort, blâmée par les Anglais, le différend franco-anglais au sujet de la Pologne, de la reconnaissance du général W r a n g e 1, la question des réparations, etc., etc. !
Ce sont des faits. Veut-on maintenant de l'éloquence diplomaticomilitaire ?
Le sang versé en commun renforcera l'amitié qui désormais unit nos deux armées [anglaise et française] et qui continue l'amitié que les deux nations anglaise et française se manifestent depuis longtemps !